Pour commencer, de la musique.

Bien sûr, vous avez reconnu : c’est la musique du GrandBleu »… Musique d’Eric Serra, un film de Luc Besson, c’était il y a bientôt 30 ans… Une histoire tirée de la vie de deux champions de plongée en apnée : le Français Jacques Mayol et l’Italien Enzo Maiorca… Succès phénoménal en salle – la musique n’y est pas pour rien… Les spectateurs ont adoré cette immersion dans ce qu’on appelle, depuis le commandant Cousteau, « le monde du silence »… Le Monde du silence, titre du documentaire de Cousteau, qui remporta la Palme d’Or à Cannes en 1956. Un documentaire en couleurs : de l’exploration sous-marine dans la Mer Méditerranée, la Mer Rouge, l’Océan Indien et le Golfe Persique… Mais depuis, les temps ont changé. Le monde aquatique a changé. Et l’on ne peut plus dire désormais qu’il s’agit du « monde du silence »…

C’est ce que nous explique Michel André dans LE POINT. Il est bio-acousticien et, depuis des années, il s’intéresse aux sons qui se diffusent sous les eaux. Son laboratoire a placé des capteurs en différents endroits du globe, des capteurs pour écouter le monde marin. Or, pour lui, le monde sous-marin souffre de plus en plus du bruit de nos activités humaines ; et ce serait, selon lui, la pire des pollutions qu’on inflige à nos mers et à nos océans…

Et ces bruits, quels sont-ils ? Eh bien ce sont les bruits de l’exploitation industrielle : les cargos de marchandises, les manœuvres militaires, la recherche pétrolière, avec des plateformes de forage, ou même les parcs à éoliennes, dont les pylônes sont installés avec des marteaux pneumatiques…

Le monde du silence est devenu sonore, très sonore, trop sonore… Nous faisons trop de bruit, et si c’est dramatique, c’est parce que cela perturbe nombre d’animaux.

Les baleines, les cachalots… C’est avec les sons qu’ils s’orientent, pour se nourrir, se reproduire, échanger des informations. Et les bruits d’origine humaine, évidemment, ça les perturbe, et ça peut les amener à s’échouer et mourir… Du reste, même les crustacés et même les coquillages, qui pourtant sont dépourvus d’ouïe, peuvent être affectés par les sons artificiels… Et le scientifique d’évoquer la mort de centaines de milliers de coquilles Saint-Jacques, précisément à cause de la pollution sonore. Sachant que le son se propage dans la mer cinq fois plus vite que dans l’air… Le vacarme provoqué par des essais nucléaires peut ainsi parcourir des milliers de kilomètres, et désormais, dit-il, même l’Arctique est menacé…

Trop de bruit sous les mers… et trop de lumière sur la terre.

C’est ce que nous explique Frédéric Mouchon dans les colonnes du PARISIEN, en pointant les effets pervers de l’utilisation des LED… Les LED, vous savez, ces Lampes à Diodes Electroluminescentes, qui sont devenues un must pour faire des économies d’énergie. Depuis quelques années, elles ont remplacé nos vieilles ampoules à filament et, sur le papier, elles ont vraiment tout pour plaire, précisément parce qu’elles sont moins consommatrices d’énergie : dès lors, on se dit qu’elles sont bonnes pour l’environnement…

Mais l’effet pervers est le suivant, un effet dénoncé par une récente étude scientifique : grâce aux économies réalisées avec les LED, dans le monde entier, les villes ont installé de plus en plus d’éclairages publics… De plus en plus de lampadaires… Rien qu’en France, il y a deux fois plus de lumière qu’il y a trente ans… Et l’on peut donc évoquer une pollution lumineuse, ce qui n’est pas sans conséquences sur la santé humaine, et même sur les plantes.

Et ces conséquences, quelles sont-elles ? Eh bien, la lumière, la nuit, trop de lumière la nuit, sachez que ça perturbe notre horloge biologique. Suite à quoi cela accroît, de l’avis des médecins, les risques de cancer, de diabète et de dépression… Et puis trop de lumière la nuit, cela peut inhiber aussi la dormance des végétaux, phénomène qui leur permet de survivre aux rigueurs de l’hiver… Trop de lumière la nuit peut tuer les plantes, comme trop de bruit peut tuer les animaux marins…

Cela dit, le bruit et la lumière peuvent aussi sauver des vies. Ne plus se taire : parler… Ne plus cacher : mettre en lumière.

Ce matin, tous les journaux reviennent sur les mesures présentées hier par le président de la République.

« Des mesures pour mieux protéger les femmes », comme le titre LE TELEGRAMME… Ce qui donne, dans LA PRESSE DE LA MANCHE : « Macron s’engage pour défendre les femmes ». « Macron avec les femmes », renchérit L’INDEPENDANT, tandis que MIDI LIBRE explique que « l’égalité des sexes devient grande cause nationale »… Une cause avec, donc, un premier volet qui porte sur la lutte contre les violences faites aux femmes… Le chef de l’Etat s’est notamment dit favorable à l’instauration d’une présomption de non-consentement pour les mineurs, jusqu’à 15 ans, dans le cas de relation sexuelle avec un adulte. Il a, par ailleurs, annoncé la création d’un « délit d’outrage sexiste ». Délit dont les contours restent à préciser… Tweet, hier, à ce propos, d’Elisabeth Levy, la patronne du très conservateur CAUSEUR : « Le président veut créer un délit d’outrage sexiste. Et quid des pensées lubriques, et des regards concupiscents ? Il faut combler ce vide juridique ! », se moque-t-elle…

Cela étant, les annonces du chef de l’Etat ont globalement bien accueillies, même si les associations dénoncent l’absence de moyens supplémentaires pour financer cette « grande cause nationale »… 

Sur le sujet, LE MONDE s’intéresse pour sa part aux pays où la parole des femmes ne s’est pas encore libérée… Notamment dans le monde arabe ou bien encore en Inde… Idem au Japon où, comme on peut le lire dans COURRIER INTERNATIONAL, une jeune journaliste a récemment dénoncé publiquement le viol qu’elle a subi de la part d’un de ses supérieurs. Une initiative inédite, mais qui a provoqué, pour l’essentiel, des réactions de stigmatisation… Sur les réseaux sociaux, dans l’opinion publique, elle passe pour une mythomane et c’est elle qui se retrouve au banc des accusés.

Une info politique dans LE JOURNAL DU DIMANCHE. Une info sur trois adhésions : deux membres du gouvernement – le ministre Gérald Darmanin et le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu – de même que le député Thierry Solère, qui avaient tous les trois été exclus du parti Les Républicains, ont adhéré hier à La République En Marche… Pour l’heure, cependant, ils n’ont pas réussi à convaincre Edouard Philippe, le Premier ministre, de les suivre dans leur démarche… Darmanin explique que ce que le moment qui l’a fait « basculer », c’est« quand Laurent Wauquiez a évoqué ‘le grand remplacement culturel’ » qui serait à l’œuvre en France… Il dénonce une dérive vers le Front National du futur patron de LR, lequel est par ailleurs devenu, dit-il, « le parti de la défense du tabac, du diesel, des maisons en pierre et des retraités à plus de 2.500 euros par mois »… Puis il s’amuse quand on dit « le parti avant Wauquiez », puis « le parti après Wauquiez »« La vie politique ne n’organise tout de même pas autour de son élection. Laurent Wauquiez, ce n’est pas Jésus-Christ ! »

Ce sera, je crois, la phrase du jour.

Pour le reste, j’ai relevé cette info étonnante dans FEMME ACTUELLE : regarder des films d’horreur ferait maigrir… Eh bien oui, avoir peur, ça fait perdre des calories.

J’ai noté également, les mots du peintre colombien Fernando Botero dans LE JOURNAL DU DIMANCHE –une expo lui est consacrée en ce moment à Aix-en-Provence. On lui dit qu’il ne peint que des femmes grosses… Réponse de Botero : « Je n’aime pas le terme gros, je préfère le terme volumétrique… »

Si vous vous trouvez gros, dîtes plutôt que vous êtes volumétrique, je suis sûr que vous le vivrez mieux…

Enfin, dans le même journal, je vous conseille la lecture du reportage de Marianne Esnault. Reportage sur une expérience scientifique : des rescapés des attentats du 13 novembre participent en ce moment, en Guadeloupe, à un essai clinique sur les bienfaits de la plongée contre le stress post-traumatique. Emotion des participants, dont certains semblent retrouver quelques moments de paix intérieure… Le titre du papier : « Du Bataclan au Grand Bleu »

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