Qu'est-ce qu'on met dans sa valise ? se demande Le Parisien - Aujourd'hui en France.

On va prendre un peu le temps, ce matin... Amélie Perrier, vous n'êtes pas en vacances vous ?  Noooooon!!! Allez. Calme. Zen. C'est les vacances... 

Qu'est-ce qu'on met dans sa valise ? se demande le Parisien - Aujourd'hui en France. Parce que vous savez ? il y a "deux types de vacanciers". Il y a les habitués de la grosse valise. Et puis les pros du "3 slips, 2 tee shirts". Deux tribus "irréconciliables" selon Le Parisien. Car pour certains, il s'agit de ne rien oublier quand, pour d'autres, il s'agit de tout oublier. Mais on va pas se fâcher, on est en vacances...  

Même à la SNCF, les grévistes ont calmé le jeu. Oui, parce que ça continue. C'est jour de grève, aujourd'hui, à la SNCF, nous apprend Fanny Guinochet, dans le journal L'Opinion... Mais il n'y a plus que la CGT pour estimer "qu'il faut continuer le mouvement". Et encore, pas tout le monde à la CGT. Et ce sera "comme si de rien n'était" nous rassure l'Opinion... 

Le ciel est sans nuages. On va pouvoir souffler, prendre un peu l'air. Comme Emmanuel Macron, hier, selon Clément Polyn dans Le Parisien, qui est monté jusqu'en haut du Pic du Midi pour oublier quelques instants l'affaire Benalla. D'ailleurs il ne veut plus en parler, Emmanuel Macron, il a dit ce qu'il avait à dire. Et puis c'est une toute petite affaire. "Une tempête dans un verre d'eau", selon la formule qu'il a employé hier. Et les français ont semblé lui donner raison, selon Arthur Berdah du Figaro : "Force est de constater que le sujet n'agite guère les foules pyrénéennes" affirme le journaliste, envoyé sur la route du Tour de France, à la Mongie, où Macron a fait une halte pour faire quelques selfies et serrer quelques mains. D'ailleurs, ce n'est pas le président qui a été sifflé, relate-t-il, mais les journalistes quelques minutes avant son passage.  "Aux chiottes Benalla" a même hurlé un homme. Ce à quoi le chef de l'Etat a répondu : "je suis avec les gens".  Seulement, c'est une stratégie "risquée" qu'adopte là le président, nous dit Philippe Moreau-Chevrolet, professeur de communication politique à Sciences Po et qui s'exprime dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui En France. Parce que cette stratégie, qui consiste à expliquer que cette crise n'est pas grave du tout et que de toute façon les français s'en fichent, est un "coup de poker". "Si ça marche, explique ce spécialiste, c'est parfait Macron redevient le maitre du jeu. Mais si ça ne marche pas, il apparaitra complètement "hors sol".  

En attendant, beaucoup de commentateurs estiment que cette affaire n'est pas terminée et qu'elle "pourrait coûter cher à Emmanuel Macron". C'est notamment le risque que pointe Louis Hausalter dans l'hebdomadaire Marianne. "L'ascension fuglurante de ce nervi ambitieux (dit-il en désignant Benalla) pourrait (effectiverment) coûter cher à Emmanuel Macron". Parce que la principale erreur du président, poursuit-il, est d'avoir propulsé trop haut, trop vite, un homme peu expérimenté et habitué à gonfler son CV". Et Louis Hausalter de citer Machiavel et son principal ouvrage "Le Prince" dont la publication date de 1532. "Quand on veut apprécier la capacité du Prince, écrit Machiavel, c'est d'abord par les personnes qui l'entourent que l'on en juge. Si elles sont habiles et fidèles, on présume que le Prince est sage lui-même, puisqu'il a su discerné leur habileté et s'assurer leur fidélité. Mais on pense tout autrement si ces personnes ne sont point telles". Pour ce qui est de la fidélité de Benalla, pas de problème, reprend Louis Hausalter. En revanche, pour l'habileté, c'est une toute autre affaire. "C'est peu dire qu'il ne l'a pas été... Mais Comment donc (Emmanuel macron( a-t-il a pu faire entrer (à l'Elysée) quelqu'un capable d'un tel coup de sang, conclue notre journaliste.  

Du côté des députés, on n'en est pas encore venu aux mains,  Mais le divorce est consommé au sein de la commission d'enquête. "Le parlement se déchire", titre le Figaro. Ah non, c'est l'ASSEMBLEE qui se déchire" corrige Liberation. En tous cas, "la commission d'enquête est morte", se désole le député "Les Constructifs", Franck Riester, dans le Figaro, étant donné que tous les groupes d'opposition ont décidé de suspendre leur participation. La prochaine étape est donc le vote de la Motion de Censure de "Les Républicains", mardi prochain. Une motion qui n'a aucune chance d'aboutir, l'opposition étant loin d'être majoritaire à l'Assemblée.  Il serait peut-être temps pour les députés de songer, eux aussi, à partir en vacances...  

Pour les Britanniques, en revanche, il n'est pas question de partir en vacances. Déjà, il faudrait en avoir les moyens.  Et au Royaume Uni, on se demande bien de quoi sera fait demain. Pire, on est à faire des "stocks" de nourriture et de médicaments, nous apprend Florentin Collomp, dans le Journal Le Figaro. Je vous assure c'est très sérieux.  En cas de sortie de l'Union Européenne sans accord le 30 mars 2019, les autorités craignent une "pénurie" qui pourrait être très "rapide".  Dans "un des scénarios envisagés", explique une source officielle citée par le correspondant du Figaro, "les supermarchés de Cornouaille et d'Ecosse ne seraient plus approvisionnés en produits alimentaires en deux jours et les hopitaux seraient privés de médicaments (en seulement) deux semaines". Pas d'exagération quand même, tempère Florentin Collomp, car même s'il y a de vraies inquiétudes, il y a peut être aussi, de la part des autorités, quelque chose qui ressemble à une "dramatisation tactique", "afin de préparer la population à accueillir avec soulagement toute solution miraculeusement trouvée (par Theresa May) à l'automne comme un moindre mal".  

En attendant, il ne faut pas attendre de miracle de l'accord surprise négocié entre Le président de la Commission Européenne, Jean Claude Juncker, et Donald Trump, hier. A court terme, prévient Dominique Seux, dans le journal Les Echos, celui a gagné, c'est celui qui a renoncé "à une menace"... plutôt que celui qui a fait "une ouverture sonnante et trébuchante". Parce que c'est ce qui s'est passé, détaille le Quotidien Economique dans ses colonnes. Trump "revoit ses positions" sur l'acier et l'aluminium. Et "renonce", pour le moment, à ses "surtaxes sur les importations d'automobiles" ce qui donnait des cauchemars à l'Allemagne. En échange de quoi, l'Europe s'engage à acheter du soja et du gaz naturel. Ce changement de pied doit quand même être "pris avec la prudence qui convient", reprend Dominique Seux, la "stabilité n'étant pas la caractéritique première" du président américain.  

L'instabilité, c'est aussi ce que connait Facebook qui dévisse à la bourse de New-York. Moins 20% en une journée. 130 milliards de dollars de capitalisation boursière évaporés en quelques heures. Et pourquoi ? Parce que les jeunes en ont marre de facebook ! En tous cas, c'est une des explications fournies par Marie Laurence Wernert, dans le Parisien. Il y a une "désaffection croissante" du côté des jeunes, écrit-elle.  De fait, Facebook connait un "ralentissement de sa croissance", renchérit le Journal Le Monde dans son édition du 27 juillet. + 1,54% seulement de nouveaux utilisateurs au 2eme trimestre, c'est la "plus faible croissance jamais enregistrée". "Premier avertissement", prévient, sentencieux, L'Opinion.  

Et il n'y a pas que les jeunes qui en ont marre de facebook. Il y a aussi Margrethe Vestager. C'est la commisaire européenne à la concurrence, dont vous trouverez le portrait dans l'hebdomadaire l'OBS. Car Margrethe Vestager, depuis qu'elle est en fonction, depuis 2014, a déclaré la guerre aux GAFAM, Google, Amazon, Facebook... qui ne payent pas leurs impôts à la hauteur de ce qu'ils devraient payer.  Et elle ne s'en laisse pas compter. Après avoir infligé une amende recaord à Google l'an dernier de 2 milliards et 420 millions d'euros, elle vient d'en infliger une nouvelle, toujours à Google, de plus de 4 milliards d'euros, à cause de "son logiciel Androïd" que le géant américain "impose aux fabricants de smartphones". Et elle est intraitable, Margrethe Vestager, au point que Donald Trump la surnomme "Tax Lady". Elle est danoise et elle a inspiré le personnage de Birgitte Nyborg dans la série télévisée "Borgen". Et elle est aussi un petit peu française, Margrethe Vestager, parce que tous les étés, elle vient en France. Elle a une maison de vacances sur l'île d'Oléron ! 

Aaaaaaaaaaah, les vacances.  On y revient. On y est même ! C'est maintenant ! Là ! bientôt ! ce week-end ! Mais si ! Tout le monde part en vacances ce week-end. Vous ne partez pas vous Amélie Perrier ?. Allez, on va souffler un peu, ça va nous faire du bien...

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.