La preuve par l'image.

C'est une vidéo postée hier soir, sur internet, par le gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien.

Une vidéo que l'on peut voir sur le site de LA LIBRE BELGIQUE. Et qui précaution d'usage, est censée montrer des images de l'opération militaire américano-kurde qui a permis la libération d'environ 70 otages du groupe Etat islamique près de Hawija dans le nord de l'Irak.

On y entend des tirs. Et on peut voir des hommes évacués, mains sur la tête, puis fouillés, par les soldats américains.

Normalement, les soldats américains sont cantonnés là-bas, à un rôle de conseil et d'assistance aux forces locales. Voilà qui tranche donc avec le discours officiel. Selon le Pentagone, les commandos américains ne devaient initialement pas intervenir directement dans l'assaut. Mais ils sont finalement entrés dans le combat pour prêter main forte aux Kurdes, pris sous le feu des jihadistes. En fait, ces images montrent surtout ce qui semble être des commandos Delta, une unité d'élite américaine spécialisée notamment dans les opérations de libération d'otages. D'après l'administration américaine, ces prisonniers devaient être exécutés le même jour et leurs tombes avaient déjà été creusées.

Après la vidéo, les mots pour le dire.

A lire dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE, l'interview de Xavier Broseta, le DRH d'Air France. Il n'a pas voulu voir les images le montrant torse nu, tentant d'échapper aux salariés manifestants contre le plan de restructuration. Trop violentes. Ma fille était révoltée. Je lui ai dit que c'était parfois le prix à payer pour la démocratie.

Et qu'il faut se faire à l'idée que le monde est fou. Je veux juste que la boîte reparte de l'avant. Et l'avant, c'est quoi ?

C'est trois propositions de contrats de travail. Soit le salarié accepte d'atteindre la productivité demandé, et son salaire ne bouge pas. Soit il travaille plusse et il gagne plusse. Soit il refuse la hausse de productivité et son salaire diminue. Ces trois contrats sont sur la table des pilotes. Ils pourraient être étendus aux hôtesses et stewards. Selon Xavier Broseta, Air France joue actuellement une partie de son destin.

Lui aussi joue son destin. Son destin politique.

Doudou est en campagne. C'est comme ça qu'on surnomme paraît-il, Jean-Yves Le Drian au gouvernement. Doudou.

La campagne officielle pour les régionales commence aujourd'hui, mais le ministre de la Défense tête de liste en Bretagne a déjà commencé sa double vie. LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE l'a suivi pendant 48 heures. Du petit déjeuner avec des parlementaires bretons, en passant par le conseil des ministres, le ministère de la Défense, jusqu'au verre de chardonnay avec langoustines à Brest. Tout est chronométré. Compté aussi, pour éviter le mélange des genres. Ainsi, son équipe recense le moindre café consommé pour les besoins électoraux. Pendant la campagne, ses équipes sont aussi très claires. En cas d'urgence, c'est la campagne qui trinquera. Priorité à la Défense. Quid d'après ? S'il gagne : je resterai président de région. S'il perd. Un proche affirme qu'il démissionnera. Il tient sa légimité du suffrage universel. Conclusion à la lecture du reportage d'Ava Djamshidi : quoi qu'il arrive, Jean-Yves Le Drian devrait quitter le ministère de la Défense, mi-décembre.

Quel destin pour les habitants des quartiers nord de Marseille ?

Deux adolescents et un jeune hommes de 23 ans ont été tués hier matin, au pied du bloc D de la cité des Lauriers.

"Mourir à 15 ans sous les balles... On ne voit ça que dans le Tiers-Monde... dans les favelas" soupire un habitant. Les quartiers nord de Marseille comparés aux favelas de Rio. En 2010 déjà, relate Sophie Manelli de LA PROVENCE, le procureur de l'époque avait déjà prononcé ces paroles. A l'époque, elles avaient provoqué une onde de choc dans le pays.

Et aujourd'hui ?

Des adolescents marseillais en visite hier à LIBERATION se désolent. Ainsi Alfayed : "Marseille, c'est toujours négatif. A chaque fois on montre quelqu'un qui est mort, ou la drogue"

La vérité, écrit Dider Rose dans LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE, c'est que Marseille est l'exemple flagrant de l'échec de la dizaine de plans banlieue alignés depuis 1977. On n'a pas trouvé en France, le remède à la ghettoïsation économiques que les cités ont créee.

Et l'on revient à la problématique des banlieues, 10 ans après les émeutes.

Elle est partout dans la presse ce matin.

Sur le web avec un dossier sur MEDIAPART avec les témoignages de 4 rappeurs qui ont participé aux émeutes en 2005 et qui racontent leur itinéraires depuis 10 ans//

Elle est à la Une de L'OPINION, pour qui rien a changé.

Du FIGARO pour qui, rien a changé.

De LA VOIX DU NORD, pour qui, rien ou si peu a changé.

LIBERATION de son côté, a laissé son journal aux blogueurs de Bondy. Témoignages de la jeunesse qui a réussi. Mais des critiques aussi. Sur la culture. Les artistes qui ont vécu des révoltes de l'intérieur peinent à diffuser leurs créations. Ainsi, Remedium dessinateur de BD a peiné à trouver un éditeur, parce qu'il ne voulait pas modifier sa BD. Selon Pénélope Champault, ces artistes ne se considèrent pas comme les seuls juges. Mais ils se heurtent aux difficultés d'entrer dans les cases imposées. A l'inverse, certains aimeraient imposer leurs cases aux médias. Des militants associatifs sont unanimes. Comme pour les femmes, il faut imposer des quotas de noirs et d'arabes dans les médias. Mais comment faire comprendre aux médias qu'ils ont une part de cohésion sociale entre leurs mains ? Qu'ils n'ont pas d'autre choix que de composer avec nous, où nous finirons pas les rejeter ? Chacun appréciera.

Des médias qui en prennent aussi pour leur grade à Petit-Palais

Petit encart à lire dans SUD-OUEST au moment de l'hommage rendu hier, aux victimes de l'accident de car.

La tension monte depuis vendredi. Il faut dire que 300 journalistes sont présents. Ils sont venus de partout en France mais aussi d'Espagne, de Chine et des Etats Unis.

Les habitants n'ont pas apprécié de voir un photographe monter sur une tombe du cimetière pour prendre des photos. D'autres n'ont pas apprécié de voir débouler des journalistes dans les jardins des proches des rescapés pour recueillir leur témoignage. Résultat hier, la police a été obligée de parquer des journalistes dans la mairie pour éviter les dérapages.

Ces tombes là en tout cas, seront explorées.

Direction l'Egypte, qui relance ses chantiers pharaoniques.

Pleine page dans LE FIGARO ET VOUS et dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Il y a les musées du Caire pour attirer de nouveau les touristes. Mais il y a surtout ces pyramides qui vont être explorées au scanner. La mission scientifique est lancée aujourd'hui même. A l'aide de caméras thermiques infrarouges, on va pouvoir mieux comprendre la structure de chaque monument. Et qui sait. Plusieurs milliers d'années après, pourra t'on enfin retrouver Néfertiti, qui fut l'une des compagnes d'Akhenaton. Celle que l'on surnomma aussi la Mona Lisa Egyptienne.

Il y a les caméras qui filment la guerre et se mettent en scène. On en parlait au tout début de la revue de presse.

Et il y a les caméras qui explorent l'histoire.

Bonne journée.

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