Et aussi dans le Parisien et elle était aussi dans notre journal de 7 heures, mais c’est dans le Figaro, qu’on la voit le mieux.

Ses rondeurs dénudées ou ses cheveux frisottés, mais aussi ce regard moqueur qui se dérobe… la Joconde nue, mystérieux dessin sorti du château de chantilly dont le Figaro conte l’histoire, dont on explore les mystères dans un laboratoire parisien pour l’attribuer à Léonard de Vinci…

On la voit à quelques pages de l’actualité… cela donne le ton de cette journée, quand l’histoire pénètre le quotidien…

Ainsi... On écrit beaucoup sur les chantiers navals de l’atlantique négociés hier en copropriété par Emmanuel Macron aux italiens de Ficantieri… Une histoire franco-italienne, comme celle du Toscan Léonardo qui repose à Amboise…

On raconte STX comme un nouveau moment du démantèlement industriel après Siemens/Alstom… « La Grande braderie de nos fleurons, le dépeçage organisé », dit l’humanité.

D’autres, Le Monde, Le Figaro, inscrivent les chantiers dans le mouvement européen...

Mais vu de l’Italie… C’est autre chose. Une revanche de l’histoire, un rattrapage du temps glorieux où l’Italie était une puissance maritime… La thalassocratie du temps des républiques de Venise, Gênes, Pise Amalfi…

C’est raconté par le professeur Daniele Zappala dans Libération, un des géographes à qui le journal s’est confié ce matin… pour donner de la profondeur. Quand la France s’est fâchée l’été dernier, en nationalisant ses chantiers, l’Italie a cru revivre le traité de Campo Formio imposé par Bonaparte.

Ca va mieux

On aussi parle du bonheur des riches ce matin…

Et ça, c’est intemporel… et récurrent dans les discussions autour du budget et de la politique fiscale… approuvé par le Figaro et combattu par l’humanité…

On avance dans le débat avec la Une de la Croix, et la cover de l’Obs… qui interrogent le sens de ces réformes…

Cover terrible de sens pour l’Obs, un journal qui a voté Macron… Le président en costume à fines rayures… souriant et satisfait, qui montre exactement la quintessence de l’homme qui va bien.

« Pourquoi il donne aux riches »… se demande l’hebdomadaire, « un pari fou à 4,5 milliards »

Un pari risqué dit La Croix en écho

Et tout est dans ce mot, pari… et dans cette question, pourquoi.. Nourrie dans l’Obs d’un papier pédagogique sur ce cadeau fiscal fait aux les détenteurs d’actions, d’obligations…

Les 10% les plus aisés qui doivent au nom de la théorie du ruissellement et de la lutte contre la rente, le choix d’un capitalisme de la mobilité, nourrir l’économie de leur nouvelle aubaine...

C’est argumenté, on entend Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat à l’économie… « Je n’ai aucun problème a expliquer aux salariés de GM et S qu’on ne taxe pas le capital investi pour moderniser leur outil de travail » et plein de doutes aussi, l’Obs rappelle que George Bush père qualifiait ce pari sur l’épargnant entrepreneur « d’économie vaudou »

La Croix émet les mêmes doutes… « Si les détenteurs de capitaux se contentent d’accumuler plutôt que de parier sur le développement économique, le prix politique sera lourd. »

La Catalogne s’approche du jour du référendum sur l’indépendance…

Et cela se rapproche, on en parle tous les jours, et on contemple dans les journaux la montée aux extrêmes…

« Pour Madrid, la Catalogne est une colonie comme pouvaient l’être les pays africains dans le passé » dit un informaticien catalan dans Libération, qui raconte la rage des militants…

On tempère aussi dans Libération, une géographe encore, Béatrice Giblin, se demande pourquoi on pourfend le nationalisme d’état… mais pas le nationalisme régional…

Affaire de romantisme et d’histoire ? Ou de réparation…d’une guerre perdue il y a 3 siècles… On en parle dans l’Obs, on en parle dans la Vie….

Il y a dans l’hebdomadaire catholique, un très bon et très long, c’est du plaisir, dossier culturel et historique sur l’identité catalane, sur ce peuple en construction qui hésite entre « SENY la raison et RAUXA la douce folie », qui n’est pas un peuple ethnique mais culturel, d’une langue, « capable de transformer les cailloux en pain » , résistants et rebelles et pingres, disent les clichés…

On entend les contradictions aussi d’une société qui ne supporte plus l’Espagne qui lui impose la Corrida !

Le Figaro raconte l’engagement catalan du Barça, le club de football qui s’est prononcé POUR le référendum… Mais à la fin du papier, surgit le dilemme du club qui a quand même besoin de la Liga pour vivre…

Est-ce loin de nous ? L’indépendant, le journal de perpignan, vibre pour l’autre côté des Pyrénées… La Vie donne la parole à un agrégé d’économie de l’université de perpignan, Robert Casanovas, président du comité pour l’autodétermination de la Catalogne du Nord…

C’est-à-dire les Pyrénées orientales… et il parle aussi de notre Etat centralisateur.

« A l’école, on disait à mes parents soyez propres, ne parlez pas catalan… »

Tout revient donc.

Des femmes prennent la parole dans les journaux…

Ce qui tranche avec le silence pluri-séculaire de Mona Lisa…

Elles parlent pour elles-mêmes. Comme ces femmes dirigeantes d’entreprises que l’Usine nouvelle a rencontrées… Non, au sommet de l’économie, ce n’est pas plus facile…

Elles parlent aussi pour leurs hommes empêchés. Ce sont ces « femmes de militaires en colère » qui sont sorties dans la rue en août, qui s’expriment ce matin dans l’Est Républicain, pauvreté et précarisation sont le lot de ceux qui nous défendent. Elles doivent interpeller ce soir Edouard Philippe dans l’émission politique de Léa Salamé sur France 2.

Il y a aussi des femmes qui parlent, bien, des hommes qui les ont faites.

Il y a Laurence Debray, la fille du philosophe Régis, dans l’Obs et le Point… pour ses souvenirs de filles de révolutionnaires, au temps d’avant sa naissance quand Régis le sage était rouge et guerrillero…

Et surtout Charlotte Gainsbourg dans les Inrockuptibles, elle chante, elle compose avec un jeune producteur électro, Sebastian… Elle a surmonté ce père Serge, « Si j’ai tardé a écrire en Français, c’est parce que ne me sentais pas à la hauteur de ce que mon père avait pu faire". C’est très beau à lire…

Et puis.. Il y a dans le Parisien une jeune femme, Anouchka Delon, qui parle de son père dont la rumeur s’est emparé hier. Arrêtez de le tuer, il va bien demande-t-elle…

A méditer cette semaine où, dans Paris Match, on parle longuement de Jacques Chirac au crépuscule, comme s’il n’était déjà plus là… Quiconque a connu des êtres qui décline y sera sensible… Mais l’émotion, bellement sollicitée, le dispute au malaise… que d’impatience, quand cet homme vit encore, à proclamer que ce sont ses derniers jours…

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