Heureusement que les vacances arrivent... Parce que, a priori, il n'y a peut-être que ça pour nous donner le sourire... Une fois de plus, le constat est sans appel : les Français n'ont pas le moral... "Moral des Français : la grosse déprime !", affiche en Une La République du Centre... Et le journal explique : "Le moral des ménages a continué de dégringoler en juin, tombant à son plus bas niveau depuis 20 ans... miné par l'inflation galopante et les craintes pour le pouvoir d'achat"... "Le solde d'opinions négatives se situe au plus bas historique et à des niveaux jamais observés depuis que cette enquête existe"... C'est le responsable de l'indice créé en 1987 par l'INSEE qui le dit à Libération... avec cette précision supplémentaire : "Depuis un an, dans l'esprit des Français, la descente aux enfers s'accélère"... Et le journal retient que c'est "la capacité des Français à se lancer dans des achats importants qui se dégrade le plus vite"... Alors ça, ça fait peur à La Tribune... "La chute du moral des Français menace la consommation", s'inquiète le quotidien économique... qui ajoute au tableau un autre signal négatif : "Fin mai, le nombre de demandeurs d'emploi est repassé au-dessus de la barre des 1,9 millions de personnes"... La Tribune pessimiste donc... et qui relève que "les intentions d'achats... l'indicateur le plus fiable pour anticiper la consommation future... sont à leur plus bas niveau depuis les grèves de décembre 1995"... Le journal prédit donc "un succès limité pour les soldes d'été"... Dans La Charente Libre, Dominique Garraud met en garde : "Nicolas Sarkozy et le gouvernement doivent comprendre que ce n'est ni par le matraquage publicitaire, ni en cassant le thermomètre de l'INSEE, que l'on peut soigner le malade... et aussi qu'à laisser plonger vers des abîmes de désespérance le moral des ménages, ils s'exposent, dès la rentrée politique prochaine, à des mouvements sociaux difficiles à maîtriser"... Travailler plus pour gagner plus... On connaît le slogan... Là, il s'applique aux seniors... "Emploi des seniors : le plan du gouvernement"... C'est le titre de Une de Ouest-France... Et le journal décrypte : "Cumuler emploi et retraite en toute liberté, majorer sa retraite de 5% par an en travaillant au-delà des 60 ans, sanctionner les entreprises qui ne gardent pas leurs salariés âgés, retarder l'âge de la dispense de recherche d'emploi... Les mesures gouvernementales pour maintenir les seniors au travail sont désormais connues"... "Seniors : un nouveau plan de carrière", résume Le Républicain Lorrain... entre autres, grâce à "la mort lente des pré-retraites", note L'Est Républicain... Dans son éditorial, Rémi Godeau salue cet "adieu aux fins de carrière imposées... Le salarié décidera seul du moment le plus opportun pour décrocher... Autant l'avouer : la France entame une petite révolution"... Oui, mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres... "Ces seniors privés de boulot"... Le dossier fait la Une de La Dépêche du Midi, qui est allé à la rencontre des plus de 55 ans, toujours exclus du monde du travail... et qui a demandé aux syndicats et aux patrons ce qu'ils pensaient du plan du gouvernement... Pas de surprise : pour les premiers, c'est insuffisant... pour les seconds, il sera difficile à mettre en place... Et c'est bien ce que retient Jean-Pierre Bedeï, l'éditorialiste de La Dépêche du Midi... "Mettre ce plan en application risque d'être compliqué... Il ne suffit pas que le pouvoir politique décrète pour que les entreprises obtempèrent... Et il y a du chemin à parcourir pour que salariés et patrons trouvent quelques raisons de vieillir ensemble... 'A 57 ans et demi, on n'est pas fichu, on peut retrouver un emploi', avait estimé il y a deux mois Christine Lagarde... comme si, conclut Bedeï... comme si cela ne tenait qu'aux chômeurs et aux pré-retraités"... Le retraité du jour s'appelle Bill Gates... "Microsoft : Bill Gates tire sa révérence"... Le Figaro Economie explique que le co-fondateur de Microsoft abandonne aujourd'hui ses fonctions opérationnelles... mais qu'avec 10% du capital, il conserve son poste de président du conseil d'administration... Libération, de son côté, rappelle que "Bill Gates met ainsi un terme à une période de transition de deux ans, au cours de laquelle il affirme avoir préparé dans les moindres détails son désengagement"... Et Libération titre : "Le patron devient périphérique"... "Ils sont nombreux, ceux qui devraient en prendre de la graine"... Dans Les Echos, Philippe Escande salue ce départ préparé... Et ceux qui devraient en prendre de la graine, ce sont "tous ces présidents qui s'accrochent à leur poste, éliminent leurs dauphins successifs et s'estiment indispensables... Bill Gates prend sa retraite en pleine gloire, et après avoir savamment préparé sa succession... C'est une excellente nouvelle, pour l'éditorialiste, parce que son temps est passé, et que Microsoft ne peut pas se réinventer avec lui"... La Tribune juge toutefois que "Bill Gates laisse Microsoft face à un avenir incertain"... et explique qu'aujourd'hui, "quel que soit le domaine, l'éditeur ne donne plus le 'la' du marché... Il n'est plus précurseur, et c'est bien son problème"... Du coup, Erik Izraelewicz, dans son éditorial, analyse "qu'avec Microsoft, Bill Gates a tout réussi, sauf l'avenir... Mais son départ peut jouer comme un électrochoc... Il peut redonner la flamme à l'entreprise... Il peut l'éteindre aussi... Rien n'est joué... La partie s'annonce difficile"... Quand la province se rebelle... C'est la Une de Libération : "Les régions se rebiffent"... "Problèmes de transports, fermetures d'hôpitaux, de tribunaux, de casernes : le gouvernement malmène la décentralisation", selon le journal... "L'Etat déménage le territoire", explique, sur trois pages, Libé... qui note tout de même que "43% des Français se disent prêts à changer de région, notamment dans le cadre professionnel"... Il faut dire, écrit Didier Pourquery, que "cela fait 25 ans que les politiques de tous bords leur vantent les beautés de la décentralisation, et qu'ils entendent des discours lénifiants sur la qualité de vie en province... Seulement, l'Etat n'a pas joué le jeu, dénonce l'éditorialiste... Nous voici revenus 40 ans en arrière, lorsque l'on dénonçait le désert français et que l'on inventait l'aménagement du territoire"... Libération qui passe donc en revue les suppressions d'hôpitaux, de tribunaux, de casernes... les fermetures de bureaux de poste et les disparitions de dessertes ferroviaires... Le journal pointe aussi le non-respect des engagements de l'Etat vis-à-vis des régions en matière de transfert de moyens budgétaires... Et, comme en exemple de cette décentralisation qui bugge : la Une des Dernières Nouvelles d'Alsace... "Passeports : l'Etat à l'amende ?", interroge le quotidien... Il explique que 11 communes d'Alsace et de Moselle réclament devant le tribunal administratif de Strasbourg des millions d'euros à l'Etat... Ces communes ont traité, pour le compte de ce dernier, des demandes de passeports et de cartes d'identité, sans toucher un centime en compensation... Et sinon, dans la presse... On en parle ce matin... "Si la gauche veut des idées"... C'est le livre signé Ségolène Royal et Alain Touraine, qui sort donc la semaine prochaine... Dans Le Monde, vous en lirez les bonnes feuilles... Et dans Le Figaro, cette analyse : "Royal choisit l'affrontement pour conquérir le Parti Socialiste"... "Zimbabwe : un scrutin, un candidat, une mascarade"... L'Humanité s'intéresse ce matin au second tour de l'élection présidentielle, qui aura lieu aujourd'hui au Zimbabwe... Robert Mugabe, chef d'Etat sortant, est sûr de l'emporter après le retrait du candidat de l'opposition... L'Humanité est allé sur place, dans les rues d'Harare, où la population vit dans un climat de terreur... Sur le même sujet, La Croix s'intéresse aux "derniers soutiens du régime Mugabe"... Et Outre-Manche, le Guardian résume ainsi le forfait de celui qui était arrivé en tête au premier tour : "Tsvangiraï vote Mugabe pour rester vivant"... Et puis un peu de foot aussi... L'Equipe rend bien sûr hommage à "la maestria espagnole"... Les Espagnols se sont qualifiés hier pour la finale de l'Euro 2008... Ils affronteront dimanche l'Allemagne... Mais les déboires de l'équipe de France dans cet Euro font toujours recette... Pour preuve, la Une du Parisien-Aujourd'hui en France : "Les Français lâchent Domenech"... Le journal explique que seules 25% des personnes interrogées souhaitent le maintien à son poste du sélectionneur national, alors que 42% demandent son départ... Alors, en même temps, je vous rassure : il y en a quand même 33% qui n'en ont rien à faire...

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