"Elle les a hypnotisés ou quoi ?"... C'est la question d'Olivier Picard, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace... L'éditorialiste n'en revient pas... "Ils l'ont écoutée religieusement, comme s'ils étaient à la messe... Ah ça, elle les a matés, tous ceux qui s'étaient juré de l'arrêter !... tous ceux qui opposaient à son insolente popularité, le sérieux d'une démarche orthodoxe... Hier, il n'y avait plus qu'un seul PS à la Mutualité : le Parti Ségolène"... Impossible d'y échapper ce matin... L'investiture officielle de Ségolène Royal comme candidate des socialistes pour la Présidentielle fait les choux gras de tous vos éditorialistes, ou presque... Et tous ne sont pas convaincus... "Ségolène Royal n'est pas une grande oratrice, écrit Marc Chevanche dans Nice Matin... Ses propositions politiques sont approximatives, et ses slogans sonnent comme des vers de mirliton... Mais il ne faut pas exclure que sa qualité première d'être femme la dispense de faire preuve d'autres talents... On dira que le moment viendra où il faudra retrouver les termes de la controverse politique... C'est possible, mais ce n'est pas sûr... Car, conclut Marc Chevanche, Ségolène Royal, en gravissant la montagne, entend bien laisser ses adversaires errer dans la plaine"... Oui, attention... "La raffarinade guette chez Ségolène"... C'est le constat de Philippe Waucampt, dans Le Républicain Lorrain... Pour lui, "le génie de Ségolène, c'est sa banalité... Son intelligence réside dans la ressemblance affichée avec cette France d'en bas, d'en haut, du milieu et d'ailleurs... La chance de Ségolène Royal, c'est de correspondre au besoin d'aligner enfin notre classe politique sur le standard européen... au besoin de sortir de la gérontocratie"... Du coup, analyse Antoine de Gaudemar dans Libération, "son sexe en viatique, Royal est devenue le parangon de la nouveauté et de la différence... à qui toutes les audaces sont permises, sinon pardonnées... Elle peut user de références étranges, qui bousculent les lignes traditionnelles... de propositions bizarres, qui rebondissent d'un bout à l'autre de la classe politique et du pays... Au risque d'exaspérer, son sourire de madonne des meetings accentue surtout la grimace de ses futurs adversaires"... Comme elle l'a déjà fait avec les anciens... C'est ce qu'explique Marianne ce matin... "Ségolène Royal : l'histoire d'un hold-up parfait"... L'hebdomadaire revient sur la primaire au PS, et sur tout ce que DSK et Fabius n'ont pas compris... Ils n'ont qu'à lire Elle... "Pourquoi c'est elle"... L'hebdomadaire féminin a enquêté... Et, entre autres constats, cette question de vocabulaire... "Elle met, explique Elle, dans le champ politique des mots qui en étaient exclus... des mots comme "bonheur" et "amour"... Autre mot... la France... Dominique Valès, dans La Montagne, a compté... "Dans son discours hier, elle l'a prononcé 30 fois... Alors, sachant que Nicolas Sarkozy a choisi pour slogan "La France d'après", et que Jean-Marie Le Pen prétend capter le patriotisme à son profit... il est prévisible, pour l'éditorialiste, que tout ce qui tourne autour de l'identité nationale dominera la campagne présidentielle"... C'est surtout "le temps des femmes" qui semble venu, pour Bruno Dive, dans Sud-Ouest... "Notre société, qui s'avère chaque jour un peu plus violente, a-t-elle besoin d'être rassurée, protégée, maternée ?... Réponse dans 5 mois, au jour de l'élection... En attendant, il est clair que Ségolène Royal a décidé de jouer sans vergogne la carte "femme" dans sa campagne... Il suffisait de l'écouter hier pour s'en convaincre... Elle a inscrit ses pas dans ceux des grandes ancêtres, analyse l'éditorialiste de Sud-Ouest... et cité plus volontiers Olympe de Gouges que Jean Jaurès, et le mouvement "Ni Putes ni Soumises" plutôt que Lionel Jospin... Alors socialiste oui, Ségolène... mais courant "femmes"... Le Daily Telegraph salue d'ailleurs ce matin "le nouveau féminisme de Miss Royal"... Et The Independent rapporte que "Royal a promis un beau chapitre dans l'Histoire de France"... "Femmes de pouvoir"... C'est "le retour sur l'Histoire", dans le mensuel Historia... "Epouses royales, régentes, éminences grises... Elles sont quelques-unes à avoir influé sur le destin de la France"... Le magazine évoque bien sûr 1429 : Jeanne d'Arc fait sacrer Charles VII... 1560 : Catherine de Médicis gouvernante de France... 1745 : la Pompadour Premier ministre de Louis XV... 1849 : Jeanne Deroin première candidate aux législatives... Alors, avec 2006 : Ségolène Royal en lice pour la Présidentielle... reste à franchir la dernière étape"... Le temps des femmes, soit... Mais on ne se refait pas... Dans Elle, "couple : désir d'avenir ?"... Pour Elle, c'est le feuilleton de cette Présidentielle... Que nous réserve le prochain épisode de "François et Ségo" ?... François Hollande a 6 mois pour exister indépendamment de la candidate, et pour s'imposer comme un ministre naturel si elle est élue... De son côté, Ségolène Royal a déclaré qu'elle ne prendrait pas de ministres qui l'ont été trop longtemps... "Tous les désirs sont donc permis", conclut l'hebdomadaire féminin... Et des désirs, "l'effet Royal en provoque, au-delà des frontières de l'Hexagone"... En Belgique par exemple... C'est ce que rapporte Le Soir, à Bruxelles... "L'investiture de Ségolène Royal déboussole la droite libérale belge... Elle a tellement peur de la victoire de la candidate socialiste qu'elle envisage de reporter les élections générales de la mi-mai"... La victoire... la défaite... Un mot dont tout dépend... Retour sur la violence dans les stades, dans vos journaux... "La xénophobie dans les stades : il faut en finir avec ça !", titre L'Humanité, qui fait le constat d'un football "tétanisé par la violence"... Le Parisien-Aujourd'hui en France a enquêté au PSG... "Paris-Saint-Germain : rien n'est réglé"... En fait, ce sont tous vos journaux qui mettent les dirigeants du PSG en accusation... L'Humanité parle de la "coupable complaisance parisienne"... "Les 300 excités qui posent problème sont identifiés", s'étonne Le Parisien-Aujourd'hui en France ... "Le PSG continue à être doux avec les durs" constate Libération... Et pourtant... "Hooligans : des solutions contre la violence"... La Montagne est allé voir ce qui se fait en Angleterre... Le Figaro a eu la même idée, et décrit : "En Angleterre tolérance zéro pour les hooligans"... Du coup, "si la violence reste une réalité outre-Manche, elle diminue régulièrement, grâce à des mesures draconiennes... Il y a en ce moment, raconte Le Figaro, quelque 3.400 supporters qui sont interdits de match en Angleterre... En cas de match à l'étranger, ils doivent remettre leur passeport aux autorités, et pointer au commissariat le jour de la rencontre... Quand ça se passe en Grande-Bretagne, même passage au commissariat, interdiction de prendre les transports publics, de se rendre aux abords du stade et dans certains pubs... Et ne pas respecter ces consignes, c'est être exposé à 6 mois de prison et 7.000 euros d'amende"... France Soir fait le tour de "5 mesures au banc d'essai"... les 5 mesures annoncées ce week-end par le patron du PSG, le président de la Ligue de football professionnel et le ministre de l'Intérieur... Et une seule de ces mesures est, aux yeux du journal, d'une efficacité incontestable : celle de faire jouer les matches à huis-clos... Pour le reste, "les mesures annoncées tiennent plus du gadget que d'autre chose... Dissoudre les associations de supporters incontrôlables, par exemple, ne sert à rien, explique France Soir, puisque, par définition, une association dissoute peut se reconstituer très vite sous un autre nom"... Les limites de la justice... Il n'y a pas que dans le foot... C'est la Une de La Croix... "Une justice débordée, des juges hors la loi"... Le quotidien catholique est allé à la rencontre de magistrats, qui sont parfois obligés, faute de moyens, de se mettre en marge de la loi... "Pour dénoncer cette hypocrisie, ils organisent une journée d'action vendredi", explique La Croix... Alors les points de blocage... Le journal en liste quelques-uns... Par exemple, "le manque de greffier, qui entraîne des audiences sans sa présence... Et une audience sans greffier, au regard des textes, est nulle... Il y a aussi la durée des audiences... En 2001, la ministre de la Justice Marylise Lebranchu, avait fixé une durée maximale... pas plus de 6 heures d'affilée... Au-delà, l'attention et la concentration ne sont plus, selon la loi, correctement assurées... Or, il n'est pas rare que des jugent siègent aujourd'hui plus de 9 heures... Dernier exemple : les gardes à vue... Dans le Code de procédure pénale, les magistrats du Parquet doivent assurer le contrôle effectif des gardes à vue... C'est-à-dire que ces magistrats doivent voir le prévenu... Dans la pratique, les gardes à vue sont le plus souvent prolongées par télécopie... sinon, c'est toute la machine policière qui serait enrayée"... Un constat, une fois de plus, effarant sur la justice française... A lire donc dans La Croix... Pas sûr que cette justice débordée ait la possibilité de se pencher sur un sujet de saison : le prix des jouets... C'est dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... "Où est la concurrence ?", s'interroge le journal... Le Parisien qui reprend une enquête de l'UFC-Que Choisir, qui a passé au crible les prix de 60 jouets dans 13 enseignes, allant de la grande distribution aux magasins spécialisés en centre-ville... Et le résultat est confondant... Quasiment tous les jouets sont vendus partout au même prix... D'une année sur l'autre, les augmentations, comme les baisses de prix, sont partout identiques... La concurrence n'est donc qu'une vaste fumisterie... Et d'ailleurs, rapporte Le Parisien-Aujourd'hui en France, l'association de consommateurs renifle "un parfum d'entente sur les prix"... Reste le bon côté de la chose... Inutile, dans les semaines à venir, de faire le tour de tous les magasins pour trouver la meilleure affaire... Puisque tout est au même prix, ça simplifiera les cadeaux de Noël...

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