Oui, prendre de la hauteur puisque c'est "le retour des gratte-ciel à Paris"... Ce titre fait la Une du FIGARO qui salue la nouvelle tour signée Jean Nouvel qui sera érigée dans le quartier de la Défense d'ici cinq ans... "Un gratte-ciel aux portes de Paris" constate LE PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE, qui explique que cette tour aura quatre espaces de vie : logements, bureaux, hôtel et commerces... Dans LE MONDE, les photos des cinq projets qui étaient encore en lice... des projets qui avaient tous leur lot de vertu, explique le journaliste... mais comme pour les quelque 800 autres tours en construction dans le monde, les critères verts et d'usage mixte ont pesé dans ce choix... LE MONDE qui rappelle que l'établissement public de la Défense avait demandé aux concurrents une tour "à très haute qualité émotionnelle"... Et dans le PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE, Jean Nouvel, le lauréat, s'enthousiasme : "un nouvel urbanisme est en train de naître... nous avons prouvé que la mixité urbaine peut exister dans la ville verticale." ça reste à prouver... Hélène Pilichowski, dans le DAUPHINE LIBERE, constate que ce projet est certain "d'attirer les bureaux d'entreprises au top de la modernité, des hôtels et des restaurants de renom, des commerces aux griffes réputés... Quant à la part de logements, ce sera du haut de gamme, et donc destinée à des occupants très aisés"... Dans vos journaux, vous lirez aussi que l'engouement pour les gratte-ciel est planétaire... "Les tours d'Asie, de Russie et du Golfe poussent plus vite qu'en France" note ainsi LE FIGARO... Reste que cette tour de Nouvel est saluée par la presse internationale... "Une tour pour contester le pouvoir du vieux Paris et faire de la Défense, une sorte de Manhattan sur Seine"... explique à Londres THE INDEPENDENT... EL MUNDO de son côté note qu'avec ses 301 mètres, elle sera aussi haute que la Tour Eiffel... Alors on tresse des couronnes de laurier à Jean Nouvel ce matin... mais le grand architecte, ce n'est pas lui... Non, c'est Nicolas Sarkozy... "Nicolas Sarkozy, grand architecte"... c'est le titre de l'éditorial d'Yves Thréard dans LE FIGARO... Il reprend l'un des sujets évoqués hier par Nicolas Sarkozy... "Le président de la République s'est prononcé pour la construction de nouvelles villes en France... il s'inscrit ainsi dans une tradition bien française, celle du chef de la nation (aujourd'hui le président, hier le roi) qui entend façonner le paysage à son goût, le modeler à ce qu'il pense être les exigences de son temps... Et c'est également dans cet esprit, poursuit l'éditorialiste, que le chef de l'Etat souhaite être le promoteur du grand Paris"... Mais bon, on ne peut pas toujours rester à 300 mètres de haut... Il faut redescendre sur terre... s'occuper du prix de l'essence, du pouvoir d'achat... ou plutôt de la vie chère... C'est Marc Chevanche, dans NICE MATIN, qui constate que "Nicolas Sarkozy a opéré un changement de vocabulaire significatif en troquant le terme de "pouvoir d'achat" pour celui de "vie chère"... Vie chère, on s'en souvient, chère à Ségolène Royal... Et l'éditorialiste analyse la formule "vie chère" correspond mieux à la politique conduite... car lutter contre la vie chère, c'est tenter d'agir sur les prix, tandis que militer pour le pouvoir d'achat, c'est plaider pour l'augmentation des salaires... Manifestement Nicolas Sarkozy sent mieux la première formule qu'il ne croit à la seconde... c'est aussi cela le sarkozysme : une grande faculté d'adaptation" conclut Chevanche... Retour donc ce matin dans vos journaux sur les annonces hier de Nicolas Sarkozy... "Sarkozy tente de répondre aux attentes sociales"... résume LA TRIBUNE qui rappelle que "le chef de l'Etat a annoncé hier des mesures pour compenser la hausse des prix du pétrole"... Oui mais voilà... "pétrole cher, comment faire ?" s'interroge LIBERATION pour qui les Français devront changer leurs habitudes de consommation... Pour s'en convaincre, Libé est allé interroger Jean-Marc Jancovici... Ce politechnicien est membre du comité de veille écologique de la fondation Nicolas Hulot. Il est également spécialiste des questions d'énergie... Et quand LIBERATION lui dit qu'on ne peut pas nier un vrai problème de pouvoir d'achat, il répond : "le train que nos gouvernements ne voient pas passer aujourd'hui, c'est celui de la raréfaction des ressources naturelles... vouloir augmenter le pouvoir d'achat, c'est un leurre... La bonne question dans l'avenir, ce ne sera pas de savoir comment on distribuera les sucettes supplémentaires puisqu'il n'y en aura pas, ce sera de savoir comment on sauvera la paix et la démocratie dans ce contexte"... Dans ce dossier, LIBERATION constate "la quadrature du baril"... Comment résoudre cette quadrature ?... La question est posée là par Michel Lépinay dans PARIS NORMANDIE... et la seule réponse qu'a entendue hier l'éditorialiste, c'est celle de la méthode Coué... "La méthode Coué reste de mise, même si elle est agrémentée d'un zeste d'humilité"... Michel Urvoy dans OUEST FRANCE, n'est pas non plus convaincu par "le virage de Nicolas Sarkozy vers un semblant de gaullisme social... ce ne sera pas suffisant" écrit-il... Le commentaire le plus cinglant est sans conteste celui d'Erik Izraelewicz dans LA TRIBUNE... "Une grande partie de la population est dans de graves difficultés, mais on ne peut répondre à la situation par une politique de gribouille... Le président de la République a annoncé la création d'un fonds destiné à venir en aide aux plus fragiles... Bonne idée !... ce fonds sera alimenté par le surplus de Tva touché par l'Etat du fait de la hausse du prix de l'essence... Renseignement pris, on apprend que l'an dernier, malgré l'augmentation du prix du pétrole, il n'y a pas eu de tels surplus, au contraire... bref, le président annonce un fond, sans fonds assurés... Izraelewicz poursuit.. le président propose à nos partenaires européens de s'entendre pour plafonner la Tva perçue sur les produits pétroliers... belle idée... sauf que la commission a tout de suite retoqué le projet... Pour elle, ce serait dire aux pays producteurs de pétrole : "Allez-y, augmentez le prix du baril, les contribuables des pays consommateurs paieront"... La hausse du brut plombe l'ambiance de nos économies, il n'est pas utile d'en rajouter par des propositions difficilement crédibles"... conclut l'éditorialiste de LA TRIBUNE... Mais bon, cette hausse, elle profite quand même bien à quelqu'un... C'est ce que s'est demandé L'HUMANITE qui répond ce matin en dénonçant "le scandale du racket des compagnies pétrolières, ou encore les spéculations des fonds d'investissement"... "Paradoxalement, écrit Patrick Apel-Muller, ne pas avoir de pétrole peut rapporter gros à cette petite minorité qui un jour, préfère miser sur le blé, le mois suivant sur les carburants, hier les métaux, demain qui sait, l'eau peut-être..." Et sinon, que peut-on lire ce matin dans les journaux ?... Des hommages bien sûr à Sydney Pollack... "Il pose la caméra" titre LIBERATION qui regrette "l'artisan d'Hollywood"... LE FIGARO note que "l'homme qui aimait les stars était aussi un romantique hollywoodien"... Et dans LA CROIX, Alain Rémond écrit que certes, "Sydney Pollack n'était sans doute pas un monstre sacré du septième art à l'instar de Bergman et d'Antonioni morts le même jour l'an dernier... mais comment expliquer à quel point il a compté... avec son regard sans complaisance sur l'Amérique, son regard plein de mélancolie et de nostalgie sur ses personnages... Sydney Pollack, c'était un cinéaste ami, un cinéaste fraternel"... Dans vos journaux ce matin, retour également sur le procès Fourniret... En attendant le verdict, les journalistes qui l'ont suivi se racontent... "Huit semaines avec les Fourniret"... C'est dans LE MONDE, le récit d'Yves Bordenave... Ce fut, écrit-il "un chapelet d'horreurs égréné au fil des jours devant les magistrats, les jurés, les familles de victimes, les avocats, les journalistes... au fil des jours, une petite communauté s'est soudée face à l'abjection"... Dans LIBERATION, c'est le making off qui est signé par Patricia Tourancheau... C'est elle qui a suivi le procès pour Libé... "Pendant les cinq premières semaines, j'ai parfois l'impression de me noyer dans le glauque, de couler dans du poisseux... Depuis deux semaines, je n'en peux plus, j'ai vécu deux mois durant un incroyable procès d'assises qui fait réfléchir sur l'espèce humaine... maintenant c'est fini, la vie continue"... Et puis pour finir, cet édito dans TELERAMA... Michel Abescat ironise sur "les socialos" saison 5... "Quel talent tout de même, depuis l'échec de Lionel à la présidentielle, c'est le sans faute... Luttes de clans, querelles de familles, trahisons, coups de poignard dans le dos... chaque rebondissement est un régal... A part "les Sopranos", franchement, qu'a-t-on fait de mieux... La saison qui commence devrait ainsi se concentrer sur l'affrontement entre Ségolène et Bertrand... François, Laurent et les autres se contenteront-ils de compter les points ?... Avec qui va s'allier Dominique dont l'exil à Washington n'est qu'une façade ?... Et qui Arnaud va-t-il trahier cette fois-ci ?... L'éditorialiste de TELERAMA qui conclut : heureusement que tout cela n'est que de la fiction... Dans la réalité, ce serait à désespérer"...

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