PS : comme "pas simple". Comment les choses pourraient être simples dans ce parti, où règne "l'embarras du choix", comme le titre "La Croix" ?... Le choix, oui... L'embarras, surtout. Ségolène Royal qui esquive, Lionel Jospin qui se livre, François Hollande qui dirige et fixe les règles du jeu... Pour la presse, ce matin, les trois personnages en vue à La Rochelle, c'étaient ces trois-là, animateurs de ce qui est plus apparu comme une foire d'empoigne que comme un débat d'idées, estime Patrick Fluckiger dans "L'Alsace"... Une foire d'empoigne sous le signe du "TSS" : "tout sauf Ségolène"... Idée traduite par "Le Figaro", en Une, sous le titre : "Le front anti-Royal se durcit"... Ce que confirme un autre titre, celui de "Libération", plus précis encore : "JOSPIN joue l'anti-Royal". Une attitude qu'épingle par Olivier Picard dans "Les Dernières Nouvelles d'Alsace"... Et pas seulement à propos de Jospin... Non... Tous les autres sont visés... Alors "chercher à dévaloriser l'argumentaire de Ségolène Royal de façon aussi caricaturale, dans les couloirs comme à la tribune, n'est pas très glorieux, ni très élégant, ni très intelligent pour la suite des événements", écrit notre confrère alsacien... Qui poursuit... Et là, à propos de Jospin : "Son déficit de modernité, comme de simplicité et, disons-le tout net, son âge... Tout cela apparaît comme un très lourd handicap. L'ancien Premier ministre, qui a reconnu avoir fait une mauvaise campagne en 2002, a cinq ans de retard sur son rendez-vous avec l'Histoire... Presque un siècle politique". "Mais pourquoi, d'ailleurs, a-t-il attendu près de quatre ans pour aborder de front ce débat ?", s'interroge Guillaume Goubert dans "La Croix"... "Toujours est-il, estime "Le Figaro", qu'en tombant l'armure, il a changé la donne"... "Peut-être, répond Philippe Noireaux dans "L'Yonne Républicaine"... mais les larmes de cet homme, plus prompt à la critique de ses camarades qu'à l'autocritique, ne sauraient émouvoir au-delà d'un cercle d'admirateurs inconscients de l'absence de crédibilité du grand vaincu de 2002". Et puis dans "Les Echos", vous pourrez lire les confidences de Lionel Jospin, vendredi soir... Sa confession secrète auprès de quelques militants qui le pressaient de questions... Surtout celle de savoir si, oui ou non, il ferait acte de candidature... "Le moins qu'on puisse dire est que je m'interroge, répond l'ancien Premier ministre, mais je ne veux pas être un candidat contre, je ne veux pas être un recours... Contre quoi d'ailleurs ?... Mais éventuellement un choix". L'espace apparaissant tellement étroit, on le sent proche du renoncement, raconte Elsa Frayssenet, qui précise son impression en citant cette autre phrase de Jospin aux militants : "Je ne veux pas vous conduire à l'échec... Non, il y a des choses dans lesquelles je ne veux pas vous entraîner". Quant à sa fameuse déclaration sur sa retraite politique le 21 avril 2002, il l'assure et le jure : "Ce n'était pas une ruse ou une tactique... A l'époque, j'étais persuadé qu'un candidat PS à la Présidentielle émergerait pour 2007... Or, aujourd'hui, ce n'est pas le cas". Enfin, sur le cas Jospin, ces réactions à chaud des lecteurs de "Libération", sur le thème : "Au secours, Jospin revient !"... Une sorte de défouloir, où l'on écrit qu'il représente la politique du 20ème siècle... "Qu'il retourne pêcher la crevette à l'île de Ré !", écrit l'un des lecteurs... Alors qu'un autre dit : "Non, non et non !"... "Voilà qu'il veut nous faire pleurer !"... Ou encore, écrit-on : "Par pitié, serait-il possible que la France n'ait pas l'air, une fois de plus, d'être une maison de retraite ?". Jospin, Royal, Hollande... Qui finalement a le mieux tiré son épingle du jeu ce week-end ? C'est selon... Il y a débat dans les journaux sur ce point... Jacques Camus par exemple, dans "La République du Centre", estime "qu'à La Rochelle, dans cet impitoyable Star Ac politique, Ségolène Royal a gardé son avance... Elle s'est même montrée moins vulnérable que ceux qui, comme Jospin, ont trop fait voir qu'ils ne peuvent pas la supporter". "Non, analyse Michel Noblecourt dans "Le Midi Libre", elle a manqué le test de La Rochelle, en se dérobant au débat avec les Jeunes Socialistes". Tranchant, Jean d'Ormesson, dans "Le Figaro", résume l'attitude de Ségolène Royal qui, selon lui, "a choisi le parti le plus sage, où elle brille de mille feux : elle a souri et elle s'est tue". Reste François Hollande qui, pour Pierre Fréhel dans "Le Républicain Lorrain", "n'a pas avancé d'un pouce, dès lors qu'aucun candidat déclaré n'entend céder, et que chacun feint encore de croire à sa chance"... "Oui, conclut Stéphane Marchand dans "Le Figaro" : à la fois Premier secrétaire, compagnon de Ségolène Royal, et possible candidat, la neutralité, pour le Premier secrétaire, va vraiment relever de l'exploit". Sur François Hollande, les avis sont partagés, disais-je, puisque "Le Parisien", lui, titre en gros caractères : "Hollande monte en puissance"... "Le Parisien" qui, comme d'autres journaux, résume la situation dans un encadré, sur le principe de "à la hausse ou à la baisse"... A la hausse donc, selon ce journal : François Hollande et Lionel Jospin. Stable : Dominique Strauss-Kahn... Et à la baisse : Ségolène Royal, Jack Lang et Laurent Fabius... Et si les éléphants se trompaient énormément ? Pour un bon nombre d'entre vous, aujourd'hui est un jour de rentrée... Dans le vif du sujet... La reprise du travail... "Alors, heureux, précisément, au travail ?"... Plutôt oui, si l'on en croit "Le Figaro Entreprises", qui consacre au sujet un grand dossier ce matin... 40% des Français se disent souvent heureux au travail... Et 49% de temps en temps, révèle un sondage IPSOS réalisé il y a tout juste un an auprès de 1.380 salariés. 40... 49... on s'aperçoit qu'il s'agit d'un bonheur fragile... Mais ce qui change, c'est que cette notion même de bonheur n'est plus taboue dans l'entreprise. D'ailleurs, parmi les éléments constitutifs du bonheur, la plupart des personnes interrogées citent le travail en deuxième position... Loin derrière la santé certes... Mais devant la famille, l'argent, les enfants ou l'amour. D'ailleurs, a-t-on le droit d'être malheureux au travail ?... Oui... Mais a-t-on le droit de le dire ?... Eh bien, pas forcément. Comme l'explique le sociologue Christian Baudelot dans "Le Figaro Entreprises", être heureux au travail est devenu une norme, et les gens qui oseraient dire ou montrer qu'ils ne le sont pas s'exposent à des positions marginales. Autrement dit, puisque les "comment allez-vous ?" sont demandés à longueur de couloir... Répondez : "bien", quoi qu'il arrive. C'est la dictature du sourire, la dictature du bonheur. Il n'empêche que les enquêtes de climat interne se multiplient dans les entreprises... Parce qu'il y va aussi du rendement... Et ce que veulent avant tout les salariés, c'est la reconnaissance. A bon entendeur ! Alors, plus anecdotique, cet encadré, dans le même dossier... C'est une interview intitulée : "Que dire le jour de la rentrée ?"... A vrai dire, on n'a pas la réponse, mais il y a cette question fondamentale : "Rester bronzé, est-ce bien vu ?"... "Oui, répond le coach Chine Lanzmann : le bronzage entre toujours dans la panoplie du manager... Et dites aussi que vous bronzez facilement"... "Pourquoi ?"... Eh bien on ne sait pas... Ca n'est pas dit. Et puisque c'est un jour de rentrée, "Le Parisien" a eu la bonne idée, aujourd'hui, de faire sa Une et de publier plusieurs pages sur les grands rendez-vous qui nous attendent, de septembre 2006 à juin 2007... Un vrai carnet de bord. La Présidentielle, bien sûr... Le chemin qui mène à une France non-fumeuse... La lutte contre le chômage, objectif : descendre à 8%... La fusion Suez-GdF... Le lancement du TGV-Est... Le premier vol commercial de l'A380... L'ouverture du tramway parisien... à la mi-décembre... Et toujours au mois de décembre, un événement de premier ordre : le procès de l'Erika... "Enfin le procès !", titre "Le Parisien", qui nous rappelle aussi qu'au mois de mars 2007, un certain Michel Polnareff sera sur scène à Bercy, pour 10 concerts, 34 ans après avoir quitté la France pour les Etats-Unis... "Un événement quasi historique" commente "Le Parisien". Voilà. Terminons avec cette page de "France Soir", à qui un petit événement" organisé en Haute-Vienne ce week-end, n'a pas échappé : le Festival des noms de village burlesques. Il est vrai que la chose est tout à fait savoureuse, quand on sait d'abord que la manifestation est organisée dans la commune d'Arnac-la-Poste. Sans rire... Ou si, un peu, quand même... Ca s'appelle bien Arnac-la-Poste... Arnac s'écrivant A-R-N-A-C. C'est le quatrième festival du genre... "Le Festival des noms de village à la con", comme le titre "France Soir", qui précise d'abord que les habitants d'Arnac sont des Arnaquois, comme tient à le souligner Anne-Marie, qui habite à Arnac, et qui tient à ce qu'on la qualifie d'Arnaquoise, et non d'Arnaqueuse... Quant au festival, qui regroupe des communes de 745 habitants en moyenne, il est du genre "pas folle la guêpe"... Comme le dit un maire concerné : "Il s'agit de se faire un nom avec notre nom". Oui enfin, habiter un village nommé Ballot, ou Arnac-la-Poste, n'est pas sans inconvénients... "C'est fou ce qu'on peut nous voler comme panneaux de signalétique, et c'est fou ce que les gens peuvent faire devant". A Corps-Nuds, par exemple... C-O-R-P-S plus loin N-U-D-S, des gens se déshabillent régulièrement à l'entrée du village, pour se faire prendre en photo complètement nus, à côté de la pancarte. Reste que ce Festival des noms burlesques a une vraie raison d'exister, parce que la géographie de la France a quelque chose d'égrillard, et se prête même à des itinéraires singuliers... Ainsi, partant de Bellebrune, vous pouvez passer par Corps-Nuds... A moins d'effectuer un détour par Sainte-Verge... Eh oui... Pour finalement se retrouver à Trécon... T-R "e accent aigu" C-O-N... Il n'y a pas 10.000 façons de prononcer ce mot... C'est très con... Mais c'est comme ça. Bonne journée. A demain.

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