Dossier de 5 pages signé Libération ce matin. En plein débat sur le cas Vincent Lambert, le quotidien publie un rapport du centre d'éthique de l'hôpital Cochin sur les doutes et les questionnements des soignants.

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Peut-on, comme la loi Léonetti le permet, laisser mourir de faim et de soif un bébé, lorsque tous les acteurs estiment qu'il ne peut plus vivre en l'état ? Rien que d'en parler l'effroi guette, écrit Eric Favereau. L'histoire de 25 enfants a été étudiée. Les pratiques de la fin de vie sont variables. Entre l'application stricte de la loi, et les soignants qui, avec l'accord des parents, accompagnent la fin de vie de ces bébés en les endormant profondément pour ne pas qu'ils souffrent. Et surtout, pour que ça dure moins longtemps. Car pour certains parents, l'agonie de leur bébé a duré 3 semaines. Inhumain.

Qu'en déduire, quand l'arrêt de l'alimentation est le coeur même de la parentalité ? Ce geste est symboliquement atroce reconnaît Jean Léonetti, mais pas médicalement. L'alimentation et l'hydratation artificielle, c'est un traitement. Faut-il alors accélérer la mort du nourrisson avec la sédation ? Oui, répond Jean Léonetti. Nous lui devons l'absence de souffrances. Mais ce point n'est pas dans la loi lui fait remarquer le journaliste de LIBé.Formellement non. Mais j'estime que l'on doit aux proches une mort appaisée.Recherche Ianoukovitch pour assassinat de masse. Il y avait les affiches : Have You seen this man. L'appel cette fois, est lancée par le Kiev post. Le président destitué aurait volé 70 milliards de dollars au cours des 3 dernières années. La chasse à l'homme a commencé lentement selon le journal ukrainien. Une centaine de personnes sont mobilisées. Mais on ne sait pas où elles en sont. Et dans l'est de l'Ukraine, les rumeurs vont bon train. Pas confirmées... les informations selon lesquelles, il aurait déjà acheté une résidence à Moscou pour 52 millions de dollars. Pas confirmé non plus, son communiqué qui indiquait hier, une conférence de presse pour cet après-midi.Dans le même temps, les journalistes ukrainiens épluchent un à un les documents retrouvés dans la demeure de Ianoukovitch.

Enfin ce qu'il en reste selon Stéphane Siohan du Figaro. Parce que certains ont été brûlés, d'autres, noyés dans les eaux de la Mer de Kiev. Mais la quinzaine de journalistes présents commence à percer certains secrets. Sur les entreprises aux structures complexes basées à l'étranger. Et puis aussi le train de vie du clan Ianoukovitch, exhorbitant. Factures, documents, les journalistes scannent tout. Il faut faire vite avant que les structures légales du pays ne viennent mettre la main dessus. Je ne connais que deux députés qui sont propres dit l'un d'eux. Mais déjà, on sonne à la porte de la résidence de Mejgorie.Ce sont les représentants du nouveau procureur général de Kiev.Et pendant ce temps, l'histoire de l'Ukraine se joue en Crimée. Dans ce bastion russophile, il est dangereux de défendre les idées de ceux qui ont renversé le régime.Olivier Tallès de La Croix a rencontré Viktor un jeune informaticien. Rendez-vous fixé dans un parking discret à la sortie de la ville. Il vérifie l'identité de ses visiteurs et les emmène ensuite dans un bureau désaffecté, protégé par d'épais rideaux. L'homme est mal rasé. Il vit comme une bête traquée. Il ne dort jamais au même endroit. Viktor est l'oeil de Kiev. Il envoie chaque jour un rapport au nouveau ministère de l'intérieur. Si on me trouve dit-il, je serais passé à tabac, voire pire. A Sébastopol, une contre-révolution qui ne veut pas dire son nom, s'organise.

A lire aussi dans la presse ce matin, les suites de l'affaire Copé - Bygmalion. Après les révélations du Point hier, les éditorialistes tirent à vue sur Jean-François Copé.Si ça continue... il va finir en caleçon, comme dans la piscine de Takieddine écrit Jean-Marcel Bouguereau dans La République des PyrénnéesPaf ! Jean-François Copé vient de se prendre un gros Point dans le pif. Jean-Michel Servant du Midi Libre.Malgré ses efforts, il n'a jamais réussi à redorer son blason dans l'opinion souligne Guillaume Tabard du Figaro. Il n'a pas su se faire aimer des Français et encore moins être reconnu comme le patron de l'opposition. Chacun est persuadé à l'UMP que l'idée qu'il y a décidément un problème Copé, s'installera d'elle-même. On est dans les petits calculs avant les grandes manoeuvres. Personne ne lui laissera les clés du parti en 2015.

Et les militants UMP dans tout ça?LE Huffington Post en a interrogé quelques uns. La ficelle est un peu grosse dit l'un d'eux à Angers. Affaire grotesque pour le responsable des UMP du Nord. Tout le monde est entièrement tourné vers les municipales.Un pacte, des poissons douteux et des pantouflards. Le pacte, c'est celui de responsabilité. Les partenaires sociaux se retrouvent aujourd'hui.Selon Le Parisien- aujourd'hui en France, tout se joue maintenant pour François Hollande. Il n'a d'ailleurs paraît-il, que ce mot à la bouche : le pacte, le pacte, le pacte. Sa réélection en 2017 dépendra en grande partie de sa réussite.

Fraude à l'étiquette sur le poisson.Le site Terra-Eco a mené l'étude avec notamment l'Inserm. Restaurants, supermarchés, plats préparés, la fraude n'est pas importante. 4% seulement. Mais elle révèle que la tromperie est le plus souvent observée non pas dans les plats préparés, mais dans les restaurants et chez les poissonniers. Le cabillaud devient de l'églefin. Le thon rouge, de l'albacore. La fraude est souvent en aval de la chaîne, là où l'ignorance du consommateur autorise la supercherie.

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Les pantouflards enfin. Ils s'étalent en Une de L'Equipe. Ce sont les joueurs de foot français. Ils ne travaillent pas assez. Les étrangers passés en Ligue 1 confirment. Les joueurs français à l'étranger aussi.Julien Faubert, défenseur bordelais raconte son arrivée à West Ham en Angleterre. "On m'a bien fait comprendre que j'étais le petit frenchi. Celui qui passe son temps à se plaindre." Certains avancent que ce qui a tout déréglé c'est l'argent qu'on a donné à des gamins de 17 ans de peur qu'ils partent. La génération des Nasri, Benzema et consort n'a aucune éducation. En France, un joueur placé en garde à vue, peut jouer le lendemain. En Italie, si quelqu'un sort du rang, t'es rappelé à l'ordre.Si tu veux pas comprendre, t'es sur la liste des transferts au prochain mercato. C'est la culture des grands clubs dit Jonathan Zébina, défenseur toulousain. Conclusion de Vincent Garcia de L'Equipe. Y'a t'il beaucoup de grand club en France ?

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