A y perdre son latin.

Un enfant écrit au tableau en allemand. Photo page 11 des DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE. En Alsace, la langue régionale a deux composantes. Les dialectes alsaciens et l'allemand standard. Les sénateurs examinent aujourd'hui... le projet de loi constitutionnel de la charte européenne des langues régionales. Le texte divise. Entre partisans et opposants d'un biliguisme volontariste. Entre ceux qui y voient un premier pas et ceux qui voient une charte en trompe l'oeil.

Les sénateurs se sont d'ailleurs écharpés en commission des lois.

Récit du MONDE.

  • Simon Sutour, sénateur PS du Gard :"On veut nous massacrer comme on dit en Occitan. Il faut aider les écoles Calendreta"

  • Réponse de François Grosdidier des Républicains : "Mais on n'a pas dit le contraire ! "

  • Sutour : "Vous n'avez pas de leçon à me donner"

  • François Pillet Les Républicains : "C'est surréaliste"

  • Sutour à nouveau : "J'ai été élu sénateur... laissez-moi parler!"

En France, le texte déchaîne les passions depuis plus de 20 ans explique Adrien Rouchaleou de L'HUMA. Il faut dire que la charte a été adoptée en 1992. Les Pays Bas l'ont ratifié, l'Allemagne, le Royaume Uni. Lionel Jospin avait prévu de le faire en 99. Mais le Conseil constitutionnel avait considéré à l'époque que le texte était en contradiction avec l'article 2 de la Constitution selon lequel : "La Langue de la République est le Français"

LES DNA ont fait les comptes. La Charte si elle était adoptée, pourrait obliger les administrations à traduire les textes officiels. Ou encore inciter les médias à proposer des programmes en langue régionales. Et s'il y avait une demande suffisante, il faudrait pouvoir offrir un enseignement en langue régionale. Des idées qui ne verront probablement pas le jour. La droite qui est majoritaire au Sénat devrait y couper court en votant une motion de procédure.

"Nos voisins européens s'appliquent à sauver leurs langues.

Nous, nous les laissons mourir" dit le socialiste Jean-Jacques Urvoas dans LIBE. "Quand nous ne les aidons pas à mourir tout court"

Fermez le banc ? Pas tout à fait.

Analyse de Laure Equy dans LIBE. Ce texte était une promesse de campagne de François Hollande en 2012. Qu'il le dégaine à quelques semaines des régionales n'est pas innocent.

D'autant que si l'on regarde à nouveau les sondages...

Celui notamment de LA VOIX DU NORD ce matin. Marine Le Pen est donnée vainqueur au premier tour en Nord-Pas-de-Calais-Picardie devant Xavier Bertrand et Pierre de Saintignon. Vainqueur aussi au second, en cas de triangulaire avec les candidats de la droite et de la gauche.

L'OPINION va plus loin. Chez certains élus des Républicains, un mauvais pressentiment commence à poindre. Damien Meslot, député-maire Les Républicains du Territoire de Belfort : "je n'aime pas ce que je sens." Son collègue de Vesoul, Alain Chrétien : "On va se prendre une baffe"

Heureusement, le chômage a baissé en septembre.

Voilà qui en plein lancement de campagne, pourrait bien aider l'exécutif pour LES ECHOS.

La France est-elle pour autant en voie de guérison ? Il faudrait la foi du charbonnier pour s'en convaincre écrit Gaétan de Capèle dans LE FIGARO. En coulisse à l'Elysée hier soir, l'heure n'était pas au triomphalisme poursuit Solenn de Royer dans les pages saumon. Les chiffres du chômage sont le supplice chinois de François Hollande qui a lié sa candidature en 2017, à l'inversion de la courbe. Ses proches se désolent. Il n'aurait jamais dû faire cette folle promesse. Elle l'a mis dans une seringue.

Le chômage, c'est ce qui attend Pascal Maquet aujourd'hui.

Pascal Maquet est manutentionnaire dans la branche cargo d'Air France. Il est convoqué en vue de son probable licenciement après les violences contre les cadres d'Air France le 5 octobre dernier. A LIBERATION, il raconte l'interpellation au petit matin après une nuit de travail.

-"Vous savez pourquoi on est là ?" demande un policier.

-"Non" rétorque naïvement Pascal Maquet.

Il a pourtant été identifié sur les vidéos.

  • "Oui j'ai bien bousculé un vigile. Mais de manière involontaire. Je pèse 110 kilos et j'ai été bousculé"

S'en est-il pris aux cadres ?

-"Non"

Sur une vidéo, on l'aperçoit en train d'aider Xavier Broseta à se frayer un chemin au milieu du chaos. Mais cette image là, n'a pas fait le tour du monde. Pascal Maquet risque pourtant 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende. "Même ceux qui piquent dans la caisse n'ont pas le droit au même traitement" dit-il. "C'est le mépris des cadres qui a fait tout dégénérer."

Eux, c'est la justice dominicaine qui les a poussés à fuir.

Les deux pilotes d'avions français condamnés à 20 ans de prison pour trafic de cocaïne ont réussi à fuir.

D'après VALEURS ACTUELLES, ils auraient quitté la République Dominicaine grâce à un hélicoptère. Ils auraient ensuite été largués en mer puis récupéré par un bateau privé pour rejoindre une île française des Antilles. VALEURS ACTUELLES assure que pour organiser leur fuite, il y a une partie privée et une partie étatique.

Dans LE PROGRES, Philippe Heneman, le président de leur comité de soutien assure qu'il n'était au courant de rien. Mais ils reviennent en France, dans un seul but dit-il : se présenter à la justice française.

Le site du POINT confirme. La juge d'instruction Christine Saunier-Ruellan a été informée de la situation. Malgré tout écrit Marc Leplongeon, on imagine déjà le scandale diplomatique que cette situation pourrait engendrer entre les deux pays. Comment la justice française pourrait-elle accepter sans broncher, que des citoyens français condamnés à l'étranger, reviennent chez eux, au nez et à la barbe des autorités locales ? Le risque d'un aller-retour vers la République Dominicaine existe. Le député écologiste Serge Coronado qui suit le dossier depuis le début soupire :

"Je pense que c'est une erreur. D'autant que cela laisse sur place deux autres Français. Leur situation va se compliquer pour eux."

D'après l'avocat des deux pilotes ce matin. Ils sont ce matin, auprès de leur famille, dans la région lyonnaise.

Plus léger pour terminer, le championnat de NBA qui reprend ce soir.

Argent, joueur, à lire L'EQUIPE, LIBE, LE FIGARO, on ne sait plus ce matin, où donner du ballon de basket.

Alors commençons par le début.

Damien Dole dans LIBE. Le basket est un sport qui se joue à 5. Et à la fin, ce sont les Américains qui gagnent. 18 participations aux JO. 15 médailles d'or, une d'argent et deux de bronze. Mais la dream team des Jordan et consor a vécu ! Depuis 2000, la NBA fait appel à des Européens.

Dont Tony Parker qui du haut de ses 33 ans paraît bien émoussé si on lit LE FIGARO.

L'EQUIPE a donc fait son choix. D'accord y'a Parker... Mais plus attendu que lui, il y a Rudy Gobert, 23 ans. Jugez ses mensurations. 2m16, pour la taille. Des mains de 25 centimètres. Une envergure de 2m35. Et une détente qui lui permet avec un pas d'élan d'aller toucher une marque à 3m75. Rudy Gobert a grandi tardivement paraît-il. L'Insep des Parker et Diaw n'en voulait pas. Aujourd'hui, il est dans dans le top 50 des meilleurs joueurs du magazine SPORTS ILLUSTRATED. Juste derrière le bourreau des bleus de l'Euro, l'Espagnol Paul Gazol. D'après le manager des Utah Jazz, il a été touché par la main de Dieu. A un million 2 de dollars cette saison, on veut bien le croire.

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