(Eric Delvaux) A la Une ce matin : en train ou en voiture, déprime à la casse... (Bruno Duvic C'est comme si on était parti en Nouvelle Calédonie... Dans le Parisien, Michel, passager du train fantôme Strasbourg Nice garde le sens de l'humour... 26 heures de trajet entre l'Est et la côte d'Azur... "Nous voilà revenu au temps de la vapeur et de la troisème classe" écrit Patrick Fluckiger dans l'Alsace. La liste des défaillances est hallucinante, la fatalité n'y est pas pour grand chose... Comme lui, Jacques Camus se fâche dans la République du Centre... Train de nuit, train d'enfer, ce qui est en cause c'est le train de vie de la SNCF, de plus en plus diesel... Son président Guillaume Pépy est condamné à réduire un endettement de 10 milliards d'Euros. Alors la diminution des investissements interdira le renouvellement des rames. Le dégraissage des effectifs conduira à la suppression de postes. Sans parler d'une inévitable augmentation des prix des billets. Ce train fantôme, conclut Fluckiger dans l'Alsace, est un concentré de tout ce qui ne va pas à la SNCF et, plus largement, dans la société actuelle... (E.D.) Mieux vaut prendre la voiture alors ? (B.D.) Faut voir... A la Une de la Provence ce matin : auto, fin de primes et début de déprime ... Plus que 4 jours pour profiter de la prime à la casse. C'est la ruée chez les concessionnaires, relève la Dépêche du midi. Fin de la prime à la casse mais pas seulement. Toute une série de mesures relance prend fin. Et cela suscite des inquiétudes dixit les Echos. Le train, la prime à la casse, les mesures de relance : terminus. Un fil rouge derrière tout cela : faire des économies. 2010, année de la crise de la dette dans les pays européens. D'ailleurs en Espagne aussi, on arrête de biberonner les contribuables : le chèque bébé est supprimé pour cause d'austérité nous dit le Monde. Il était de 2500 Euros à chaque naissance. A partir du premier janvier, les poupons espagnols ne trouveront plus rien dans leur berceau. Alors c'est la ruée dans les maternités. Passé la 38ème semaine de grossesse, beaucoup de parents ont demandé une naissance anticipée eau père Noël et aux médecins. L'Espagne en crise, infiniment plus que la France. A tel point que les jeunes font leur valise, direction l'Argentine. Une vraie ruée selon Libération. Plus de 30.000 personnes ont pris l'avion depuis 2008. Drôle de renversement de l'histoire. Il n'y a pas si longtemps, ce sont les Argentins qui arrivaient en Europe en quête de fortune. 20% de chômage en Espagne, on en est pas là en France, quoique... Dans le Monde, Gérard Courtois détaille tout de même les derniers chiffres du chômage. Ils ont été rendus publics très discrètement la veille de Noël. En comptant les chômeurs tout court, ceux à temps partiel, ceux qui ne sont pas obligés de rechercher un emploi (les malades notamment), le chroniqueur du Monde arrive à 4 millions 618.000 chômeurs. On comprend que le chômage soit largement en tête des préoccupations des Français selon le Barômêtre de l'institut Sofres pour la Croix, publié ce matin. (E.D.) En clair, la vieille Europe est toujours dans la nasse... (B.D.) Et pourtant, un nouveau pays va adopter l'Euro. A partir du premier janvier, vous pourrez payer votre Kringel, viennoiserie aux amandes, en Euro dans les rues de Tallinn. L'Estonie passe à la monnaie unique. C'est le premier pays de l'ex Union soviétique à franchir le pas. Et ce faisant, Talinn envoie un message, selon l'édito du Figaro. Même en pleine crise l'Europe et l'Euro demeurent un idéal politique et économique. Ce message mérite d'être entendu de la part d'un pays longtemps soumis au joug soviétique. Voici donc la zone Euro confrontée au défi de l'élargissement. Qui après l'Estonie ? La crise a tout de même refroidi les ardeurs. Pologne, Hongrie, République tchèque : pour l'instant ils disent non merci à l'Euro, comme le titre la Tribune. (E.D.) Comment sortir de cette crise de la dette ? (B.D.) Il suffit d'appeler la Chine, elle a plein de devises et elle ne demande qu'à investir en Europe. Exemple le plus marquiant de ces derniers mois : c'est désormais une entreprise chinoise qui contrôle le port antique du Pirée en Grèce. Merci la Chine... Mais Bruxelles veut tout de même modérer les ardeurs de Pékin. C'est la Une des Echos ce matin. Derrière ces investissements dans des secteurs parfois sensibles comme les télécommunications, il y a une stratégie politique à laquelle l'Europe doit répondre. La commission européenne souhaite la création d'une autorité de contrôle. En tout cas entre les Espagnols qui vont chercher fortune loin d'Europe et les Chnois qui multiplient les investissements sur le vieux continent, cette année 2010 aura dessiné une nouvelle carte du monde. Les nouvelles puissances mondiales : analyse du chercheur Dominique Moïsi dans Ouest France. 2010 aura confirmé 2 faits : la montée en puissance des pays émergents et le déclin relatif du monde occidental. Il est trop tôt pour affirmer que nous sommes entrés dans le monde post occidental mais il est devenu multipolaire. Le même Domnique Moïsi poursuit l'analyse dans le Figaro : "Nous nous trouvons entre deux mondes et dans cet entre deux, l'arbitre fait cruellement défaut. L'Asie monte en régime, ça ne va pas sans surchauffe ni embardée. Surchauffe et inflation en Chine. Pékin tente d'apaiser les peurs face à la hausse des prix, titre le Monde. Les taux d'intérêts augmentent. Certaines denrées ont augmenté de plus de 50% depuis le début de l'année. La bulle est aussi immobilière et nourrit les fantasmes. Récemment des courriels circulant sur Internet racontaient qu'il faudraient qu'un paysan ait travaillé depuis la dynastie Tang, il y a plus de mille ans pour acquérir un appartement à Pékin. En Inde, c'est la crise de l'oignon qui provoque la colère de la population. Détails sur le site de l'Humanité. A cause de pluie inhabituelles, le prix de cet ingrédient indispensable à la cuisine indienne a plus que doublé ces derniers jours. 20.000 personnes ont manifesté à Dehli mercredi. Les oignons en Inde, la noix de coco au Sri Lanka, l'huile de cuisson au Bangladesh : à chaque fois, les prix flambent. La très grande instabilité des marchés des matières premières est un autre élément de crise. (E.D.) Le tour du monde dans la presse passe aussi par la Russie et la Côte d'Ivoire... (B.D.) En Russie l'ancien magnat du pétrole, adversaire de Vladimir Poutine, Mikhaïl Khodorkovski a été déclaré coupable d'avoir volé sa propre enterprise. Procédure fabriquée de toutes pièces comme dans les années 30. C'est le nouveau procès de Moscou pour Libération. Et Laurent Bagbo, Bagbo seul contre tous en Côte d'Ivoire. Manchette du parisien, qui se demande combien de temps le président battu peut tenir. Allez terminons avec un autre tour du monde. Tous les Vermeer du monde. Très beau dossier dans le mensuel Arts Magazine ce mois ci. Pour l'oeuvre de Picasso, on recense plus de 19.000 picèes. Pour celle de Vermeer, 37 tout au plus et encore, l'authenticité de certains tableaux fait débat. En tout cas il y en a très peu et Arts Magazine les rassemble dans son numéro de janvier. Presque chacun de ces tableaux a une histoire. Comme ces deux toiles qu'Hitler s'étaient apropriées. Au moment de la capitulation, elles étaient cachées dans une mine de sel. Le Fuhrer avait ordonné leur destruction, heureusement, les articifiers ont désobéi. Je vous encourage à lire ce dossier passionnant. Et puis la planète Vermeer c'est un peu une revanche de la vieille Europe sur le nouveau monde. Sur les 35 toiles dont on est certain dont l'authenticité, 21 sont en Europe. 2 au Louvre. Pour l'instant, il n'y en a aucun en Chine. A demain !

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