Dans les quartiers de Kercado et Menimur, la bourgeoise Vannes est une place-forte de la drogue, dit le Télégramme: une histoire qui stagne, elle épuise les journaux et les gens. On veut rattraper le temps perdu pour protéger les enfants en danger, Libération. Jean-Michel Bazire, "le Zidane du trot", sur lequipe.fr !

Capture écran de membres de la famille qui a "terrorisé" la Nouvelle-Zélande
Capture écran de membres de la famille qui a "terrorisé" la Nouvelle-Zélande © New Zealand Herald

Un scandale venu de Nouvelle-Zélande...

Que nous raconte le journal Slate, sur internet. La Nouvelle-Zélande, pays de bonne éducation, qui s'est déchainée ce mois de janvier contre une famille de touristes britanniques mal élevés devenus un sujet de détestation nationale, sur les réseaux sociaux, mais aussi dans les media traditionnels et de qualité qui informaient le public en temps réel, du parcours et des exactions de ces envahisseurs... Ils avaient laissé des ordures sur une plage, ils avaient mis des fourmis dans leurs assiettes au restaurant pour ne pas payer,  Ils avaient abandonné une grenouillère de bébé remplie d’excréments à bord d’un avion... Et en quelques vidéos, l'image de cette famille composée entre autres d'un jeune père en surpoids et d'un gamin de 9 ans qui menaçait une dame de lui "casser la tête", cette image s'est imprimée dans la conscience néo-zélandaise comme celle de l'ennemi jusqu'à la délivrance, un arrêté d'expulsion du pays, et une condamnation en justice pour une membre de la tribu qui avait dérobé dans une station service  des lunettes de soleil et des canettes de Red Bull... 

Les Britanniques sont partis, que les Néo-Zélandais accusaient d'être des gitans irlandais mais qui en fait venaient de Liverpool semble-t-il... et qui auront passé les plus mauvaises vacances de leur vie... Eux qui se réjouissaient d'aller au bout du monde, avaient beaucoup dépensé pour cela, et rêvaient d'aller voir Hobbiton, la ville des Hobbits, les héros de Tolkien, reconstituée en Nouvelle-Zélande, "maintenant c'est foutu" disait au New Zealand Herald le jeune homme trop gros en teeshirt blanc et short rouge..

Et lisant Slate, on s'interroge aussi sur le rejet des rustres par des gens élégants, et la passion qui a saisi la Nouvelle-Zélande, ce « paradis pour super-riches » dont la Première ministre opposait l'amour aux rudesses de Donald Trump, les tendres aussi peuvent etre méchants?    

Ils nous semblent bien légers, les tourments des Kiwis en comparaison des nôtres, qui n'arrivent plus à scandaliser, tant ils stagnent. 

Le Télégramme fait sa une sur Vannes, « Vannes  la bourgeoise, la cléricale, la télégénique » mais aussi « Vannes la stupéfiante », qui est une place-forte de la drogue dans deux quartiers populaires, Kercado où les dealers règlent leurs comptes et le parc de Kerizac dans le quartier de Menimur, cet écrin de verdure prisé des familles dit le Télégramme, mais où l'on chouffe, on guette, on vend, au bord du club de tennis, de la pelouse synthétique du club de football, devant les jeux pour enfants... 

Mais ce ne sont pas tant les reportage très bons, du Télégramme, qui me réveillent ce matin, mais une sensation de déjà-lu, car tous les quartiers de la drogue se ressemblent et mieux encore. La drogue à Vannes au parc de Menimur était dans Ouest-France en aout dernier, et dans le Télégramme en janvier 2018, et dans Ouest-France en décembre 2017...  Et en 2015, le patron du G20 de Kercado avait affiché sur sa vitrine « Drogue en vente à prix discount " pour déboncer le trafic qui s'opérait devant lui, ce qui lui avait valu une célébrité temporaire et une tentative d’incendie; c'était il y a quatre ans et on y est encore, et c'est cela, cette accoutumance, qui épuise les journaux et les gens. 

L'enfance en danger est à la Une de Libération

Et le journal nous raconte Léa qui n'avait que 6 ans quand sa maitresse d'école remarqua les bleus qui marbraient sa peau, Léa était battue et souffrait comme ses soeurs Dora et Aïda et son frère Victor,  et le tribunal pour enfants de Bobigny ordonna des mesures pour accompagner la fratrie, mais le temps de s'organiser, les éducateurs ne purent approcher la famille qu'à la rentrée 2017. Trop tard. Entretemps, la petite Léa avait décroché à l'école, Dora, 14 ans, était devenue cheffe de bande, Aïda avait fugué et Victor passait au tribunal pour des affaires de violences.... Et c'est une autre accoutumance à l'échec et l’horreur silencieuse du temps perdu, peut-on le rattraper quand le nouveau secrétaire d'Etat Adrien taquet, qui jadis me dit la Croix trouva pour Emmanuel Macron le nom de son mouvement, en marche, va présenter aujourd'hui un plan pour sortir de l'impuissance,  car pour l'instant, les travailleurs sociaux ont l'impression « de poser malgré eux les graines de la délinquance », tant la machine est grippée, tant on s'occupe d'abord, explique Libération, des mineurs délinquants, sans savoir sauver ces enfants menacés dans leurs familles, qui deviendront ensuite ces menaces dont on se repait…

Je lis dans le Républicain Lorrain que dans la nuit de vendredi à samedi, à Moyeuvre-Grande, un enfant de quinze ans, éméché, a tiré sur des gilets jaunes qui l'avait chassé du brasero où ils discutaient, ne voulant pas d'un adolescent ivre, il est revenu armé, c'étaient des balles à blanc... Où le ranger ce jeune homme, dans la rubrique de l'enfance en danger ou dans les débordements qui accompagnent les gilets jaunes, même quand ils sont innocents?

L'Humanité fait sa Une sur les gueules cassées des violences policière-, mais on lit dans le Figaro et le Monde qu'au sommet de l'Etat, on est dans l'après crise et on pense à l’après-débat. Mais dans le Monde encore, et dans l'Est républicain et Libération, on me raconte une assemblée générale de gilets jaunes à Commercy dans la Meuse, où l'on s'essaie à la démocratie en attendant mieux, "la révolution ça prend quatre ans", disait un participant venu de sète... 

Dans le site internet des Echos on vous raconte l'envers d'une belle image médiatique, celle du débat organisé par Cyril Hanouna et Marlene Schiappa… Dans les intermèdes de publicité, on se révolta dans les rangées du public, des gens venus à leur frais à Paris dans l’espoir de dire leur vérité, réalisant qu’ils ne seraient pas interrogés, se rebellaient contre un débat qui prenait l’air, pour eux, d’une escroquerie… 

Et la constance d'un sportif pour finir...

Qui se nomme Jean-Michel Bazire et qui à 47 ans a remporté le prix d'Amérique à Vincennes, drivant Belinda Jocelyn, 20 ans après son premier succès avec une jument américaine, Moni Maker... Il est dans le Parisien, Bazire,  et le Maine libre, et surtout sur le site de l'Equipe, le « Zidane du trot », dans un long format où se dessine un homme tranquille dont les vêtements piquetés de boue ont la couleur des légendes!

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