Le Figaro traite poliment le pouvoir de menteur, « De l'art de tordre la vérité pour vanter son bilan ». David Dufresne est le héros des jeunes confrères de Street Press. Brutalisées autrefois par des bonnes soeurs de la communauté du Bon Pasteur, des femmes parlent après 50 ans au Courrier de l’Ouest.

On parle de maisons ce matin...

Des millions de maisons, et belles encore souvent au soleil du Sud des Etats-unis, construites dans des communautés inventées pour le confort des riches et vieux résidents, avec piscines et golf... On parle de 21 millions de maisons qui seront mises sur le marché dans les 20 ans à venir, les maisons d'une génération qui commence à mourir: les baby-boomers nés dans l'après seconde guerre mondiale vont disparaître et laisseront derrière eux 21 millions de maisons, mais ces maisons, qui en voudra... C'est dans l'Opinion, la traduction d'un article du Wall Street journal, qui constate l'extinction d'une espèce culturelle et envisage ses conséquences économiques; on m'annonce une Amérique de maisons devenues inutiles, car les générations qui succèdent aux baby-boomers n'ont ni les moyens ni le gout de ces résidences où l'on se déplace en VTC, on veut désormais des villes ou des banlieues où l'on marche à pied et où l'on capte puissamment la wifi... Alors me dit le Wall street journal, vont souffrir la Floride, le Nevada, l'Arizona, moins de résidents moins de taxes  et des routes que l'on ne réparera plus, mais dans le MidWest où l'immobilier déjà s'effondre, les villes vont revivre, le marché s'adapte, voilà bien l'Amérique où d'un article économique, je vois le cycle de la vie.

Chez nous aussi l'immobilier raconte la vie. A Nancy, dans des quartiers gentrifiés, embourgeoisés, le marché s'envole dit l'Est républicain... Mais à côté dans la Meuse, la ville de Saint-Mihiel pourtant belle s'est effondrée sur elle-même dit un investisseur immobilier déconfit, on trouve de belles demeures à 100.000 euros l'achat mais autant de travaux, notre investisseur a baissé le prix de location des ses appartements, ses locataires sont aux aides sociales, c'est comme ça dit-il.

Le Parisien s'inquiète de voir tant de jeunes aux restos du coeur. Libération d'un sondage à la une nous dit que pour "les français", à 66% le Président Macron ne comprend pas l réalité des difficultés sociales. Le Figaro, effet de tenaille, traite poliment le pouvoir de menteur. Le gouvernement présente sa réforme des retraites comme favorable aux femmes? Faux dit le Figaro, les mères de familles vont connaitre une chute de pension, jeu de mots, Marlène Schiappa l'a contesté sur notre antenne. Marc Landré, caustique chroniqueur économique, s'en prend à quelques ministres sous ce titre: "De l'art de tordre la vérité pour vanter son bilan". Gérald Darmanin, "transfuge pourtant de la droite", oublie dans ses déclarations que Nicolas Sarkozy avant Emanuel Macron avait attaqué le dossier des retraites, Julien Denormandie dit que sa génération n'avait jamais vu un taux de chômage sous les 9%... Nous avons connu depuis l'an 2000 35 trimestre de chômage sous les 9 points. Nicole Pénicaud  les 580 emplois créés par jour sous ce quinquennat; mais la reprise en terme d'emploi date de 2015... La causticité se nourrit de faits.

Et un autre journaliste devient une référence...

Et c'est d'une autre causticité le même métier le verra-t-on? On ne parle pas ici d'un chroniqueur libéral mais d'un révolté souriant, anarchiste, ancien punk, c'est vous dire, mais qui devient un maitre pour des jeunes confrères, contestataires, aux aguets face aux abus supposés de l'Etat: Street Press, qui incarne cette sensibilité, fait donc le portrait de david Dufresne, ce journaliste indépendant qui recense et signale les violences policières contre des gilets jaunes. Son travail est reconnu, d'autres media, le Monde ce matin encore à propos de manifestants tabassés dans un fast-food l'an dernier, disent les débordements de policiers débordés... Mais Dufresne a une aura particulière et dans StreetPress se joue une transmission, on voit le journaliste qui emmène un jeune confrère là où en 1986, l'étudiant Malik Oussekine avait été battu par des policiers à en mourir. Sa vocation est née quand il était adolescent, convoqué au commissariat, il avait eu peur, et devenu adulte a entrepris dit il de surveiller ceux qui nous surveillent.

A Angers, des femmes ont vu leur passé ressurgir, le Courrier de l'Ouest les raconte. Elles étaient, il y a cinquante ans des gamines victimes de violences, recueillies par les religieuses de la communauté du Bon pasteur et dans cette communauté, victimes à nouveau de coups et de mépris, de bigoterie. Elles racontent ces examens gynécologiques qu'un médecin pratiquait sur elle pour vérifier leur virginité, elles racontent une nonne tapant la tête d'une fille sur les lavabos, elles une fillette  violée à onze ans et traitée de folle, elles faisaient pour les soeurs, des des travaux de broderie, elles n'étaient pas payées...

Si elles parlent aussi clairement aujourd'hui, c'est qu'elles n'ont pas supporté , que la communauté du Bon pasteur ouvre un musée à sa gloire à Angers. Il faudrait l'appeler le musée de l'esclavage infantile; disent-elles, les soeurs d'aujourd'hui disent qu'elles sont désolées.

On lit ceci, et ce même matin, on lit des scrupules quand le pape interpelle la planète en récusant avec force l'arme nucléaire. Sur le site de l'opinion, jean-dominique Merchet,  parle de l'embarras que pourront ressentir des officiers français, souvent croyants, jusque dans nos sous-marins nucléaires où se tiennent dit-il des cérémonies religieuses catholiques. La Croix nous raconte les affres d'étudiants en médecine, catholiques pratiquants, qui choisissent la gynécologie et doivent se confronter à l'avortement qu'ils et elles refusent.

On parle bijoux enfin...

Et à la une des Echos, LVMH triomphe qui a racheté Tiffany, le joailler américain, Audrey Hepburn semble pensive, Bernard Arnault pourrait devenir dit le Monde l'homme le plus riche du monde, il amène à la France une icône d'Amérique, il le dit au Figaro qui le taquine un peu et semble douter que Tiffany soit vraiment une marque de luxe, caustique décidément.

Il est d'autres bonheurs de France. Au Mans dit le Maine libre, Justine, 24 ans, a gagné 500.000 euros dans une loterie gratuite qu'on installe sur son téléphone portable, elle jouait 80 grilles par jour depuis un an , elle en a vu des publicités avant de devenir riche et de recevoir le chèque remis par Kev Adams.

L'Est républicain me dit les joies de la pêche à la ligne, mais attention, la pêche à l'aimant, qui permet de nettoyer les rivières de la ferraille accumulée. Mais attention lis-je, cette dépollution n'est pas sans risque: à racler le fonds sablonneux des rivières, on perturbe la faune aquatique.

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