Il est une instabilité en France qui nous fatigue en ce moment.

Une instabilité source de coups de blues. Levez les yeux. C'est de là-haut que ça vient. Du ciel, nous dit ce matin LE PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE. Les gros écarts de températures de ces dernières semaines mettent nos organismes à rude épreuve. S'il n'y avait que cela, on pourrait vivre avec. Mais plus globalement aujourd'hui, l'instabilité est partout. Prenez les salariés de PSA à Aulnay. Ils manifestent aujourd'hui, contre la fermeture annoncée de leur site. Ambiance morose raconte Denis Cosnard dans LE MONDE. Les effectifs ont beau avoir fondu, l'usine fait encore vivre plus de 9.000 familles en Seine Saint Denis. Sa fermeture s'annonce comme le plus grand choc social depuis l'élection présidentielle, dans une banlieue sensible. La gauche a-t-elle le pouvoir de l'empêcher ? "Non" répondent les syndicats. Car de toute façon, la direction de PSA l'annoncera tôt ou tard. Sans doute après la conférence sociale du 9 et 10 juillet prochain. Il ne faudrait pas torpiller la grande messe gouvernementale. Et là dessus, LES ECHOS sont sur la même ligne ce matin.

Ca se précise donc.

Et AUTO PLUS d'essayer d'expliquer les raisons de cette fermeture. Aulnay ne crache que des C3, voitures chères, pas rentables. Il n'y a pas d'autres modèles en renfort de prévu. Préférez l'usine voisine de Poissy s'explique aussi. Aulnay souffre de son image de rebelle. Se débarrasser de certains cégétistes râleurs ne seraient pas pour déplaire à certains. Et surtout, dernier argument qui plombe Aulnay, selon Pascal Pennec d'AUTO PLUS, la valeur de son terrain est estimée à 360 millions d'euros. C'est proche de Paris, de Roissy et du Parc des expositions de Villepinte.

Les temps sont durs aussi pour l'Europe...

Oui. Difficile d'y échapper. Le sommet de Bruxelles qui doit débattre une nouvelle fois des moyens pour surmonter la crise de la dette est dans toutes les têtes. Avec Angela Merkel en ligne de mire qui milite pour la discipline budgétaire stricte et une intégration politique accrue de l'Union Européenne.L'Allemand DIE WELT reconnaît que sa chancelière met la pression sur les 27 en mettant en garde contre les fausses solutions.Angela Merkel n'est pas dupe poursuit DER SPIEGEL, elle sait qu'elle devra affronter ses partenaires.L'Allemagne a sa propre vision du fédéralisme pour l'Union Européenne peut-on lire dans le WASHINGTON POST. Une position qui effraie écrivent Anthony Faiola et Mickaël Birnbaum. A Rome, Angela Merkel est comparée à Hitler sur des affiches. En Grande Bretagne, on la considère comme très dangereuse. Peut-elle être vraiment dans ces conditions, le leader de l'Europe se demande le WASHINGTON POST?C'est la question. Qu'en pense la presse Française ? L'Europe cherche un second souffle titre à sa Une SUD-OUEST ce matin. Oui, il faut changer l'Europe. Mais comment se demande LA CROIX? Vincent Giret décrypte la situation dans LIBERATION. Il est un fait. Tous les éléments d'une explosion sont réunis. Sauf à croire que la machine infernale de l'austérité fabrique des miracles. Les engagements pris par l'Espagne, l'Italie, la Grèce et même la France pour 2013, sont hors de portée.Les Européens additionnent les égoïsmes ajoute Jean-Claude Kiefer dans les DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE. Avec l'art de présenter toujours la facture au voisin. L'Allemagne aussi. Si son économie se porte bien, c'est parce que ses exportations sont payées par la politique d'endettement des autres.Pour Jean-Jacques Mével du FIGARO, tout cela remonte à Maastricht. Lorsque les 12 Européens de l'époque décidèrent de balayer le malentendu politique pour donner le coup d'envoi triomphant de la monnaie unique, seuls les Américains avaient posé la question. Au fait... vers quelle Europe vous dirigez-vous ? L'idéal à Bruxelles aujourd'hui et demain, ce serait d'enfermer tout le monde dans une même pièce et de n'ouvrir la porte qu'une fois la vraie décision prise.Le problème conclut Maurice Ulrich dans L'HUMANITE, c'est que les 27, ce sont d'abord des peuples.

Quoi d'autres dans la presse ?

L'Europe c'est aujourd'hui, l'affaire de la gauche. A droite, pendant ce temps, on s'affranchit du Sarkozysme.Tous derrière et lui devant.François Fillon s'affiche en Une du POINT ce matin. Libérés de leur mentor, les têtes d'affiches de l'ère Sarkozy affûtent leurs armes pour 2017. Dans le FIGARO, Laurent Wauquiez a choisi son camp, ce sera François Fillon. Fillon, le normal de droite reprend Saïd Mahrane dans LE POINT. Portrait d'un dandy quinquagénaire connu pour avoir supporté 5 ans durant Nicolas Sarkozy. C'est une nature... Foi de vieux compagnon de route. Ne vous y trompez pas. Il a un orgueil de toréro selon son collaborateur Jean de Boishue. Il sait se montrer dur et surprenant. Mais certains sont plus critiques. François Fillon a tout de l'homme d'état. Son problème est qu'il louvoie sans cesse. Il est insaisissable. La réponse vient de l'intéressé lui-même. La politique n'est pas l'art de plaire à tout le monde. Mais d'agir pour la collectivité nationale.Plaire à tout le monde, ou en tout cas être compréhensible par le plus grand nombre, c'est un métier en politique. Et ça s'appelle porte-parole du gouvernement.Les INROCKS se sont intéressés à cette fonction ministérielle pas comme les autres. Témoin Najat Vallaud Belkacem, la nouvelle porte-parole du gouvernement.Dans la vraie vie, elle parle vite. Très vite. Elle bouge le torse, les bras, les mains. Mais quand arrive le compte rendu du conseil des ministres le mercredi, elle ne bouge plus. Au mieux, elle met la mains sur ses fiches. François Baroin, vous qui avez officié à ce poste, vous racontez dans les INROCKS, que comme le CANARD Enchaîné sort le même jour, vous êtiez sûr d'être interrogé dessus, donc vous prépariez une formule.Valérie Pécresse, elle, raconte que pour purger un sujet périphérique au Conseil des Ministres, elle prévoyait le matin même, une interview radio, ou télé, pour une dépêche à 9 heures. Je reviens à vous François Baroin. Parmi vos astuces, si vous vouliez que votre message soit repris, vous calibriez votre réponse en 25 secondes.Pour que vos phrases ne soient pas reprises en revanche, vous n'hésitiez pas à être long, à terminer en l'air à la fin. Et puis vous ajoutez :Je m'étais fixé de ne jamais raconter des craques. C'est quand même un métier langue de bois.Vrai ?A priori dans l'art du speech vous êtes un maître en la matière. Cela dit. Les Anglais sont biens meilleurs dans ce domaine.Ce sont les pages Styles de l'Express qui l'affirment. Parler en public est une qualité qui se travaille. Un savoir-vivre dont on devrait s'inspirer. Une éditrice de Londres explique que nous Français, on adore discuter des heures, pinailler. Mais lorsqu'on nous tend le micro... y'a plus personne. Et puis sincèrement explique cette dame, ça manque un peu d'humour chez vous en France. Dans tous discours anglais, il y a à chaque fois une forme d'élégance à s'auto-dénigrer avec humour. Qui peut cela dit, quand ça va trop loin, passer aussi pour de la fausse modestie.

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