La Bourse ou la vie... Ce matin, on débute la semaine comme on l'avait finie... On parle finance... marchés boursiers... On parle de la Société Générale... Et en marge de ce sujet très sérieux... la chronique de Jean-Pierre Robin, dans Le Figaro Economie... une chronique consacrée ce matin aux adages boursiers... On connaît le fameux "Tant qu'on n'a pas vendu, on n'a pas perdu"... Eh bien sachez que son contraire existe aussi... "Ne tombez jamais amoureux des sociétés que vous avez en portefeuille"... sous-entendu : vendez les titres quand ils s'avèrent de mauvais placements... Jean-Pierre Robin qui rappelle aussi l'attitude du dandy de la Belle Epoque Robert de Montesquiou... "Il est déjà assez ennuyeux de n'avoir pas d'argent... S'il fallait en plus se priver !"... Une saillie désinvolte qui doit être prise au sérieux... C'est en effet le principe de base de toutes les politiques de relance... Quand toute une population se trouve brusquement appauvrie, il faut faire en sorte que les gens continuent de dépenser, sinon c'est la récession... Alors la Bourse ou la vie... Eh bien, conclut le chroniqueur du Figaro, "la vie doit toujours l'emporter sur la Bourse"... Alors, sur le fond du dossier Société Générale, la garde à vue de Jérôme Kerviel... Le trader par qui le scandale est arrivé est en Une de beaucoup de quotidiens... "Ce que le trader a dit aux enquêteurs"... C'est Le Parisien-Aujourd'hui en France qui entend le révéler... Il affirme avoir agi seul, et dans le seul but de réaliser des profits pour sa banque... Il nie tout enrichissement personnel... Et selon l'un des enquêteurs, dont le journal rapporte les propos... "A ce stade, rien ne permet de penser qu'il a bénéficié de complicités, tant internes qu'externes"... Dans Le Républicain Lorrain, Louis Bigot revient sur l'incrédulité de nombreux experts... Et il est plutôt enclin à donner du crédit aux avocats de Kerviel... qui accusent la Société Générale d'avoir créé un écran de fumée pour masquer des pertes conséquentes liées à la crise des crédits immobiliers américains... Alors ce matin encore, retour sur les rouages du système financier international... Pour Jacques Camus, dans La République du Centre, "les fautes, avérées ou non, de Jérôme Kerviel sont moins lourdes que celles des autorités et des organismes bancaires, chez qui la gestion du risque a fait place à la recherche immodérée du profit"... Dans Les Echos, vous lirez que "la classe politique s'empare de l'affaire"... "Bercy cherche à comprendre le rôle exact des différents protagonistes", explique Le Figaro... "L'Elysée stigmatise les dérives du capitalisme boursier", note La Tribune... Et Laurent Joffrin, dans Libération, exhorte les politiques... "Il est temps qu'ils tentent de reprendre le contrôle du monstre... Ils en ont les moyens... à condition de jeter par-dessus bord les dogmes du laisser-faire qui les paralysent"... Dans Ouest-France, Paul Burel est beaucoup plus sceptique... "On voudrait croire que les politiques sont réellement prêts à remettre un peu de valeur éthique là où il n'y a plus que des valeurs marchandes... Mais comment être convaincu par un Président français qui feint de découvrir que les salles de marché sont des hauts lieux de spéculation !... Et qui s'en tient, pour l'heure, à un simple appel à la transparence, que l'on ressert régulièrement à l'opinion à chaque crise"... "Société Générale : la crise près de chez vous"... Dans Marianne, un point sur les conséquences de cette crise bancaire sur les particuliers... D'abord, les banques vont être de plus en plus sélectives en matière de crédits... Déjà, rapporte l'hebdomadaire, les grands établissements rejettent 10% des demandes de prêts, contre moins de 3% avant l'été... Du coup, logiquement... dans l'immobilier, la fête est finie, explique encore Marianne... Et autre conséquence, peut-être plus grave encore... Les banques vont limiter au maximum leurs risques... Et là ce sont les petites et moyennes entreprises qui auront du mal à trouver des liquidités... On reste dans le monde des affaires... En Moselle, ce matin, tous les yeux seront tournés vers l'Elysée... "Sarkozy face à Mittal"... C'est dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... Le PDG du groupe sidérurgique indien est reçu tout à l'heure par Nicolas Sarkozy, qui l'a déjà rencontré en Inde vendredi... D'ailleurs, dans Le Parisien, 4 photos des 2 hommes en train de discuter à New Delhi... une discussion en apparence cordiale... Mais sur le fond, explique le journal, Lakshmi Mittal est déterminé... Il ne veut pas remettre en cause la restructuration annoncée de l'usine de Gandrange... Dans France Soir, vous lirez qu'il a expliqué au Président français qu'il voulait fermer le site de Gandrange pour le bien de tous les employés... Et dans Le Figaro Economie, l'un des membres de la direction générale du groupe Arcelor-Mittal explique que fermer Gandrange, c'est investir plus à Florange, l'autre site du groupe en Lorraine... Et puisque l'on parle de l'Inde.... Dans les journaux ce matin, retour sur le bilan du voyage présidentiel... Les Echos note très clairement que "Nicolas Sarkozy rentre de son voyage en Inde les mains vides"... "Le Président de la République a beau avoir martelé des messages de soutien politique à ses homologues indiens, sa visite de deux jours à New Delhi ne s'est pas soldée par des retombées économiques substantielles", note le quotidien économique... qui rappelle que, pourtant, le chantier est urgent : la part de marché de la France en Inde... qui était de 4% en 1980... est tombée à moins de 2%... Oui, confirme La Tribune, "l'accès au marché indien reste un défi pour Paris"... Mais tout de même, note le journal, "Nicolas Sarkozy a fait forte impression auprès des hommes d'affaires indiens... Et pour entretenir ces bonnes relations, le Président français compte se rendre en Inde une fois par an"... Sauf qu'en lisant Asia Magazine... on se rend compte que ce sont plutôt les entreprises indiennes qui partent à la conquête du monde... avec pour caractéristique essentielle d'être des entreprises familiales... Chez les Tata, chez les Mittal, on gouverne de père en fils, avec les oncles et les cousins, de génération en génération... Et puis la plupart ont commencé dans le négoce... ce qui fait d'eux de redoutables négociateurs-nés... des opportunistes aussi, adeptes de la diversification et ouverts au monde... Seul bémol, mais il est de taille, constate Asia... la pénurie de main-d'oeuvre... 80.000 étudiants quittent le pays chaque année, essentiellement pour partir aux Etats-Unis... Et à côté, deux-tiers des Indiens sont toujours analphabètes... Et sinon, ce matin... Vous lirez aussi, dans La Croix, que "le métier d'enseignant est à réinventer"... Qu'une météorite a occupé tout le week-end les habitants de Trouy et de sa région... Dans ce village du Cher, à quelques kilomètres de Bourges, on a donc aperçu une météorite vendredi soir, juste avant qu'elle n'explose... Mais gendarmes et habitants ont exploré les environs sans en retrouver le moindre débris... Cela dit, la chasse au trésor continue... Et puis ce matin, L'Humanité propose un numéro spécial, réalisé par ses jeunes lecteurs... Lycéens ou étudiants, ils ont en moyenne une vingtaine d'années... "Les jeunes sont à L'Huma", rapporte, dans un dessin signé Charb, un conseiller à Nicolas Sarkozy... Et le Président répond : "Tu parles d'un scoop !... Rappelle-moi quand ils seront au Figaro"...

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.