Alors ce matin bien sûr... cette question, dans tous vos journaux... Est-ce que vous travaillez aujourd'hui ?... Beaucoup s'interrogent sur ce lundi pas comme les autres... ce lundi de Pentecôte... C'est "le grand bazar", pour Paris-Normandie... "La solidarité en pagaille", pour La Provence... "Aujourd'hui, une nouvelle fois, la France sera coupée en deux", constate, de son côté, La Charente Libre... Et dans L'Alsace, André Schlecht attend avec impatience l'évaluation promise par le gouvernement... "L'organisation de la solidarité exige plus de cohérence, écrit-il... Elle doit aussi tenir compte de légitimes limites... Entre la tendance lourde des employeurs à banaliser dimanche et jours fériés, il faut redire que les individus et la société ont besoin de solidarité, et tout autant de respiration, de retrouvailles, de repères par rapport à leur histoire"... Solidarité, histoire... Des mots que l'on retrouve en filigrane dans vos journaux ce matin... Par exemple dans Libération... Retour à Novaïa Gazeta... le journal d'Anna Politkovskaïa... la journaliste russe assassinée il y a 7 mois... Ses collègues ont bien avancé dans leur enquête... "Nous savons qui a commandité l'assassinat d'Anna", explique l'un d'eux à Libération... Alors les deux suspects sont des dignitaires tchétchènes, qui occupent des postes très élevés dans le régime installé par Moscou... Après l'assassinat de la journaliste, eux ou leurs proches ont été encore promus... Et c'est donc pour se couvrir que la rédaction du bi-hebdomadaire russe a donné le nom de ces deux suspects à la BBC, à Libération, et aussi au Comité new-yorkais pour la protection des journalistes... Si Novaïa Gazeta a décidé de parler de cette piste tchétchène, c'est parce que l'enquête officielle semble dérailler... "Jusqu'à présent, disent les journalistes russes, nous étions satisfaits... Mais des choses étranges commencent à se produire... Un policier très professionnel, qui menait l'enquête très sérieusement, vient d'être déchargé du dossier"... Dans le même temps... un des deux commanditaires présumés du meurtre d'Anna Politkovskaïa semble promis à un brillant avenir en Tchétchénie... Il pourrait même devenir le numéro 1 de la République... Solidarité... Résistance... Cette fois, c'est à lire dans Elle... "Le retour en enfer des femmes afghanes"... Les talibans font de nouveau régner la terreur... Il y a les violences quotidiennes, les écoles brûlées, les crimes d'honneur... Mais... et c'est l'objet du reportage de Jean-Pierre Perrin, à lire dans l'hebdomadaire... une poignée de femmes résistent... Elles sont députées, journalistes, institutrices... Alors dans Elle, eh bien rencontre avec trois députées afghanes... Trois députées d'un sidérant Parlement afghan... On y trouve des seigneurs de guerre, des trafiquants de drogue, des faux repentis talibans, des députés corrompus... Et au milieu de cette caricature de l'Afghanistan ancien, une poignée de femmes, qui se battent corps et âme pour un Afghanistan nouveau... La voix la plus forte, celle qui déchaîne les colères les plus violentes dans l'hémicycle, c'est aussi la plus jeune... celle de Malalaï Joya, 29 ans... Lors de séances particulièrement tendues, certains députés masculins crient des propos abominables... Il n'est pas rare qu'on lance, durant ses discours, "Violez-la"... Alors, du coup, Malalaï Joya change régulièrement de domicile... Une autre de ses collègues régulièrement menacées, Shukria Barakzaï... Elle non plus n'a pas sa langue dans sa poche... Et elle intervient beaucoup dans les médias... trop, pour certains... Troisième jeune députée... elle s'appelle Nassima Niazi... Elle est députée de la région du Helmand... dont une grande partie est retombée dans le giron taliban... Alors quand elle se rend dans sa province, elle laisse son téléphone portable à une personne de confiance à Kaboul, qui fait croire qu'elle se trouve dans la capitale... Dans le Helmand, il ne reste que deux villes où les filles peuvent encore aller en classe sans risques... Ailleurs, les écoles sont souvent brûlées, et les instituteurs menacés d'être décapités... Et à Kandahar, rapporte le journaliste de Elle... la plus grande ville du sud de l'Afghanistan... on trouve régulièrement, sur les murs des mosquées, des affichettes, qui préviennent... "Les filles qui vont à l'école doivent craindre pour leur sécurité... Si leur visage est brûlé par l'acide, ou si elles sont tuées, ce sera la faute de leurs parents"... Alors, courageuses, les députées afghanes ?... Modestes surtout... Quand le journaliste salue leur énergie, elles répondent par un proverbe afghan, qui dit que l'on ne peut pas prétendre être vaillant si l'on est obligé de l'être... Puisque l'on parle de députés... Retour en France... où nos députés doivent, là, résister à leurs élus... C'est, en résumé, le constat du Parisien-Aujourd'hui en France... "Députés, vous lui demandez tout", titre le journal... dont l'enquête montre que ces élus-là sont en fait de super-assistantes sociales... Des assistantes sociales à qui on demande tout... tout, mais aussi n'importe quoi... Pour preuve... ce député du Sud-Ouest, qui voit débarquer dans sa permanence une commerçante, qui lui explique... "Mon mari est parti avec sa secrétaire passer du bon temps dans un hôtel... Pouvez-vous demander à un policier de m'accompagner pour faire un constat ?"... Le député refuse... Et la commerçante se lève, indignée... "Je ne voterai plus pour vous... Les hommes, tous les mêmes !"... Il y a aussi ce député du Nord, qu'une famille a sollicité pour faire venir une chanteuse de la Star Ac à l'anniversaire du petit dernier... Ou encore ce député breton, qui se voyait offrir un repas par semaine dans un restaurant touristique, en échange d'un passe-droit pour que le restaurateur mette plus de tables en terrasse l'été... Il a refusé... et, dit-il, "le type m'a quasiment insulté... Selon lui, je n'étais pas au service du peuple"... Conclusion du Parisien-Aujourd'hui en France... "Les députés sont un peu trop à votre service"... Oui... Et l'intérêt général, dans tout ça ?... L'intérêt général pour la planète... mise à mal par George Bush... "Le Président des Etats-Unis bloque un accord au prochain G8 en refusant les objectifs contraignants pour réduire les émissions de CO²"... C'est à lire en Une du Figaro, sous le titre : "Climat : les Etats-Unis seuls contre tous"... Et dans son éditorial, Pierre Rousselin passe en revue les trois raisons rétrogrades de la Maison Blanche... "La première... c'est que le progrès technologique doit permettre à l'humanité de surmonter ses difficultés... Mais c'est là une façon de dévoyer l'optimisme salutaire des Américains... La deuxième... c'est qu'il ne servirait à rien d'imposer des contraintes si la Chine et l'Inde ne font rien... C'est vrai, ironise l'éditorialiste du Figaro, donnons-donc le mauvais exemple aux pays émergents... Le troisième argument américain consiste à dire qu'il est hors de question de pénaliser l'économie... Mais pourquoi les Etats-Unis ne pourraient-ils pas profiter, comme les autres pays, d'une adaptation en bon ordre au réchauffement climatique ?... Avec de tels arguments, conclut Pierre Rousselin... George Bush est isolé dans le monde... mais aussi, de plus en plus, dans son propre pays... Il mène là une bataille d'arrière-garde"... Et pourtant... c'est toujours Le Figaro qui l'explique... pourtant l'administration Bush devrait ouvrir les yeux... L'Agence américaine pour l'océan et l'atmosphère annonce une saison des cyclones redoutable... jusqu'à 10 ouragans entre juin et novembre, dont 5 seront particulièrement violents... Mais bon... Quel est le lien entre cyclones et réchauffement climatique ?... C'est toute la question... Pour l'instant, les chercheurs cherchent... Et ce qu'ils ont trouvé fait la Une de Der Spiegel cette semaine... L'hebdomadaire allemand rapporte la découverte d'universitaires américains... Ils ont examiné des sédiments de la grande plage du lagon de Porto Rico... Et ils en ont conclu qu'il y avait déjà de très violents ouragans il y a 5.000 ans sur la côte atlantique... Ils suggèrent également que les tempêtes dévastatrices récentes ne sont pas nécessairement liées au réchauffement climatique... On parle, ce matin, de solidarité... de résistance... Des mots qui peuvent aussi se marier avec le palmarès du Festival de Cannes... Dans toute la presse française, mais aussi européenne... la photo de Cristian Mungiu, avec sa Palme d'Or... le réalisateur récompensé pour "4 mois, 3 semaines et 2 jours"... est "the king of Cannes"... le roi de Cannes, titre le Daily Telegraph... C'est "le génie des Carpates", pour Libération... "Un film roumain palmé", applaudit L'Indépendant du Midi... "Cannes prime le cinéma de l'Est", pour le Corriere della Sera... Le Soir salue le "triomphe roumain à Cannes"... "Une Palme au cinéma d'auteur", pour Le Dauphiné Libéré... "Palme au cinéma du futur", selon Le Matin de Genève... Alors, dans Libération, Gérard Lefort constate également que "cette Palme, c'est la preuve que le cinéma des pays de l'Est commence à renaître de l'apocalypse, tant esthétique que financière, consécutive à la chute du Mur... Mungiu n'est pas le premier cinéaste roumain à relever le défi d'un cinéma libre d'esprit... Mais il est le premier à bénéficier d'une reconnaissance internationale aussi brillante"... Alors cette Palme, elle semble faire l'unanimité dans vos journaux ce matin... Mais en même temps, côté palmarès, on peut chacun se faire le sien... Exemple en banlieue... c'est à lire également dans Libération... en banlieue où les spectateurs ont palmé Persepolis... Persepolis, le film de Marjane Satrapi et de Vincent Paronnaud... un film d'animation qui reprend la bande dessinée de la jeune Franco-Iranienne... Persepolis primé par la banlieue... C'est le résultat de l'opération menée par la Fondation Luc Besson qui, depuis le début du Festival de Cannes, diffusait les films en compétition sur la Croisette dans 10 villes de banlieue parisienne... Ainsi donc, Persepolis, particulièrement apprécié... Et Luc Besson explique que cela restera l'un de ses plus beaux souvenirs... qu'il gardera pour toujours l'image de ces femmes voilées regardant l'histoire de cette gamine, elle-même sous une burqa en Iran... On parle, ce matin, de solidarité... de résistance... Des mots qui peuvent aussi se marier avec le palmarès du Festival de Cannes... Dans toute la presse française, mais aussi européenne... la photo de Cristian Mungiu, avec sa Palme d'Or... le réalisateur récompensé pour "4 mois, 3 semaines et 2 jours"... est "the king of Cannes"... le roi de Cannes, titre le Daily Telegraph... C'est "le génie des Carpates", pour Libération... "Un film roumain palmé", applaudit L'Indépendant du Midi... "Cannes prime le cinéma de l'Est", pour le Corriere della Sera... Le Soir salue le "triomphe roumain à Cannes"... "Une Palme au cinéma d'auteur", pour Le Dauphiné Libéré... "Palme au cinéma du futur", selon Le Matin de Genève... Alors, dans Libération, Gérard Lefort constate également que "cette Palme, c'est la preuve que le cinéma des pays de l'Est commence à renaître de l'apocalypse, tant esthétique que financière, consécutive à la chute du Mur... Mungiu n'est pas le premier cinéaste roumain à relever le défi d'un cinéma libre d'esprit... Mais il est le premier à bénéficier d'une reconnaissance internationale aussi brillante"... Alors cette Palme, elle semble faire l'unanimité dans vos journaux ce matin... Mais en même temps, côté palmarès, on peut chacun se faire le sien... Exemple en banlieue... c'est à lire également dans Libération... en banlieue où les spectateurs ont palmé Persepolis... Persepolis, le film de Marjane Satrapi et de Vincent Paronnaud... un film d'animation qui reprend la bande dessinée de la jeune Franco-Iranienne... Persepolis primé par la banlieue... C'est le résultat de l'opération menée par la Fondation Luc Besson qui, depuis le début du Festival de Cannes, diffusait les films en compétition sur la Croisette dans 10 villes de banlieue parisienne... Ainsi donc, Persepolis, particulièrement apprécié... Et Luc Besson explique que cela restera l'un de ses plus beaux souvenirs... qu'il gardera pour toujours l'image de ces femmes voilées regardant l'histoire de cette gamine, elle-même sous une burqa en Iran...

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