Islande/Angleterre,pas le 2ème brexit, mais the Cod Wars, le retour! Brexit, really? ça semble un peu moins sûr. Les policiers essorés à la 11ème manifestation contre loi travail

La revue de presse, bonjour hélène jouan

On commence par l’Islande, vainqueur hier contre l’Angleterre en 8ème de finale de l’euro de foot

Tonitruant « Génial » à al Une de l’Equipe, avec photo d’un viking torse nu et tatoué qu’on dirait tout juste sorti d’un drakkar, c’est le capitaine de l’équipe Aron Gunarsson… Mais oubliez les poncifs patrick, du genre, « le Petit poucet » contre le géant, et même le raccourci facile avec l’actualité dont abuse ce matin la presse britannique en pleurant sur le « deuxième brexit pour les Anglais ». Non, Slate.fr nous explique ce qui s’est vraiment joué hier : Islande/angleterre hier, c’était tout simplement un remake des « guerres de la morue » nous explique Jean Marie Pottier, « Cod Wars, le retour ». Pendant 20 ans, jusqu’en 1976, britanniques et islandais se sont en effet violemment affrontés autour des zones de pêches de l’Islande. Et c’est la petite île, sans troupe, sans armée qui a fini par imposer ses vues, après un mort tout de même. Bis repetita donc hier, victoire, parce que « comme durant les guerres de la morue, les joueurs islandais ont fait preuve d’un plus grand engagement que les joueurs anglais, issus pourtant du pays le plus riche du championnat » explique un très sérieux spécialiste du conflit de la morue. Tyrannie du faible envers le fort, ça marche pour la morue et le ballon rond parfois aussi ! sur les réseaux sociaux, on se gausse « le directeur de Goldman sachs a demandé à ce que le match soit rejoué s’amuse un twittos, les anglais ne savaient pas ce qu’ils faisaient ! »

Justement..on revient au Brexit : à J+5, une interrogation insistante ce matin à la Une de la presse

De la presse française, Libération titre « du brexit au brex..pschitt ? », et de la presse internationale, « When, how, Really ? » se demande en effet le New York Times à sa Une, « le Brexit, quand, comment, vraiment ? «

Tant les britanniques, brexiters ou remainers, semblent aujourd’hui prêts à éluder le moment fatidique où il faudra vraiment sortir de l’Union… Jean Quatremer dans Libé, raconte qu’une des hypothèses qui circule aujourd’hui à Bruxelles,c’est que David Cameron pourrait demander avant de partir, un nouveau statut dérogatoire pour son pays, encore plus dérogatoire que celui dont il jouit actuellement, et encore plus que celui obtenu en février dernier auprès de ses homologues européens pour le prix de sa campagne en faveur du Remain, un nouvel accord qui permettrait au gouvernement de convoquer un nouveau référendum afin de rester à ses conditions dans l’Union. En résumé écrit Quatremer, Londres obtiendrait alors, le beurre, l’argent du beurre et le..sourire de la crèmière…oui, il parle du sourire…

Pas sûr que ça marche. La plupart des européens, conscients qu’un tel statut dérogatoire servirait la cause des populistes anti-européens du continent ne devrait pas se prêter à un tel accord convient Quatremer…ceci dit, les photos retenues par la presse des dirigeants européens face à ce cas de figure inédit en disent long sur leur désarroi face au brexit. Sud Ouest a choisi un cliché où l’on voit Angela Merkel et François Hollande hier, triturer leur oreillette, sûrement pour remédier à un problème de traduction, mais comment mieux dire « je ne vous entends pas très bien… » quand le Figaro met à sa Une les mêmes, tournés l’un vers l’autre lors de cette conférence de presse, semblant s’interroger mutuellement : « And so what, on fait quoi maintenant ? ». Le Figaro met en garde contre ce que Philippe Gélie appelle « la conjuration des sourds » qui est en train de se former de Londres à Berlin en passant par Bruxelles, « tentée d’ignorer la voix du méchant peuple sécessionniste » écrit il…attention dit il, « le danger d’explosion pour l’europe n’est pas dans une sortie du Royaume Uni, mais il serait bien dans la énième dénégation d’un scrutin qui la conteste »

Bon, le plus plus probable Hélène reste quand même que le Royaume-Uni finisse par sortir !

Et bien le pire n’est même pas sûr s’amuse Jean-Marc Vittori dans une politique fiction ce matin dans les Echos. Il imagine que la reine Elizabeth dans 10 ans, profite de l’anniversaire de ses 100 ans pour convoquer les éminents économistes de la London School of economics et de l’Ecole d’économie de Paris pour leur demander « pourquoi vous êtes-vous encore trompés ? »

Eh oui, parce que la Reine nonagénaire en 2016 s’était beaucoup inquiétée à l’approche du fameux référendum sur le Brexit écrit Vittori, des centaines d’économistes avaient alors signé des pétitions annonçant un sort funeste à l’économie du pays. The Queen avait du coup pris une couteuse couverture pour ses actions brtanniques. Et puis, après une brève et violente contraction en 2017_2018, l’économie était repartie de plus belle, on avait même parlé de miracle britannique. Bref rien ne s’était passé comme prévu. Chronique militante pour réhabiliter le brexit me direz vous ? MHH…preuve supplémentaire, surtout, apportée par un spécialiste, que les économistes se trompent toujours. Pourquoi pas ; cette fois encore !

ET pendant que les dirigeants politiques cherchent des solutions, Bernard Pivot lui s’amuse sur twitter, à imaginer un lexique de l’exit : pleine forme ce matin, il nous raconte « qu’il avait opté pour un tweet exit. Mais j’avais l’impression d’habiter une ile et d’être arrogant dit il…je faisais des tweets que je n’envoyais pas..j’ai alors souffert d’un Ulster à l’estomac »…

Il faut bien avouer que c’est plus poétique que l’article 50 !

11ème jour de manifestation aujourd’hui contre la loi Travail

Des français toujours très hostiles au passage en force de cette loi, selon un sondage Odoxa publié ce matin par Aujorud’hui en France/le Parisien, convaincus qu’elle n’améliorera ni le dialogue social dans l’entreprise, ni l’emploi, mais pas dupes non plus de l’intérêt des syndicats à s’y opposer car cela limiterait leur pouvoir.

Et puis en face aujourd’hui une nouvelle fois, sur la parcours des manifestants aujorud’hui, 2500 policiers et gendarmes, une « police réquisitionnée, surmenée, essorée qui craque » annonce le magazine le Un qui consacre demain son numéro à cette police en « état d’urgence » .

Dans le magazine XXI, en librairie demain, les mots tout simples d’un brigadier-chef, Yannick Landurain, 35 ans. « Epuisé, les collègues sont blancs de fatigue raconte t il. Tous les congés, refusés, seules 2 semaines en août sauvegardées. Des servitudes qui ne sont pas franchement notre cœur de métier, comme garder des édifices religieux ou même nos propres commissariats avec 15 kilos sur le dos, gilet pare balles et kalachnikov. Mes mecs sont à bout, et moi je n’ai aucune solution à leur proposer. Et puis vis-à-vis de l’opinion publique, c’est dur, un jour on est des héros, un jour on est des merdes »

Alors justement, les forces de l’ordre accusées de violences policières depuis le début des manifestations contre la loi Travail…et bien un lieutenant-colonel, expert de l’ordre public explique ce matin dans le Figaro comment elles doivent faire face aujourd’hui à des casseurs qui se sont « professionnalisés ». Leur objectif dit il est de se heurter frontalement avec les forces de l’ordre, ils viennent des sphères de l’ultra gauche, des anarchistes et de l’extrême droite. Ils sont préparés à l’action par les réseaux sociaux, dans leur poche, on a retrouvé des guides de garde à vue rédigés par des soutiens juridiques de qualité, ils arrivent avec des gourdins, des matraques téléscopiques, des frondes pour lancer des boules de pétanque parfois hérissées de lames de couteau. Certains ont même imaginé de répandre du carburant avant de l’enflammer au passage des forces de l’ordre, il y a une volonté de faire mal » affirme t il. casseurs professionnalisés contre police essorée, il se peut que ce soit encore l’affiche du jour..

On termine par un zeste d’aventure hélène

J’évoquais le magazine XXI il y a un instant, et bien il nous emmène pour son numéro d’été sur des chemins effectivement plus réjouissants, celui des « nouveaux aventuriers ». Et j’ai très envie de vous raconter Coco, coco le faiseur d’avenir qui a largué les amarres, mais comme je n’ai pas le temps, je reviens demain ! je fais mon teasing moi aussi, comme Thomas Legrand, et comme Alex Vizorek !

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