... et l'on parle de Mahler dans les journaux parce que Herbin est mort, dont Jacques Vendroux, raconte l'Equipe trouva le surnom de "Sphinx", et qui mena Saint-Etienne jusqu'à Glasgow. Après la grâce de Herbin, on ressent d'autant plus la vulgarité des mots de Donald Trump disséqués par le New York Times.

On parle d’une symphonie…

Qui porte le beau nom de "Résurrection" et qu’un père musicien fit découvrir à son fils footballeur et blessé, c’était en 1966: Robert Herbin pendant la Coupe du monde était passé à la moulinette d’un anglais destructeur, Nobby Stiles, on ne savait pas s’il marcherait à nouveau, mais le papa de Robert jouait du trombone à l’opéra de Nice et savait ce qui guérit, la deuxième symphonie de Gustav Mahler, Résurrection.  Robert  qui marcha et joua à nouveau et puis fut entraineur et pendant le football et après le football continua à chérir Mahler et ce matin l’on me parle de Gustav Mahler dans l’Equipe, sur le site France Info, dans le Parisien, dans le Progrès où je vois des photos en noir et blanc d’un enfant footballeur puis d’un homme au même regard habité… C’est au Progrès qu’Herbin avait raconté en 2009 la naissance de sa passion musicale…. 

On me parle de Gustav Mahler parce que vous le savez Robert Herbin est mort et l’on égrène alors ce qui compta dans une vie qui changea la nôtre…

On vous parle alors ce matin de Saint-Etienne  qu’Herbin conduisit à une finale européenne perdue contre le Bayern Munich à Glasgow en 1976 quand les frappes françaises ne voulurent pas rentrer, « oui je sais tonton, les poteaux étaient carrés » moque  un journaliste de 29 ans dans So foot qui veut sa part d’héritage! Peut-on mesurer ce matin ce que fut saint-etienne quand la France réapprenait çà aimer le football  par une équipe que Robert Herbin modelait à la dure, dans des séances se souvient l’Equipe où les vedettes se cassaient le nez…

Après leur défaite de 1976 les Verts avaient défilé sur les Champs-Elysées dans des Renault 5 vertes, c’est notre ami Jaques Vendroux qui avait organisé cette fête dont Platini plus tard se moquerait, faire défiler des vaincus! Vendroux, il le raconte à l’Equipe, était supporter et ami de Herbin, dont il avait trouvé le surnom qui fait la Une de l’Equipe ce matin, "la légende d’un sphinx", un jour où il s’était mis en colère contre Robert qui répondait par des oui monosyllabiques à ses questions: « T'es un sphinx, tu ne réagis pas, tu ne dis rien! »

Il disait peu Herbin, mais le silence après lui, c’est encore Herbin… Il n’est de résurrection que dans nos souvenirs.

On parle aussi des mots de Donald Trump. 

Et après la musique d’un mutique je ressens d’autant plus la vacuité bruyante d’un homme d’Etat, exposée sur le site du New York Times, qui a passé au tamis, classé, analysé 260000 mots prononcés par le président américain du  9 mars au 17 avril, dans ses points de presse consacrés à la crise du covid-19… Conférences qui sont devenus la poursuite de ses meetings, l'occasion de dénigrer ses prédécesseurs ses adversaires et de se féliciter lui-même.. “Personne n’a fait ce que nous avons été capables de faire. Quand je suis arrivé, ce pays était cassé »… Et 600 fois en un mois et demi le Président des Etats-Unis s'est décerné des satisfecits. Il a menti aussi... Etes-vous étonnés? Mais le travail du New York times,  nous impose l’absurde. Les mots de Trump défilent et nous assaillent et  l’écran de votre ordinateur est divisé en 42 petits écrans, des postes de télévisions, où on voit Trump en grain de parler, son teint orangé et sa cravate rouge, parfois une casquette de base ball sur le chef,  Trump parle et semble comme un clone de lui même, est-il autre chose que cela?

Il a l’air bien sérieux comparé à monsieur Trump, son excellence Lu Shaye, ambassadeur de Chine que l’Opinion interroge, mais la ferme suavité de ses mots n’augure rien de bon, il reproche à la presse française de "hurler avec les loups" en reprenant contre son pays les accusations des media de l’Amérique, ah si les media de Chine étaient puissants, la diplomatie de l’Empire n’aurait pas à se mobiliser… 

Le Monde décortique le timing de l’embarras puis le procès fait à l’Organisation mondiale de la santé d’être sous l’influence de la grande Chine, dont le patron de l’OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus chantait un peu trop les louanges et a trop suivi le calendrier...

A chaque dirigeant sa gravité. Où faut-il ranger les accusations de mensonges qui s’affichent en Une de Libération contre nos dirigeants, qui auraient dissimulé leurs responsabilités dans la pénurie de masques qui n’en finit pas d’angoisser le pays et la presse régionale… Seule l’Aube semble heureuse dont les journaux, l’Est-Eclair et Libération Champagne, qu’elle compte des usines capables de fournir des masques inventifs, de haute qualité. Chacun a son jardin…

Et l’on parle de refuge pour finir…

Des refuges oniriques, des lieux d’enfance rêvés, des paradis imaginés auxquels on pense pour se distraire du confinement et de l’angoisse, le site de l’Obs me raconte les ressors mentaux de la fuite… 

Voilà une soupape, mais il faut pourvoir se le permettre. 

Les Echos décrivent la catastrophe qui guette la filière aéronautique, même Airbus se sent menacé…

Une petite fille nous regarde sur le site du Parisien, dont vous lisez l’histoire aussi dans l’édition de papier, elle porte des bottes, des gants, un joli manteau de pluie, un masque chirurgical et par-dessus un gros masque de plongée, elle s’appelle Pénélope, elle a trois ans et demi et elle ne peut sortir qu’ainsi attifée parce qu’elle porte dans son corps la survie de sa petite soeur, et elle n’a pas le droit d’attraper la maladie qui confine la toute France. Dans deux semaines, Pénélope doit donner de sa moelle osseuse à sa petite soeur Calie qui a 11 mois, qui souffre d’une leucémie, qui attend la transfusion à l’hôpital Trousseau où elle est hospitalisée depuis octobre, et le moindre contretemps serait un malheur…

Peut-on après Penelope et Calie penser à nos ennuis? Nous n’y sommes pour rien, si nous sourions lisant dans Nord-Littoral qu’une famille déguisée a dansé la danse du canard sous les fenêtres des voisins pour qu’on ne devienne pas fou… Le Figaro, lui me parle d’une vieille flute française, le flageolet, que Berlioz goutait: son père la lui avait enseignée. Robert Herbin eut aimé cette transmission.
 

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