La Cause du peuple, écrit par Patrick Buisson parait demain...ça balance sur Sarkozy! Alep enfin dans la presse française

8H30 la revue de presse, bonjour hélène jouan

On commence par un homme qui a beaucoup écouté, et qui va parler.

Demain, c’est demain que Patrick Buisson, ex très influent conseiller de Nicolas Sarkozy publie un livre très attendu, l’Express l’a lu en avant première. Et Eric MAndonnet nous en dévoile ce matin quelques éléments : son titre : LA cause du peuple, un titre déposé depuis longtemps, un pied de nez aux maoistes pour ce tenant d’une droite sans complexe. Son sous titre : l’histoire interdite de la présidence Sarkozy, publié aux éditions Perrin. Une obsession pour l’auteur parait il, « je ne suis pas Valérie Trieweiler ». »Et de fait, souligne AMndonnet, la ressemblance entre les 2 n’est pas frappante, mais en fait il réfute l’accusation du règlement de compte ou du grand déballage. La Cause du peuple se veut donc un équilibre entre réflexions, de celui qui se veut avant tout un penseur de la droite, et anecdotes pour éviter dit il la chronique malveillante. 464 pages écrites par celui qui a grandement contribué à la construction du président sarkozy, qui conduisent à la déconstruction de sa personne, de sa méthode et de son corpus idéologique. Le résultat affirme Eric MAndonnet, est dévastateur…même si l’auteur le sait, la question reste posée, comment croire un homme qui a enregistré un président de la république à son insu ? Dès les premières pages, Buisson tente de s’en expliquer, si j’ai tout enregistré, c’est que tout ce que je dis est vrai.

Vrai ou pas ? Patrick Buisson dans ce livre raconte entre autre, qu’Entre les deux tours de la présidentielle de 2007, il a été mandaté par Nicolas Sarkozy pour appeler personnellement Jean-Marie Le Pen, alors président du FN. "Demande-lui ce qu'il veut. S'il faut le recevoir, je le recevrai" aurait dit le candidat à la présidentielle à l’époque. Patrick Buisson affirme avoir rencontré Jean-Marie Le Pen au noms des "valeurs communes" que Nicolas Sarkozy disait partager avec le FN.

Alors hier, nous rappelle Ludovic Vignogne dans l’Opinion, Nicolas Sarkozy a balayé d’un revers de la main l’ouvrage à paraitre, « il ne m’intéresse nullement ». ce livre pourrait néanmoins être un coup de tonnerre dans cette campagne. Demain soir, Patrick Buisson sera l’invité de David Pujadas. Exposition médiatique rare pour un homme qui n’aimait rien tant que le secret et l’ombre, mais peut-être que le fait de retrouver deux vieilles connaissances, Pujadas donc et le directeur de l’info de France télévision Michel Field, avec qui il a co animé il y a quelques années, des émissions politiques sur LCI, l’a convaincu de se montrer au grand jour. A moins que ce ne soit malgré ses dénégations, une petite envie de régler ses comptes

Autre actualité du jour cette fois, le procès Air France dit « de la chemise arrachée »

Procès qui tombe quasiment un an jour pour jour, à la date anniversaire du fameux CCE qui avait dégénéré et dont les images avaient marqué le monde entier comme symboles des tensions sociales françaises. L’Humanité dénonce ce matin un procès politique « c’est l’action syndicale qui sera en procès aujourd’hui» affirme le journal à sa Une, la plupart de ceux qui sont dans le box des accusés sont encartés à la CGT. L’éditorialiste Patrick Appel Muller fait le parallèle « entre 2900 suppressions d’emplois, des conditions de travail ravagées et…une chemise déchirée.. Voilà résumée dit il, l’inanité du procès qui s’ouvre. Au fond, les 15 syndicalistes qui comparaissant devant les juges doivent payer pour ces salariés qui ne se résignent pas à baisser la tête et à se taire. Un procès pour faire un exemple » accuse t il.

Libération raconte surtout que l’audience au tribunal pourrait tourner à la séance de cinéma, le tribunal de Bobigny ayant fait installer plusieurs écrans dans la salle afin de projeter les images qui ont tourné en boucle sur les chaines de télé et dans le monde entier. Des images qui servent d’appui à l’accusation, quand la défense entend produire des videos prises par des téléphones mobiles qui sous un angle différent, ne donnent la même interprétation des comportements et gestes des prévenus.

Retour sur Alep ce matin dans la presse…

« C’est quoi Alep ? » se demandait on hier, un peu marrie de ne pas trouver dans la presse française de reportages sur les massacres perpétrés en ce moment même sur les civils. Ce matin, l’Actu, explique aux ados de 14 ans à qui est destiné le journal, les prises de positions des principaux chefs d’état ce week end aux nations unies, j’en conseille la lecture même aux adultes, Ouest France met à sa Une le « calvaire d’Alep bombardée », « nous sommes tous des alépins » proclame Christophe Lucet, éditorialiste à Sud Ouest, quand Libération clame « Alep, honte, impuissance, indécence ». Comble de cynisme, la Croix nous explique comment le théâtre de la guerre en Syrie est aussi une vitrine pour attirer le chaland. Oui, vous avez bien entendu, une sorte d’argument publicitaire de la part des Russes pour vendre leurs armes aux pays en voie de développement, leurs principaux clients militaires. Comme dans tous les conflits, de nouvelles armes sont testées en conditions réelles, c’est le cas des missiles de croisière Kalibre ou encore de nouvelles bombes thermo bariques, c’est-à-dire capables de tuer des hommes au fond d’un abri. Show-room grandeur nature de la barbarie

Cette barbarie, lui la vit au jour le jour, pour nous…

« Couvrir Alep, la peur au ventre et le ventre vide » Karam AL Masri est le correspondant photo et video de l’afp à Alep depuis 5 ans. Ce matin, il témoigne dans le making of de l’agence. En 5 ans, Karam AL MAsri a connu tous les malheurs, les geôles du régime au début du soulèvement, les geôles de Daech, la torture à chaque fois. Ses parents, morts dans un bombardement, qui n’ont même pas pu se réjouir de sa libération. La faim qui le tenaille dans cette ville assiégée, la terrible accoutumance à l’horreur, « les enfants sous les décombres, les blessés, les corps déchiquetés. Je suis blasé, ce n’est plus comme avant », et sa seule survie, qu’il doit aujourd’hui à son activité, celle de reporter video. « Cette profession, je pense qu’elle est sacrée, s’il y a un doute ou un truc pas réaliste, je ne filme pas », mais « traiter avec vous, journalistes étrangers, c’est comme ma fenêtre pour faire parvenir le message au monde extérieur ». Une fenêtre grande ouverte enfin ce matin, par la presse française

On termine par une initiative de la mairie de Paris, qui en fait tousser quelques uns…

La piétonnisation des voies sur berges, ça a déjà du mal à passer chez certains..Mais il y a pire !l’idée lancée hier par un adjoint d’Anne Hidalgo d’ouvrir à terme un espace pour nudistes ! Vincent Tremollet de Villers dans le Figaro s’en étranglerait bien, il préfère en rire, en grinçant des dents néanmoins. « Proposons à ces braves gens, les voies sur berge de la rive droite propose t il. Une zone sans voiture, sans chemise et sans pantalon, à pied en trotinnette ou en vélib on s’y promènera nus comme des vers ». c’est magique et tragique dit il, un mélange de Houellebecq et de philippe murray qui écrivait, le réel est reporté à une date ultérieure ». il dénonce la volonté d’anne Hidalgo de nier ce réel, le réel triste comme un monospace, vulgaire comme un embouteillage, et peuplé de prolos et de chômeurs. Elle préfère une vie de coulées vertes, de potagers urbains, de plages estivales, de restos vegans, de burkinis et de naturistes ! on a du mal à comprendre comment il passe du naturiste au burkini, mais le nu à paris, ça a du mal à passer

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.