Ce matin la presse nous parle d'hippopotames et d'un baron de la drogue

Libération nous raconte l'histoire des hippopotames de Pablo Escobar. Anne Proenza la correspondante à Bogotá de Libé en convient c'est “sans doute le moindre des problèmes hérités” du chef du cartel de Medellín mort en 1993. Mais ces animaux africains envahissent le bassin du Magdalena en Colombie, dont ils ne sont pas originaires ; ils terrifient les pêcheurs, et perturbent la vie aquatique locale. 

Pablo Escobar en avait ramené quatre dans son immense propriété de la Hacienda Napoles. Là, ces hippopotames imprévisibles et parfois agressifs ont trouvé un paradis explique un biologiste interviewé par Libération. Pas de saisons, pas de sécheresse et à manger toute l'année. Ils sont désormais 80 et vivent pour certains à 150 km de l'ancienne hacienda du mafieux. Si rien n'est fait, les spécialistes estiment qu'ils seront plusieurs milliers dans la région en 2050.  Ils menacent des espèces fragiles comme les lamantins, les caïmans et les loutres.  

 Dans le Monde c'est une autre faune aquatique qui est en danger. Les trois-quarts des poissons migrateurs ont disparu depuis les années 70 écrit le quotidien. L'article d'Émilie Écharoux se fonde sur une étude publiée aujourd'hui par quinze organisations dont le WWF. Ces animaux qui vivent entre l'eau douce et l'eau salée ou entre l'amont et l'aval des rivières subissent la surpêche, la pollution des cours d'eau, et la destruction de leur habitat naturel. La situation pourrait même être plus grave encore, les données manquent pour les régions tropicales d'Amérique du Sud, d'Afrique, d'Asie et d'Océanie. L'Europe et son million de barrages artificiels est la région où ces poissons sont parfois le plus en danger. L'esturgeon par exemple, a vu sa population diminuer de 91% entre 1970 et 2016. 

Les Dernières Nouvelles d'Alsace, et Le Dauphiné Libéré inspectent les prix des fruits et légumes

Ils "flambent" s'inquiète le Dauphiné. C'est la plus forte hausse des prix sur les étals depuis 2002 relève le journal. 16% sur un an pour les légumes, 14% pour les fruits frais. Pourtant sur l'ensemble de l'alimentation les prix sont stables. Alors pourquoi les fruits et légumes connaissent-ils cette augmentation ? 

Le Dauphiné nous livre l'explication de la grande distribution : depuis le confinement, le recours prioritaire à la production française gonfle les prix. Dans un encart, les DNA soulignent que : "le coût horaire du travail en maraîchage est 1,7 fois plus élevé chez nous qu’en Espagne" d’après un rapport du Sénat de 2019. Certes, mais la Confédération Paysanne rappelle les marges des grandes surfaces. La tomate bio française par exemple, achetée en moyenne aux agriculteurs 1,50 euro  le Kilogramme, est revendue 5,80 euros au détail.   

Contre les prix prohibitifs et le gaspillage, Le Parisien vous propose d'acheter des légumes moches, des fruits difformes. Car la distribution classique discrimine les produits frais au physique. Pas de place en rayon pour le poivron tordu ou la pastèque mal calibrée. Alors Grégoire, un parisien de 28 ans va recueillir ces aliments mal aimés à Rungis auprès des producteurs et des grossistes. Il les paye forcément moins cher et évite qu'ils ne soient jetés. Il s'est lancé depuis un mois dans la vente et la livraison hebdomadaire de paniers bio à 15 euros. Si ça continue à prendre, il livrera tous les jours dès septembre. 

En France la relance ne doit pas se faire avec des travailleurs détachés agricoles affirme Elisabeth Borne dans Les Échos

En page 2 le quotidien économique interroge la ministre du travail, dans une longue interview. "Nous serons intraitables, il y aura des poursuites pénales" promet-elle concernant les entreprises d'intérim comme l'espagnole Terra Fecundis (régulièrement accusée d'exploiter des travailleurs africain et latino-américains dans les cultures françaises). De manière générale : "le recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible en période de fort chômage" dit Elisabeth Borne. 

Car Pôle Emploi recense 800 000 chômeurs de catégorie A supplémentaires depuis la fin mars. "Soyons clairs : on ne retrouvera pas le niveau de chômage d'avant la crise avant plusieurs trimestres" prédit la ministre qui craint même : "Plusieurs centaines de milliers de personnes sans emplois en plus d'ici la fin de l'année". Ce qui ne l'empêche pas à peine quelques phrases plus loin de viser un retour “au plein-emploi", nouvel horizon : 2025. D'ici là Elisabeth Borne "plaide" - c'est le terme utilisé - pour un renforcement des effectifs de Pôle Emploi dans le cadre du plan de relance. On comprend que ce n'est pas encore tranché, mais la ministre estime les besoins en recrutement à "plusieurs milliers de postes." 

"Le débat sur le décret assurance-chômage est-il clos ?" lui demande Les Échos. Elisabeth Borne ne répond pas clairement "Oui", mais se félicite plutôt de la prise "d'une décision politique forte" en ce qui concerne la suspension de la réforme, qu'elle souhaite "améliorer" à l'automne en discussion avec les partenaires sociaux. 

Mediapart dévoile les coulisses de la démission de Christophe Girard à la mairie de Paris la semaine dernière

"Affaire Girard, des repas avec Matzneff payés par la ville” de Paris titre le journal. Christophe Girard, l'ex-adjoint à la culture de la capitale a démissionné jeudi dernier, comme le réclamait des militantes féministes au sein de la majorité municipale. Du fait de sa proximité avec l'écrivain Gabriel Matzneff, visé par une enquête préliminaire pour « viols commis sur mineurs », dans laquelle M. Girard a été entendu comme simple témoin.  

Mediapart explique que des notes de frais révèlent qu'il a invité au restaurant à trois reprises Gabriel Matzneff entre 2016 et février 2019. Ce sont des proches d'Anne Hidalgo à la mairie qui l'a découvert quelques jours avant sa démission. Selon l'un d'eux, cité par Mediapart, ces notes de frais ont "pesé" dans la décision de Christophe Girard de démissionner. "Cela nous a vraiment perturbés”, explique cette source anonyme à Mediapart, parce que Christophe Girard aurait plutôt affirmé "qu'il avait rencontré Gabriel Matzneff fortuitement, à des occasions X ou Y. Quand on déjeune avec quelqu’un en tête-à-tête, cela ne me paraît pas relever du fortuit."   

Christophe Girard rétorque à Mediapart que ce genre de repas était "normal et courant dans le cadre de [ses] fonctions à la culture". Et conclut : « une dernière information pour vos recherches : vous risquez aussi de trouver un déjeuner avec Woody Allen et un dîner avec le couple Polanski il y a une dizaine d’années. » 

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