Un corbeau, des dénonciations calomnieuses, des services secrets... C'est l'affaire Clearstream, qui, au départ, ressemble à un mauvais roman d'espionnage, mais qui, au final, pourrait devenir une affaire d'Etat... Ne l'est-elle pas déjà, d'ailleurs ? En tout cas, elle est éminemment politique, puisque les proches de Nicolas Sarkozy craignent un complot visant à déstabiliser le futur candidat à la Présidentielle, alors que Dominique de Villepin, qui se sent ouvertement visé, dénonce à son tour rumeurs et procès d'intention. Voilà une façon de résumer l'affaire, comme le fait, en l'occurrence, le journal "Les Echos"... Une façon de planter le décor pour un drame shakespearien, le talent de l'auteur en moins. Et c'est donc aujourd'hui, dans "Le Figaro", que Dominique de Villepin donne sa version des faits... Je reprends le titre du quotidien... Et voilà ce que dit le Premier ministre... Et là aussi, je reprends ses mots... "En janvier 2004, informé de rumeurs liées aux frégates de Taïwan, avec des conséquences diplomatiques importantes à la clé, j'ai demandé au général Rondot, l'un des meilleurs experts des Renseignements et de la lutte anti-terroriste, de faire procéder aux vérifications nécessaires... Eh bien, aucune information précise n'a pu être recueillie à l'appui de ces rumeurs. Maintenant, la mise en cause de personnalités, c'est un aspect différent de l'affaire, poursuit Dominique de Villepin... A cette époque, j'étais ministre de l'Intérieur, et j'ai demandé des vérifications à la DST, qui a conclu à l'absence d'éléments concrets et probants sur les auteurs de cette manipulation... J'ai enfin demandé au directeur de la DST de communiquer à la justice les conclusions qui m'avaient été remises". Voilà. C'est ce qui s'appelle "chercher la parade", ou bien "ouvrir son parapluie", estime "Libération", qui note au passage que Nicolas Sarkozy, qui lui aussi, selon ce quotidien, a longtemps instrumentalisé cette affaire pour se poser en victime de l'Etat chiraquien, a décidé, comme Villepin, de jouer l'apaisement. De fait, dans une interview qu'il accorde au "Monde", le ministre de l'Intérieur assure qu'il ne fera pas d'autres commentaires, ni aucun procès d'intention à quiconque. Il faut dire que, la semaine dernière, une perquisition des juges à Matignon était simplement envisagée... Or, aujourd'hui, on s'y prépare... Ce qui n'est pas tout à fait la même chose. D'ailleurs, pour "Libération", les aveux de Dominique de Villepin dans "Le Figaro"... Sa confidence selon laquelle il a demandé une enquête en 2004... Cette déclaration prépare vraisemblablement un rebondissement dans l'affaire Clearstream. Lequel ?... Bien malin qui pourrait le dire... Mais quoi qu'il en soit, la question qui domine est bel et bien celle-ci, comme la formule le journal "Le Parisien" en Une : "Qui a glissé le nom de Nicolas Sarkozy dans une liste de personnalités censées disposer de comptes à l'étranger ?" Sous le titre : "La bombe Clearstream va exploser", "Le Parisien" rappelle que les juges sont bel et bien décidés à établir toute la vérité... Donc la réponse à cette question, qu'on pourrait aussi traduire de cette façon : "Le corbeau, ou celui qui l'a téléguidé, se cache-t-il au sein de l'actuel gouvernement ?" S'agit-il d'un coup bas politique ou, au contraire, d'un acteur isolé, étranger au pouvoir ?... Souhaitons, conclut "Le Parisien", que la justice parvienne, quoi qu'il en coûte, à sortir de cette ère de tous les soupçons. Bon, ce n'est pas la première fois que des histoires tordues viennent troubler une campagne présidentielle... Mais là, avec Clearstream, on s'attaque à du lourd, note Pierre Taribo dans "L'Est Républicain"... Oui, difficile de faire mieux que ce scénario pour illustrer la sauvagerie du combat politique au sein d'une même famille, écrit de son côté Michel Ricard dans "Le Midi Libre"... Combat qui verrait ainsi le plus proche collaborateur de Jacques Chirac, devenu ministre puis Premier ministre, tout faire... pour tuer politiquement le numéro 2 de son gouvernement. En tout cas, que toutes ces questions puissent être posées en dit long sur le climat de confiance qui règne actuellement au sein du gouvernement, constate Jorge d'Hulst dans "Libération Champagne"... Tout ceci est détestable, et donne image pitoyable de nos institutions et des luttes de pouvoir qui les agitent, reprend Gilles Dauxerre dans "La Provence", qui conclut : "Vivement 2007 !" Justement, 2007, la Présidentielle... Il y a plusieurs façons de l'aborder... Côté casting : les candidats... Côté scène : les programmes... Côté coulisses : petits et grands gestes des candidats... Côté sous-sol : les affaires... Mais on peut aussi prendre de la hauteur, côté balcon, comme le fait Jérôme Jaffré, dans l'analyse qu'il livre au journal "Le Monde", et qui nous explique que 2007 pourrait bien réserver un changement de première grandeur... Pour la première fois depuis 1974, le pouvoir exécutif pourrait être absent de la compétition et, du coup, en changer quelque peu la nature. Ce serait effectivement la première fois depuis 33 ans que le Président sortant ne se représentera pas, si l'on retient bien sûr cette hypothèse avec Jacques Chirac... Perspective probable, à défaut d'être certaine. Il est possible également que ne se présente pas non plus le Premier ministre en exercice... Dominique de Villepin paraissant bien mal placé pour tenter sa chance. C'est ça, l'absence probable de pouvoir exécutif en 2007... Et le changement, il est bien là, puisque depuis 81, toutes les élections, nous rappelle Jérôme Jaffré, se sont faites contre le pouvoir sortant, et ont abouti à une alternance systématique des majorités gouvernant le pays. Or, si le pouvoir disparaît, que devient le vote-sanction si cher aux électeurs ? Pas facile donc, pour la gauche... Mais pas simple non plus pour Nicolas Sarkozy, qui risque alors d'apparaître comme le représentant ultime du pouvoir sortant... Voilà pourquoi il pourrait bien quitter le gouvernement dès l'automne 2006 plutôt qu'au début 2007. Mais au-delà de Sarkozy, l'enseignement principal c'est que, si le pouvoir exécutif est absent, la chance de la campagne serait alors de se tourner davantage vers l'avenir que vers le passé... Une configuration qui pourrait contribuer à restaurer le lien politique entre les Français... Ce lien qui a si cruellement fait défaut en 2002, conclut Jérôme Jaffré. C'est l'histoire d'un homme, d'un vieil homme... 91 ans... Vous verrez sa photo en dernière page du "Figaro"... Il porte la combinaison orange du pénitencier d'Eyman, dans l'Arizona... C'est le plus vieux condamné à mort des Etats-Unis, et sans doute dans le monde... Ca fait 23 ans qu'il languit dans le couloir de la mort... Sorte de couloir sans fin... Vous me permettrez l'expression, à la lumière de la situation surréaliste de cet homme-là... Son seul espoir, c'est que son coeur cesse de battre, de préférence pendant son sommeil... Ce qui lui éviterait l'indignité d'être sanglé sur la table du bourreau et de recevoir l'injection mortelle. Indignité, oui, mais souffrance également, car, dans le même "Figaro", en page 4, un article fouillé nous montre que la mort par injection, supposée être la méthode la plus propre... Celle que le Français Moussaoui recevra s'il est condamné à mort... Cette méthode n'est pas moins cruelle que les autres. Ici, en France, et plus largement en Europe, le débat de savoir quelle est la façon la plus corrrecte d'exécuter quelqu'un est surréaliste... Evidemment, aux Etats-Unis, c'est une autre histoire. Ainsi, la piqûre létale est-elle de plus en plus contestée, car elle serait contraire au 8ème Amendement de la Constitution, qui interdit les châtiments cruels et inhabituels. Or, dans le protocole, autrement dit "3 piqûres : 1 anesthésiant, puis 1 paralysant, et enfin le produit qui arrête le coeur"... On s'est aperçu que la deuxième piqûre qui a pour but d'empêcher le condamné de se contorsionner, masque beaucoup plus la douleur qui ne la diminue... Ce qui fait qu'on ne sait pas si l'anesthésiant est efficace ou pas. D'ailleurs, une association américaine vient de publier un rapport répertoriant les ratages d'exécutions par injection... Des cas de convulsions, de suffocations du condamné, ont été observés... Le même rapport déplore l'amateurisme du personnel chargé de mener les exécutions, transformant ainsi le condamné en supplicié. Oui, avec la Foire de Paris, qui ouvre ses portes ce matin... Le temple de l'aménagement de la maison qui, cette année, met l'accent sur l'écologie à domicile et les nouveaux achats malins. Tout cela passe par des appareils plus géniaux les uns que les autres, comme le "lave-vaisselle heures creuses", qui se cale sur le signal EDF de démarrage des tarifs nocturnes... Ce qui permet de faire jusqu'à 50% d'économies sur la facture... Ou cette machine à laver qui possède un réservoir dans lequel il suffit de verser son bidon entier de lessive liquide... Ensuite, c'est la machine qui dose au plus juste la quantité de produit nécessaire en fonction du linge que vous avez mis dans le tambour. Tip-top également : cet appareil qui sèche et repasse le linge en même temps... Un bonheur ! Citons également l'aspirateur sur coussin d'air... Pas de sac... Et pas de rayures sur le sol, puisque l'appareil ne TOUCHE pas le sol... Il l'évite, en un mot et en deux mots... Voilà... Lévitation et admiration... Ca, c'est pour vos amis, quand vous les recevrez à dîner, si vous achetez le four USB... Là, c'est le top du top... Vous choisissez une recette sur un site dédié à la chose... Vous la téléchargez sur une clé USB, que vous insérez dans le four. Et le four, ainsi programmé, gère comme un grand tous les paramètres : le mode de cuisson, la température, le temps... Ce qui vous transforme n'importe quel Patrick Boyer en Paul Bocuse... N'importe quel ouvreur de conserve en grand chef cuistot... Il y a des jour où on se dit que le futur a de l'avenir. Bonne journée... A lundi...

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