C'est ce que Daniel Ruiz appelle dans LA MONTAGNE, "la grande parenthèse". Les vacances, explique Daniel Ruiz, sont arrivées avec une délicieuse envie de liberté. Par la grâce d'un 30 juin qui s'attarde dans la première semaine de juillet, il suffirait de presque rien pour qu'on aille faire un tour de marché, boire un café en terrasse et flaner autour des parties de pétanque. Des vacances qui s'annoncent astucieuses, nous explique LE PARISIEN. Cette année, toutes les combines sont bonnes pour profiter de la pause estivale, mais sans se ruiner. Les Français, écrit Aymeric Renou dans LE PARISIEN, s'adaptent pour soulager leur portefeuille. Cet été, on cherche tous les bons plans pour partir, car selon une enquête de l'institut CSA, plus de la moitié des vacanciers sont contraints de réduire leur budget. C'est donc le bon vieux système D qui reprend le dessus, les bons plans, pour trouver le meilleur rapport qualité/prix. 18 euros la nuit à Barcelone en se logeant chez l'habitant, l'échange de maison lorsque l'on part à l'étranger, prendre ses congés en juin, ce qui est beaucoup moins onéreux... il parait également que cette année, le camping a le vent en poupe, car il est moins cher et pratique. Pour LE PARISIEN, la grande majorité des estivants prévoit de rester dans l'hexagone et, pouvoir d'achat en baisse oblige, beaucoup d'entre eux pourrait rogner sur les restaurants en bord de plage, les achats de souvenirs, voire le sacro-saint apéritif entre amis et en terrasse. Sur le sujet, je vous recommande le dessin de Philippe Delestre, dans L'EST REPUBLICAIN. On y voit un estivant, tongs fleuries aux pieds, sandwich à la main, casquette sur la tête où est inscrit le mot "baril", sautant et écrasant un pèse-personne sur lequel s'affiche : poids maximum : 140 dollars". Alors, quelle météo pour cet été 2008 ? FRANCE SOIR n'hésite pas et se lance dans le grand bain : "Les températures seront supérieures aux normales saisonnières". FRANCE SOIR a interrogé un certain Etienne Capikian sur les grandes tendances météo de l'été. Qui est-il ? On ne sait pas. Météorologiste ou simple marabout lisant dans une boule de cristal ? En tout cas, jouons le jeu : il prévoit pour le mois de juillet une dépression pour le nord-est de la France, et un anticyclone sur le bassin méditerranéen. Plus de nuages dans le nord et l'ouest, tandis que le sud restera ensoleillé ! Jusque là, il faut bien le reconnaitre, nul besoin d'être un grand spécialiste de la météo pour annoncer qu'il va faire mauvais au nord et beau au sud... Plus sérieusement, Evelyne Dhéliat, la Miss Météo de TF1 reconnait qu'en matière de prévisions saisonnières, "on marche sur des oeufs". Mais tout de même explique-t-elle, "nous avons une certaine responsabilité économique, ainsi les hôteliers me disent que le mercredi, le jour où je donne les prévisions pour le week-end, cinq minutes après le bulletin, le téléphone sonne, soit pour des réservations, soit pour des annulations". Mauvaise météo ou pas, cet été 2008 s'annonce festif. Ainsi LA CROIX, qui fait sa Une sur : "Festivals estivaux". Pas un village, pas une ville cet été sans son rendez-vous culturel. Ce que Didier Pobel appelle dans LE DAUPHINE LIBERE, un "vrai festival d'initiatives". Jadis, explique Didier Pobel, les festivals avaient tous un grand F, un peu comme le mot "France". Avignon était un emblême et Jean Vilar, une icône, mais les autres rendez-vous se comptaient sur les doigts de la main d'un pianiste de légende, ou de quelques primadona chantant paumes ouvertes sous les étoiles de juillet. Un temps héroïque. Aujourd'hui, poursuit l'éditorialiste du DAUPHINE, il n'y a plus une seule bourgade qui n'organise son "Bayreuth" d'arrière-pays, ou son "Salsbourg" de campagne. Quelle énergie ! Quelle vivacité ! Poursuit Didier Pobel, il y a partout à écouter ou à admirer, parfois à boire et à manger. Bien mieux encore, il y a à partager ! Si vous voulez savoir combien il y a de festivals cet été en France, je vous recommande de lire L'EXPANSION, le mensuel économique fait sa Une sur "le fabuleux business de la fête". 750, c'est en effet le nombre de festivals en tous genres, musique, théâtre, danse ou rendez-vous insolites qui seront proposés pendant deux mois en France. 2,3 milliards d'euros, c'est le chiffre d'affaires annuel du marché de l'évènementiel que se partagent 700 agences spécialisées et leurs 8.000 salariés. Vous apprendrez aussi que 120 pays ont adopté aujourd'hui dans le monde, la fête de la Musique, créée en 1982 par un certain Jack Lang. En attendant, vous pouvez commencer par faire la fête du Cinéma puisqu'elle débute demain et se prolongera lundi et mardi. Elle devrait attirer plus de 3 millions de spectateurs. Plus sérieusement, le quotidien LIBERATION se demande où est passé le PS. Au moment où les principaux ténors du PS remettent leurs contributions, ce sera chose faite pour Ségolène Royal aujourd'hui, LIBERATION reconnait que le moulin socialiste tourne à vide. Ce que Laurent Joffrin appelle dans son éditorial, une "absence". Tout à son congrès de novembre, le Ps produit des contributions, poursuit Laurent Joffrin, mais pour le reste, à quoi contribue-t-il ? "Ce sentiment d'absence, poursuit Laurent Joffrin, laisse le champ libre à un novice plein d'expérience nommé Olivier Besancenot. Et cela a quelque chose de vertigineux", écrit-il. Et c'est vrai que "Olivier Besancenot chahute la gauche" reconnait LE MONDE à sa Une. Le leader de la LCR dont la popularité se confirme, inquiète le PS. il n'est plus un phénomène de télévision passager, analyse LE MONDE. Il a acquis une stature de super délégué syndical, et il peut, reconnait le quotidien, structurer durablement une offre politique à gauche de la social-démocratie. Lors du scrutin de 2007, le vote utile à gauche a bénéficié au PS. Question : la percée d'Olivier Besancenot modifie-t-elle cette donne ? "Besancenot ne jouera jamais le jeu avec le PS, explique le politologue Philippe Raynaut dans LIBERATION. Une raison à cela : son nouveau parti, le NPA, Nouveau Parti Anti-capitaliste, ne jouera jamais le jeu gouvernemental, à la différence des communistes qui étaient prêts à participer à des gouvernements." A la Une également ce matin. L'HUMANITE titre sur la difficulté d'être homosexuel en banlieue. Aujourd'hui à Paris, se déroule la 7ème marche des fiertés. L'image de la réconciliation Hillary/Obama s'affiche à la Une du FIGARO. L'image recto est belle, mais le verso l'est sans doute un peu moins. "Si la réconciliation est en marche, l'enthousiasme n'est toujours pas au rendez-vous" explique Philippe Gelie. Les sujets de discussions sont nombreux entre les deux anciens rivaux : remboursement de la dette faramineuse de la dette d'Hillary, 22 millions de dollars. Hillary qui veut savoir si on lui laissera la vedette à la future convention de Denver, si Obama mettra un avion à sa disposition lorsqu'elle fera campagne pour lui, et surtout quel rôle pourra jouer Bill Clinton. Bill Clinton, étrangement absent hier au moment des retrouvailles. On termine cette revue de presse avec le sport. "Aujourd'hui, c'est rugby", titre L'EQUIPE, référence bien sûr à la finale du championnat de France qui opposera ce soir au Stade de France, Clermont à Toulouse. C'est le "banquet des affamés" écrit Henry Bru, entre Clermont qui n'a jamais été titré, et Toulouse qui ne l'a plus été depuis 2001. Demain, ce sera foot, avec la finale de l'Euro entre l'Allemagne et l'Espagne. Deux oppositions de style, entre une Espagne en plein renouveau, maître dans l'art de posséder le ballon, et une Allemagne, reine de la contre-attaque. "Les teutons seront donc en pointe", comme le titre joliment Libé.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.