"La vie d'après" d'Alexandre Benalla dans le Monde, une ascension entre chefs d'Etats africains et puissants français. Dans Ouest-France, Yann Arthus Bertrand va filmer les gilets jaune. Dans Sud-Ouest, un homme sauve des fillettes d'une voiture en feu et est soupçonné de complot par l'assurance: il vient du 93.

Un écrivain à la une du Figaro...   

Qui plus qu'un écrivain est pour le Figaro un prophète car Michel Houellebecq est  "le messager", titre de l'éditorial du journal, le messager dont les ouvrages sont les symptômes des mots qui nous rongent, il est Houellebecq celui "qui dérange par sa sombre lucidité", page et désormais chantre d'une France "qui ne veut pas mourir", "écrivain visionnaire et qui gagne ses galons de grand romancier du peuple"... Et si le Figaro s'enthousiasme ainsi, c'est que Houellebecq, une nouvelle fois, tomberait à pic dans l'actualité...  

Son roman, "Sérotonine", c'est le nom d'une hormone du bonheur, sort dans une semaine; il conte les errances d'un quadragénaire revenu du sexe et en manque l'amour, "un mâle occidental homophobe à la libido en berne et sous antidépresseur", dit Libération, et dont l'ami d'enfance est un aristocrate devenu paysan en Normandie, qui finit par mener une révolte d'agriculteurs, affrontant les CRS sur un barrage autoroutier, le sang coulera..  Et voilà bien, dit le Figaro, notre crise des gilets jaunes saisie par Houellebecq, qui annoncerait le pire, faut-il le redouter? Libération se souvient qu'en 2001, son "Plateforme" culminait dans un massacre de touristes par un commando islamiste, juste avant les attentats contre les tours jumelles de New York, et en 2015, Soumission qui racontait la prise du pouvoir en France par un islamiste, sortit le 7 janvier, le jour de la tuerie de Charlie hebdo...  

Libé salue Charlie qui d'humour transfigure son deuil... "Le prochain livre de Houellebecq sortira le 4 janvier, on s'abstiendra d'en dire du mal, la dernière fois, ça ne nous a pas franchement réussi"...   

Houellebecq attire les journaux, est ce le gout du sang ou l'habitude? On rit dans Houellebecq assure la Vie, les DNA rient aussi  et osent un jeu de mot rappelant la crudité de son œuvre, "Extension du domaine de la turlute", "on le retrouve talentueux et pessimiste", dit Ouest France...   L'Obs moque ce personnage qui dans la vraie vie vient de se marier en redingote cravate à fleur et chapeau melon, célébrant ses noces avec Carla Bruni Sarkozy en invitée à saint germain des prés, et le chroniqueur de nos défaites est en réalité "un roitelet orgueilleux, heureux de son vedettariat, entouré de flagorneurs et de notables culturels mielleux" -David Caviglioli de l'obs a du talent dans l'éreintement d'un homme, et aussi de la mémoire.  Le poète René char, se souvient il , ermite provençal, était abonné à l'Argus de la presse qui lui envoyait des articles attestant sa célébrité... Il est aussi Houellebecq poursuit l'Obs., un positionnement politique, passé de la gauche  à la droite identitaire de Valeurs actuelles et qui, en 2017, avait été dissuadé d'appeler à voter marine le Pen...   

Et voilà donc la cohérence du Figaro, reprendre Houellebecq à Valeurs?   Il est au Figaro un dissident. Thierry Clermont, journaliste littéraire et écrivain, a visiblement été enrôlé en ronchonnant dans le dossier hagiographique de ses camarades, et au coin d'un article sur les références littéraires de Houellebecq, à réussit à glisser que "Sérotonine" était "ennuyeux et mal charpenté".

On peut aussi, pour saisir notre monde, lire , c'est l'idée de la Croix, Umberto Eco, dont on publie de vielles conférences passionnantes de complexité....   

Les gilets jaunes continuent de peupler les journaux. 

Et ils continuent, d'un titre à l'autre, d'inspirer l'espérance ou la tristesse, et je lis aussi bien ce matin une histoire moche du barrage de Fos, c'est dans la Provence, où le réveillon du 24 décembre a tourné à la scène de ménage avinée, du Zola ont dit les forces de l'ordre, que dans Midi libre l'épopée de Ricou, qui a marché 800 km pour porter depuis Mende, à l'Elysée, les lettres "lourdes contestation et de colère" de ses frères de combat; il était au château le 25 décembre, enfin presque, ses lettres au Président, Ricou a du les donner a un conseiller  « à 300 mètres de l’Élysée, sur le trottoir", devant la statue de de Gaulle "Cela me conforte dans mon opinion : le gouvernement nous méprise."  

Les gilets jaunes, un homme a commencé à les filmer, Yann Arthus Bertrand, qui le dit à Ouest France dont il fait la une en écologiste inquiet.... Ce sera, sortie prévue en 2020, un film sur la France aujourd'hui, "mon regard sur ce pays que j’adore. J’ai parcouru le monde, mais la France est un territoire incroyable, avec des lois sociales exemplaires, une culture formidable, et aussi des villages qui meurent, des industries délocalisées, des gens qui souffrent. »  Lui a un fils maraîcher "qui  veut seulement nourrir les gens et faire vivre sa famille. Il a raison. »  Et quel contraste, et quelle diversité dans Ouest France, entre Houellebecq et Arthus Bertrand, l'ami du pape, joyeux et dépourvu de cynisme. Ainsi diffèrent nos héros français..

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Et on parle d'un héros dans Sud Ouest..

.Qui le temps venu des bilans de l'année, me rappelle donc l'exploit de  Alvine Goram, basketteur du stade Montois, qui en septembre dernier; allant à l'entrainement des poussins, vit une voiture que léchaient les flammes sur le boulevard Saint-Medard.  Il est sorti de sa voiture et a sauvé deux fillettes d'un an et demi et cinq ans, tandis que  la maman, elle s'appelle Marylin Mone,  faisait sortit son petit garçon, la C4 a pris feu aussitôt après... Jolie histoire mais c'est autre chose que l'on retient ce matin, qui laisse un drôle de gout...C'est Alvine qui raconte la suite: "Je sais qu’elle a eu beaucoup de problèmes. Pendant un temps, il a même été question de complot pour l’assurance, car on a le malheur de venir tous les deux du 93. Pourtant, on leur a explique qu’on ne s’était jamais rencontres avant.. ≫  il ne s'en fâche même pas, Alvine, d'être soupçonné parce que venant de banlieue parisienne, c'est le tarif, c'est ainsi, il ne crie pas au racisme...   

Dans le Monde, un homme parle de racisme, qui ne semble pourtant pas à plaindre. " Il y a un certain racisme dans notre pays. Que ce soit lui ou moi, on est renvoyé à nos origines, une manière de dire que l'on n'est pas à notre place. » Paroles d'Alexandre Benalla, l'homme de l'affaire, à propos d'Alexandre Djouhri, intermédiaire supposé sulfureux que la justice souhaite interroger,  mais pour Benalla, ce sont les origines maghrébines que lui et Djouhri partagent, qui expliqueraient leurs ennuis... Il polémique avec des responsables de l'Elysée, l'ancien chef de cabinet adjoint qui échangerait toujours avec le président via la messagerie Telegram mais le monde raconte surtout , "la vie d'après", 'histoire d'un jeune homme en étonnante ascension, introduit en Afrique, ayant rencontré le présidant tchadien mais aussi le président congolais Denis Sassou N'Guesso, et qui a Paris fréquenterait des gens importants, tel le communicant Ramzi Khiroun, conseiller spécial d’Arnaud Lagardère. Il vit à Londres désormais Alexandre Benalla, et ressemble à sa manière a une bonne histoire...

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