Quand Pôle Emploi joue avec les catégories

Peu importe la stabilisation des chiffres du chômage, vos journaux s'intéressent plutôt ce matin à l'opportun changement statistique, selon Le Figaro .Celui qui a permis de n'enregistrer que 1300 demandeurs d'emplois supplémentaires en catégorie A en faisant passer les autres dans les catégories D ou E - celles des chômeurs en formation ou en création d'entreprise- beaucoup moins regardées par les médias. "On est pas loin d'inventer le concept du chômeur occupé ", lâche de son côté L'Opinion qui donne cependant la parole à Jean Bassères, le patron de Pôle Emploi, venu défendre des "statistiques fiables, conformes au standard européen "

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Les précaires face à la justice

Le journal La Croix relaie une étude menée par deux chercheurs de l'université de Nantes qui ont passé au crible 3537 condamnations prononcées par cinq tribunaux correctionnels et qui constatent : les prévenus les plus défavorisés écopent de plus de prison ferme que les autres. Quand il s'agit d'un Rom ou d'un SDF , lui faire éviter la prison est "mission quasi impossible ", confirme un avocat.

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En cause : essentiellement la difficulté pour les plus précaires d'apporter des garanties de représentation qui sont davantage jugés en comparution immédiate et bénéficient moins de peines alternatives comme le bracelet électronique, par exemple.

"Donald Trump, c'est nous"

C'est l'histoire d'un homme, magnat de l'immobilier, star de la télé-réalité et en tête de nombreux sondages outre-Atlantique. Vous l'avez reconnu ? Sinon,Le Huffington Post vous livre d'autres détails : "sourire indulgent de l'homme qui sait exactement qui est en position dominante : lui ", "fumiste", "clown", "nombriliste", "showman raciste ". Bref, "imbuvable et fascinant ."

► ► ► LIRE L'ARTICLE | Comment l'ascension politique de Donald Trump reflète l'évlution de la société américaine

Alors le journaliste américain Howard Fineman a tenté de comprendre comment Donald Trump - puisque qu'il s'agit bien de lui - a pu connaître une telle ascension politique chez les Républicains. Et son constat est sans appel : "C'est triste à dire, mais Trump, c'est nous ". En l'occurence la société américaine qui lui a donné les conditions de s'épanouir : défiance vis-à-vis du gouvernement, culte de l'argent, racisme latent.

Dans l'esprit de Donald Trump, le monde est contre lui et le Mexique envoie ses violeurs et trafiquants de drogue. Et puis, la tendance au zapping - "The Donald" compte trois millions trois cent mille abonnés sur Twitter - et l'absence de substance. "Donald Trump va créer des millions d'emplois, écrit Howard Fineman, empêcher les Chinois d'imposer leurs conditions commerciales, tenir bon contre l'Iran." Comment? Ça, personne ne le sait.

Nigel Richards aux antipodes

Barbe longue et fournie, grosses lunettes et coupe de cheveux pas franchement réussie, l'homme qui n'aime ni l'argent, ni les médias, ni la célébrité, s'affiche en dernière page de Libération . "Énigmatique Néo-zélandais ", écrit Guillaume Gendron, fan de vélo et surtout champion du monde de scrabble francophone sans parler un mot de français. Alors même s'il n'accorde aucune interview, Libération a tenté de décrypter ce "Federer du mot-compte-triple". Et raconte comment deux ans après avoir découvert le Scrabble à l'âge tardif de 28 ans, il enfourche son vélo sous la pluie, pédale pendant 14 heures, remporte son premier tournoi. Avant de faire chemin en sens inverse.

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Pour le championnat du monde de Scrabble francophone, l'échalas au gros sac à dos et sac banane a mémorisé les 370 000 mots de l'Officiel du Scrabble du Larousse et a déjoué les pronostics de ceux qui trouvaient déjà qu'être dans les 200 premiers serait énorme. "On savait que c'était un monstre, on a découvert que c'était un ordinateur ", lâche l'un de ses rivaux.

La vie en HTML

Des ordinateurs par centaines, ou plus précisement : 1000 iMac 27 pouces alignés dans une salle à la climatisation poussée à fond. Bienvenue dans l'école 42 de Xavier Niel, établissement gratuit pour les petits génies du code. Seule condition : réussir l'incroyable concours d'entrée. Alors l'hebdomadaire Elle a voulu le voir pour y croire. Et a accompagné les 900 candidats, prêts à se jeter dans La Piscine, du nom de l'épreuve d'entrée, qui s'étale sur quatre semaines. Au programme : du code, du code et encore du code. Car Xavier Niel voit l'avenir en HTML. Comme Yuma, 19 ans, père développeur et scolarité à l'école de la Légion d'honneur, Mégan, 20 ans, BTS esthétique et passionnée de jeux vidéos, Aurélie, 30 ans, enceinte de sept mois et gérante d'une boutique de maroquinerie ou encore Arnaud, 13 ans, dont la mère a obtenu une dérogation pour ce concours réservé aux 18-30 ans et pour qui une page HTLM, "c'est comme du Français ". De quoi conclure pour le journaliste Laurent Bastide, que l'école 42, c'est un peu "le Science Po des chelous ".

Hellinikon, ou la guerre des mondes

C'est probablement l'un des symboles de la crise grecque : deux visions qui s'opposent - celle des créanciers du pays et celle du peuple. C'est donc à Hellinikon que ça se passe, site de l'ancien aéroport d'Athènes et des Jeux Olympiques de 2004 : 620 hectares en bord de mer racontés par L'Humanité ce matin. Un site à l'abandon : "tarmac fissuré ", "vieille caserne de pompiers ", "anneaux olympiques en décomposition ", écrit Stéphane Aubouard. Et pourtant, site public le plus convoité de Grèce. Remporté, via un appel d'offre par l'armateur grec Spiro Latsis pour la modique somme de 915 millions d'euros."Il en vaut 15 milliards" , assure tel architecte urbaniste.

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Son nouveau propriétaire y rêve de gigantesques projets immobiliers, villas, centres commerciaux, privatisation de la plage et même d'y déplacer le casino situé plus haut sur la colline. Un rêve gelé jusqu'à présent au profit d'un autre : celui échafaudé par des volontaires : clinique gratuite pour tous ceux que l'austérité a privé de soins, jardins sociaux, accueil pour enfants handicapés ou centre culturel. Lieu de solidarité par excellence jusqu'à présent du moins. Parce qu'Hellinikon a fait partie des points de négociations d'Alexis Tsipras avec la Troïka. Et qu'il fait aujourd'hui l'objet d'un ultimatum : celui d'une reprise du site en novembre 2016 au plus tard.

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