Persévérer ou se retirer... Là est la question ce matin... "Lionel Jospin annoncera sa candidature jeudi, assure la rumeur du début de semaine... Il n'a pas encore pris sa décision, explique officiellement l'une de ses proches... Jack Lang va soutenir Jospin, reprend la rumeur, toujours aussi sûre d'elle... comme elle est aussi certaine que Dominique Strauss-Kahn aura du mal à résister au rouleau-compresseur jospiniste"... Cruel, le début de cet article dans Le Point ce matin... cruel parce que l'on sait, depuis le début de la nuit, que "Jospin renonce"... C'est Libération qui le titre en Une... Libé qui a eu le temps de refaire sa couverture avec une photo de l'ancien Premier ministre, et qui explique : "Après avoir tenté en vain de contrer la candidature de Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre a décidé d'abandonner la course à l'investiture PS pour 2007"... Oui, "Jospin jette l'éponge"... C'est dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, l'autre journal qui a réussi à prendre en compte l'information... "Hier soir, l'ancien Premier ministre a réuni, à la mairie du 18ème arrondissement de Paris, le premier cercle de son entourage... Et après discussions, il leur a fait part de sa décision"... "Il se retire de la vie politique, bis"... Il a constaté, analysent les journalistes de Libération, que "son éventuelle entrée en lice ne suscitait aucune dynamique... Alors hier soir, certains des convives qui étaient venus dans l'espoir de célébrer une résurrection ont finalement assisté à un pot de départ en retraite... Il laisse s'affronter Royal, Fabius, Strauss-Kahn et Lang... Reste à savoir si Jospin ira jusqu'à se ranger derrière l'une de ces candidatures, ou s'il se drapera dans la posture du sage : celui qui se sera contenté de tirer la sonnette d'alarme... sans passer à l'acte"... Et dans Le Parisien, ce constat : "Les amis de Jospin, hier soir, n'étaient pas peu fiers de leur héros si classe... Mais l'état du parti leur donnait tout de même des frissons... Raisonnement implicite, analysent les journalistes du quotidien... Personne, désormais, n'aura plus d'alibi"... Et dans Le Point, ce scénario-catastrophe du Parti Socialiste... L'hebdomadaire décrit un scénario-catastrophe qui verrait la désignation de Ségolène Royal remise en question par une partie des socialistes... un scénario identique à celui du référendum européen où, malgré le vote clair des militants : 60% pour le "oui", certains dirigeants s'étaient affranchis des règles pour mener campagne en faveur du "non"... Se retirer... Vous vous souvenez... "Au revoir"... Puis le bureau vide de l'Elysée et la Marseillaise... En mai 81, Valéry Giscard d'Estaing quitte le pouvoir... Avec le troisième tome de ses mémoires, l'Ex fait un grand retour dans la presse ce matin... "Ce que je voulais vous dire depuis si longtemps", titre Le Parisien-Aujourd'hui en France... "Il se fait historien de lui-même", pour Paris-Match... Pour Le Point, c'est "le livre-événement de VGE"... "Complots, coups fourrés, trahisons... Giscard dit tout"... Et il dit tout... tout particulièrement sur Chirac... Parce que Giscard raconte qu'il est allé discuter avec François Mitterrand, et que ce dernier lui a dit : "En 81, Chirac était très clair : il a dit qu'il fallait nous débarrasser de Giscard"... Mitterrand qui avoue, lors de cette rencontre : "Je n'ai été élu que grâce aux 550.000 voix que m'a apportées Chirac"... Et Giscard qui raconte également qu'entre les deux tours de 1981, il a appelé la permanence de Chirac... Il l'a appelée en prenant une autre voix, et on lui a dit : "Il ne faut pas voter Giscard"... Alors "pourquoi Chirac a-t-il tout fait pour vous faire battre ?", demande Le Parisien... "Ce n'est pas à moi qu'il faut poser la question, répond l'ancien Président... Je n'écris pas la biographie d'un autre... Le RPR, à cette époque, ce n'était plus le gaullisme... C'était un petit groupe qui ne supportait pas d'avoir perdu le pouvoir"... Et dans cet entretien de Giscard avec les journalistes du Parisien, cette phrase, en forme de conseil pour les aspirants à la Présidentielle de 2007... "Pour être Président, il faut avoir le niveau"... Persévérer ou se retirer... Le choix n'est pas forcément volontaire... 13 millions de personnes âgées en France... 8 millions de personnes isolées... C'est Le Figaro qui a fait les comptes... C'est, à la base, une enquête menée par le collectif "Combattre la solitude", qui regroupe plusieurs associations d'entraide... une enquête qui est une première en France... Et l'enseignement le plus criant, analyse Le Parisien-Aujourd'hui en France, c'est que "seul un petit tiers des plus de 60 ans a encore un entourage dense, des visites fréquentes, des contacts familiaux, ou au moins des discussions de comptoir avec la boulangère... Parce que ce qui disparaît le plus vite, c'est cette parole quotidienne... Et c'est clairement entre 79 et 83 ans que le basculement se produit, progressivement, brutalement"... "Quelqu'un, même pour me parler de n'importe quoi"... C'est ce que dit une des personnes interrogées par cette enquête, rapporte Libération... "Quand la solitude est trop forte, raconte une autre, je vais au cimetière discuter avec les gardiens : ils sont adorables"... Autre ruse : "J'écoute ce que fait ma voisine, et je fais exprès de sortir sur le palier en même temps qu'elle : on échange alors quelques mots"... "Vieux, mais pas seuls"... Des raisons d'espérer, en Une de l'hebdomadaire La Vie, qui dresse le portrait de ceux qui ont trouvé le moyen d'échapper au piège de la solitude... des témoignages pour aider à bien vieillir... Il y a celle qui s'adonne au bénévolat... celui qui a trouvé l'âme soeur sur le Net... cette octogénaire aussi, qui a pris un jeune locataire... En fait, constate la présidente de la Fondation nationale de gérontologie, "pour bien vieillir, il faut avoir appris à vivre... tout simplement"... Choisir de se retirer... Céder à la peur... "Crainte d'attentats : Mozart chassé de l'Opéra de Berlin"... C'est en Une de Ouest-France, qui explique : "Craignant des représailles islamistes, Kirsten Harns, directrice de l'Opéra de Berlin, a décidé de déprogrammer Idoménée, un opéra de Mozart... Dans la dernière scène, on voyait le roi de Crète rapporter les têtes décapitées de Jésus, Mahomet, Bouddha et Poséidon"... "Cette scène finale a été ajoutée au livret d'origine par le metteur en scène Hans Neuenfels... Pour lui, c'est le symbole que l'homme n'est libre que lorsque les dieux sont morts", explique Le Figaro... Le Figaro qui revient donc sur "la polémique d'Idoménée"... et qui donne la justification de la directrice de l'Opéra de Berlin... "Un coup de fil anonyme a alerté les experts de la police... Elle a donc mis en balance la liberté artistique et la sécurité des spectateurs"... Une polémique qui fait bien évidemment la Une des quotidiens allemands... Die Welt constate, rassuré, que "tous les camps politiques sont indignés après ce retrait de l'affiche de l'opéra de Mozart"... Et cette indignation laisse "un espoir", pour Die Welt : "ce débat va peut-être aiguiser notre instinct démocratique"... Le Sueddeutsche Zeitung dénonce cette crainte devant l'islam... constatant que "le fanatisme et la terreur ont encore gagné"... Là, c'est la science qui gagne... C'est une photo dans quasiment tous vos journaux ce matin... celle de la première opération chirurgicale en apesanteur... Le Républicain Lorrain explique... "Une équipe du CHU de Bordeaux a réussi cette première, à bord d'un Airbus, avec un patient volontaire... Alors évidemment, comme en apesanteur on a du mal à garder les pieds au sol, l'équipe médicale était arrimée avec des harnais, et les instruments médicaux étaient posés sur des aimants... L'expérience a prouvé que le matériel pouvait être utilisé dans la station spatiale internationale"... Opérer un être humain dans l'espace ne posera donc aucun problème... Enfin si, peut-être un, de taille : dans l'ISS, cette même opération se fera au moyen d'un robot piloté depuis la Terre... Persévérer ou se retirer... Là, ce sera au malade de décider...

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