Peut-être que, quelque part au fin fond des Etats-Unis, il y a des gens qui pensent que tous les Français, en permanence, vivent avec un casque...

Après avoir vu des dernières semaines les photos de notre président sous son casque de scooter, si les Américains, jettent un coup d'œil aux sites Internet des grands journaux ce matin, ils verront encore deux Français casqués...

Principal titre de USA Today : les Daft Punk gagnent gros au Grammy Awards

Le Washington Post : les grands vainqueurs sont les Daft Punk.

Ils font également la Une du site du New York Times .

5 trophées pour les Français au Grammy, l'équivalent en moins retentissant des Oscars de la musique !

daft punk triomphe aux grammy awards
daft punk triomphe aux grammy awards © reuters

Ces deux musiciens frenchies cachés sous leur costume et qui n'ont pas dit un mot sur scène suscite une sympathie amusée : « Au nom des deux robots je voudrais dire merci à ma maman » a Pharrel Williams, l’homme qui chantait sur « Get Lucky », venu les accompagner sur scène.

On s'amuse sur Twitter : image des deux français se congratulant avec cette légende : « câlin de robots ».

Les casqués, les chanceux, les robots, les indestructibles... Voilà quelques surnoms possibles aussi pour l'équipe de France de handball. Il y a un an et demi, l'image du hand français et de sa grande vedette Nikola Karabatic était salie par l'affaire des paris suspects.

« Des tempêtes, des retraites, des blessures, des forfaits »… cette équipe avait abordé le championnat d'Europe fragilisée, rappelle Arnaud Lecomte dans L’Equipe .

15 jours plus tard, bilan de la compétition en titres dans le quotidien sportif : « Un plaisir sans fin », « Que du bonheur ». Les Français ont écrasé les Danois chez eux hier en finale. Dans l'éditorial qu'il signe à la Une à chaque grand moment de l’actualité sportive, Fabrice Jouhaud, directeur de la rédaction de L’Equipe , rappelle cette statistique impressionnante : « Sept finales de compétitions majeures en nef ans, sept victoires ».

Equipe
Equipe © Radio France

Photo de Une : Karabatic explose de joie au coup de sifflet final. "Karabatic, parieur maladroit, joueur magnifique", commente Fabrice Jouhaud. Conclusion d'Arnaud Lecomte en page intérieure : « Quatre mois après la bande à Tony Parker (elle aussi championne d'Europe mais en basket) celle de Karabatic a de nouveau zébré le ciel européen. La France des sports collectifs en salle plane plus que jamais en haute altitude. »

D'ailleurs le quotidien sportif est ce matin un petit livre illustré pour adepte du made in France. Passées les pages consacrés au Hand, interview de Renaud Lavillenie - 6 mètres 04 au saut à la perche ce week-end – « je n'ai jamais été aussi fort ». En bas de la même page, le navigateur Armel le Cléach, nouveau record du monde de la distance parcourue en 24 heures sur un bateau en solitaire. Page 13, le skieur Alexis Pinturault, vainqueur du combiné à Kitzbühel, à 10 jours des Jeux Olympiques.

Comme il est skieur et français, Pinturault porte un casque…

Et le président de la République ?

Tête nue et cœur un peu plus léger, peut être depuis ce week-end et l'officialisation de la rupture. « La page est tournée », l'expression revient ce matin dans les commentaires. L'est-elle vraiment ? Quelle trace laissera ce « closer-gate » pour reprendre une expression très made in France ?

Pour beaucoup, comme Dominique Garraud dans La Charente Libre , c'est l'occasion ou jamais d'en finir avec le statut officieux de première dame de France. Statut officieux en effet, rappelle Christine Clerc dans Le Télégramme . Les rédacteurs de la constitution ont laissé un chapitre ouvert sur ce point, façon de ne pas insulter l'avenir, si une femme seule ou mariée accède à l’Elysée ou bien un président ou une présidente homosexuelle.

Quoi qu'il en soi, pour Jean Michel Servant dans Midi Libre , "Le Dom Juan au scooter devra de toute évidence mettre sa future intimité à l'abri des médias jusqu'à la fin de son quinquennat"

une_opinion
une_opinion © Radio France
Y parviendra-t-il ? Guillaume Tabard en doute dans _Le Figaro_ : « La boite de Pandore de la curiosité ayant été ouverte, il doit se préparer à ce que toute parole, tout tweet de son ex compagne soit guetté. Il doit savoir que même si il n'est plus question de première dame, Julie Gayet sera soumise à la pression de la médiatisation. Il doit s'attendre à ce que les supputations sur un éventuel avenir ministériel de Ségolène Royal dépassent la seule grille de lecture politique. » Et puis au fil de ces plus de quinze jours de feuilleton, on en a peut être plus appris sur le président qu'en vingt mois de quinquennat. Portrait du Hollande nouveau sous la plume de Bruno Dive dans _Sud Ouest_ : « il passait pour hésitant, sa main n'a pas tremblé lorsqu'il s'est agi de rompre. Il apparaissait gentil, il s'est montré dur, intraitable, sans affect. » "Le président des bisous, c'est fini" titre _L'Opinion_ . Objectif à l'Elysée : restaurer l'autorité du chef de l'Etat. Test pour ce nouveau Hollande : le pacte de responsabilité, commente Rémi Godeau. « Qu'il passe pour l'homme des pactes rompus, et la confiance sera à jamais évanouie. » Alors, « maintenant la politique conclut Jean-Claude Souléry dans La _Dépêche du midi_ , car les Français ne vivent pas d'amour et d'eau fraiche. » **Quoi d'autre dans la presse ?** Les inquiétudes pour les monnaies des pays émergents. La livre turque, le peso argentin, la rouble russe, le hryvnia ukrainien, le rand sud-africain, le bath thaïlandais… ont perdu des plumes ces derniers jours. Inquiétude en particulier pour l'Argentine dans _Libération_ : la semaine dernière, le peso a perdu 18% de sa valeur face au dollar. « Avoir des pesos aujourd'hui dit on à Buenos Aires, c'est comme marcher avec une glace au soleil ». La peur de revivre les grandes crises économiques : fin des années 90 début des années 2000. D'autant que l'inflation est de retour. Une vendeuse d'électroménager dans un grand magasin à Buenos Aires où les prix ont augmenté de 20% vendredi matin : « Ce climatiseur est à ce prix là aujourd'hui. Demain, je ne sais pas. »
Robert Marchand et Cadel Evans sur le Tour de France en juillet 2013
Robert Marchand et Cadel Evans sur le Tour de France en juillet 2013 © Maxppp
Et puis un homme dont les performances physiques valent quasiment celle des handballeurs. Il a 102 ans, il va tenter de battre aujourd'hui un record dans une catégorie officielle mais spécialement crée pour lui : les masters plus de 100 ans. Objectif : battre son propre record de l’heure. Plus de 24,25 kilomètres en une heure à vélo. Ce sera au Vélodrome de St Quentin, sous surveillance médicale tout de même. Voilà qui vaut à Robert Marchand l’honneur des pages « Sports Ile de France » du _Parisien_ . Il faut dire que c’est un sacré bonhomme : il a été bucheron au Canada,, éleveur de poulets en Amérique du Sud, pompier de Paris. « Dès le réveil, raconte un ami, il fait une heure de gymnastique et d’étirements. Jamais il ne reste inactif. » « Après ça, enchaine le champion centenaire, je fais entre 20 et 30 kilomètres à vélo par jour ». Voilà son secret, selon la spécialiste de biologie du sport qui le suit régulièrement : la volonté et l’entrainement « A tout âge de la vie, même au-delà de 100 ans, l’homme est capable de progresser dans tous les domaines. A condition de le vouloir, de s’entretenir, de s’entrainer » Robert Marchand n’avoue l’utilisation que d’une substance dopante : un peu de miel dans sa gourde. Mais il ne porte pas de casque.
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.