Etre heureux

Un peu plus d'un Français sur deux se dit aujourd'hui, heureux. Les Clés du bonheur selon l'indicateur trimestriel de LA CROIX ce matin, se résument à peu de choses. Il vaut mieux être un homme riche, cadre, agriculteur dans le sud-ouest ou être jeune, mais pas étudiant. Un peu plus d'un Français sur deux heureux, c'est au-dessus de la moyenne certes, mais ce n'est pas flamboyant. La réalité c'est que les Français ont le culte du malheur. C'est une spécifité nationale explique Jean-Paul Delevoye, l'ancien médiateur de la République. Autre enseignement de cet indicateur du bonheur. D'un point de vue politique, les sympathisants du FN sont plus malheureux que ceux des autres formations politique. Le bonheur est aussi un enjeu politique. Car comme disait Aristote : "Le bonheur, c'est ce que tout le monde veut"

Heureuse, Marine Le Pen semble l'être

Ou en tout cas appaisée. Ce sera d'ailleurs le thème du discours que la patronne du FN prononcera dimanche, à La Villette, loin de la place de l'Opéra où se trouvera son père... pour le défilé du 1er mai. Et elle s'en explique dans L'OPINION. Marine Le Pen se félicite des 4 mois de relative diète médiatique qu'elle s'est imposée. L'appaisement, c'est dit-elle, une ambition. Il n'y a pas d'appaisement sans règle, sans fermeté, sans autorité, sans sécurité. Je dois brosser cette ambition. Comprenez pour la présidentielle de 2017//

L'appaisement donc. Et en même temps, toujours dans L'OPINION, la guerre de tranchées que se livrent le FN et Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, laissent penser le contraire. Morceaux choisis d'une séance régionale. "Cessez de me remettre en cause" dit Marine Le Pen. "Il n'est pas possible de faire une phrase sans être interrompu par vos vociférations" répond Bertrand. "Caporal Bertrand ! Garde à vous !" s'amuse Marine Le Pen. Bertrand grommelle : "Mais quel bordel" De Xavier Bertrand... elle dit : "Sans moi, il n'existe plus" Un proche de Marine Le Pen glisse : "Il ne faut pas qu'elle intervienne trop. Marine est dans la présidentielle. Elle doit prendre de la distance."

Heureux ? Pas sûr que les militants de Nuit Debout le soient

Se structurer pour peser dans le débat public ou se radicaliser au point de ne jamais dépasser les abords de la place de la République ? Pour David Carzon de LIBERATION, Nuit Debout est à un tournant de son histoire.

La preuve par François Ruffin, à l'origine du mouvement. "Je me ballade sur la place pour savoir ce qui est prévu dans deux-trois semaines, l'étape d'après. Et là j'ai rien."

Nuit Debout est aux prises avec ses contradictions résume LA CROIX.

Dans LIBE, l'économiste Frédéric Lordon, engagé dans Nuit Debout le dit au risque de déplaire. "Il n'y a pas de politique sans une forme ou un autre d'institutionalisation et même de représentation. Autrement dit conclut LIBE, Nuit Debout ne peut pas fructifier avec un fonctionnement horizontal.

LE MONDE DIPLOMATIQUE évoque lui, ces contestations qui ont traversé les dernières décénies mais qui n'ont pas vraiment abouti. Assiste t'on aujourd'hui, à la fin de ce cycle? En politique, le rêve sans le pas se dissipe dans le ciel brumeux des idées. Le pas dans le rêve piétine. Le pas et le rêve dessine un chemin politique. La convergence des luttes ne pourrai s'opérer qu'autour de formations qui se doteront d'un projet politique capable de faire brilller à nouveau le soleil de l'avenir. Etre raisonnable, rationnel, c'est être radical.

Et la radicalité était dans la rue hier

Pour preuve, le hashtag Porsche qui fait le tour des réseaux sociaux écrit le blogueur Didier Pobel. Impossible de regarder les flammes s'échapper du véhicule ciblé, sans songer à l'iconographie anar de Mai 68. Mais on se gardera bien de toute comparaison. Les révoltés d'hier, ne sont pas les enragés de Nanterre.

Pour LE PARISIEN-AUJOURD'HUI-EN-FRANCE, hier, c'était la loi de la violence. Et ce constat. Désormais, les casseurs encagoulés, casqués agissent dès le début des manifestations, devant les cortèges. Ce sont des anarchistes, des anti-fascistes, des libertaires, des zadistes, et une poignée de jeunes issus des cités sensibles explique un haut fonctionnaire. Ce changement d'attitude peut s'expliquer par le fait que le mouvement contre la loi travail ne mobilise pas vraiment et que Nuit Debout s'essouffle.

L'HUMANITE dresse un constat différent et dénonce les violences policières. Hier, le gouvernement a perdu son sang-froid. Que cherche le ministre de l'Intérieur demande Pierre Duquesne ? Un nouveau Malik Oussékine ? Un nouveau Rémi Fraysse ?

Outre les casseurs, qui sont ces jeunes qui manifestent aujourd'hui ?

Ils font partie de la génération Y ou Z. Ils ont entre 16 et 36 ans. On les appelle les Millénials. La génération Me me me dit encore LA TRIBUNE. C'est une jeunesse déroutante pour les sociologues. Ils sont à la fois disruptif pour voyager et consommer autrement et très classique quand ils disent vouloir devenir propriétaire de leur logement. Conséquence d'internet et des réseaux sociaux, ils sont dans la culture de l'immédiateté. Ils se projettent moins. Echaudés par notre génération, les X Marco, qui leur a transmis les craintes de notre époque. Ca c'est l'avis de STRATEGIE. L'hebdomadaire voit dans les Millénials, une génération chochotte voire chocotte. Ils sont pleurnichards, mièvres, superficiels. Mais ce sont les mêmes qui sont capable d'inventer Blablacar et autre AirBnb, toute l'économie du partage.

L'OBS voit de son côté, une génération débridée. Qui assume sa bisexualité. A moins que ce ne soit un effet de mode.

Lui, la mode, il s'en foutait

A lire sur le site LES JOURS. Cette version cachée de Serge Gainsbourg qui avait ses entrées au 36 quai des Orfèvres.

En 1989, Gainsbarre se présente à l’entrée du bâtiment historique de la PJ de Paris, demande à voir le patron de la brigade des stups. "Je le reçois à reculons. Car pour moi, Gainsbourg n’est pas un bon exemple pour la jeunesse." dit le commissaire Michel Bouchet. Affalé sur une chaise, Gainsbourg grille une cigarette puis expose son problème : "Mon ex-femme Bambou, qui est toxico, a la garde du petit Lulu. Mais quand elle est défoncée, c’est son dealer qui accompagne mon fils à l’école." Le commissaire Bouchet le sent "inquiet" pour son gamin d’à peine 4 ans. Le dealer sera arrêté. Gainsbourg va revenir souvent voir les policiers. Il est de tous les pots ou apéro en fait. Il aimait raconter ses rencontres : "Tiens, j’ai vu Johnny. Qu’est-ce qu’il est poutrap" Poutrap ? Poutre apparente pour ne pas dire bas de plafond. Le reportage de Patricia Tourancheau dans LES JOURS nous fait voyager dans le temps ce matin. Un beau voyage dans les souvenirs. Parce qu'on se le dise. Voyager dans le temps, c'est pas demain la veille dixit le hors-série de SCIENCE ET VIE JUNIOR. Dans le passé, ça c'est sûr. Trop de contraintes. Pour l'avenir, il faut aller très vite. Idéalement à une vitesse proche de la lumière. 300.000 kilomètres secondes. Bon imaginons que vous y arriviez. A votre retour sur le plancher des vaches, cette croisière de rêve où vous n'aurez rien vu, il faut le dire, n'aura duré que quelques jours pour vous. Mais plusieurs années se seront écoulés sur la Terre. Car le temps comme un caoutchouc, se sera étiré. C'est toute l'histoire de la théorie de la relativité d'Einstein paraît-il. Bon, l'histoire ne dit pas non plus dans quel état vous serez pour voir vos vieux amis.

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