On commence par un sondage, celui publié par le journal La Croix... Encore un sondage sur la présidentielle. Autant vous dire que vous n'avez pas fini d'en ingurgiter en 2012. Après tout, celui d'opinion Way-Fiducial pour le journal la Croix est peut-être le dernier de 2011. L'interêt de cette consultation, c'est la question posée: Qui propose les meilleures solutions aux problèmes quotidiens des Français ?Réponse: François Hollande 24%, Devant Nicolas Sarkozy 20%. Derrière, Marine Le Pen et François Bayrou se marquent à la culotte: 16% pour l'une, 15% pour l'autre. Suivent Jean-Luc Mélanchon avec 9% et Eva Joly avec 7%. Mais le grand vainqueur avec 29% des voix, c'est AUCUN.Autrement dit, pour près d'un Français sur trois, aucune personnalité ne répond à leurs attentes. C'est bien sûr ce que pointe l'éditorial de Dominique Quinio la directrice de La Croix, intitulé "fossé électoral": les hommes et les femmes politiques ne parlent pas assez de ce qui préoccupe le plus les Français: pas assez de l'emploi et notemment de l'emploi des jeunes. Le fossé apparait d'autant plus profond que les personnes sondées sont en situation sociale précaire: de ce fait, leur regard se tourne vers celle qui leur donne l'impression de leur parler et de parler d'eux, Marine le Pen. (cela dit, entre parenthèse, la candidate frontiste est talonnée par François Bayrou...)Tel est poursuit Dominique Quinio le redoutable défi qu'ont à affronter les autres candidats. Comment casser l'image d'une Elite coupée des réalités, parlant à l'elite au mépris de ceux d'en bas. Un simple problème de langage ? se demande Quinio, Une question d'idées ? Le signe d'un ancrage sur le terrain défaillant ? A chacun de se remettre en cause..."Sur ce thème électoral, je ne résiste pas à vous lire l'edito de François Martin dans le Midi Libre:"Un cauchemar hante les nuits de François Hollande. C'est une image parcutante. Nicolas Sarkozy aux cotés de Marine Le Pen. l'affiche des deux qualifiés au soir du premier tour de la future présidentielle. Comme un certain 21 avril 2002. Dix ans après l'élimination de Lionel Jospin, le candidat socialiste doit-il craindre pareil scénario? En politique tout peut arriver bien sûr. dit Françoic Martin, mais on sent qu'il joue à se faire peur et qu'il n'y croit guère. Avec pourtant cette analyse: Le principal ennemi de François Hollande, c'est bien...Hollande François. Entré trop tôt dans la fournaise électorale, le candidat a l'air de se consummer alors que la flamme de Sarkozy reste ardente". L'emploi, c'est donc la préoccupation majeure des Français..

Vous vous souvenez du chiffre que les Echos donnaient hier: En trois ans 900 usines ont fermé leur portes en France. Alors , à la question: "Dis papa, c'etait quoi une usine ?" Pascal Jalabert répond dans Le Progrès: "Elle n'étaient pas toujours belles nos unsines avec leurs carcasses d'acier reléguées dans un faubourg de ville ou leur interminables batiments de briques aux murs biseautés posés parfois au creux d'une vallée. Le dialogue social y était souvent aussi rude que le travail. On les aimait si peu nos usines, poursuit Jalabert, qu'on menacait les enfants qui ne travaillaient pas assez à l'école: " si tu continues tu finiras à l'usine". C'était au temps du made in France se souvient Pascal Jalabert. Un temps que les moins de vingt ans qui grandissent dans nos pays de consommateurs, risquent de connaitre uniquement à travers les promesses des candidats à la présidentielle.Est-ce un hasard si Xavier Panon dans la Montagne reprend la même image..."Ainsi pendant vingt ans, la France a t'elle cru à ce miroir aux alouettes d'un avenir sans usines mais riche des sa valeur ajoutée en services et haute technologie. Tu parles! s'exclame Xavier Panon. Les usines ferment. Ici, pas en Allemagne! Chacun a sa part de responsabilité dans cette Berezina industrielle. Patronat et syndicats, mais aussi les politiques et les Français eux même, puisque nous nous sommes joués ensemble le numéro grisant de la consommation plus que de la production."Et je reviens à Lyon avec Pascal Jalabert: Qui oserait farie peur à un gamin avec une usine? Il répondrait de toute façon: "Ah bon, tu vas m'expédier en Chine ?"Christophe Lucet decerne la médaille d'or du pessimisme dans Sud Ouest. Elle pend au cou des Français dit-il. Champions du monde de ceux qui broient du noir. 82% de nos concitoyens s'attendent à une mauvaise année 2012, un chiffre en hausse de 20 points par rapport à l'an dernier. Illustration dans l'Humanité, avec ce reportage sur les allocs au bord de la crise de nerf. L'expansion du Chômage et de la précarité créent une situation insupportable de deux cotés du guichet des caisses d'allocations familiales. Les demandes d'aide sociale explosent, nous dit l'Huma. Les familles sont de plus en plus nombreuses à solliciter la caisse et les salariés qui les accueillent sont au bord de la rupture. Lisez le reportage d'Alexandra Chaignon à Saint Denis dans la Tour Pleyel. 200 mètres de queue. On travaille à flux tendu déplore cette déléguée CGT. Et les agents au guichet sont tellement exténués qu'au bout de deux ans, ils craquent. La crise des deux cotés des guichets de la Misère, c'est le titre de l'article.

Dans la série, "c'était mieux hier", vous avez autre chose ?

Un village de Gallice, à la pointe ouest de l'Espagne où on se remet à payer en pesetas, vous savez la monnaie espagnole d'avant l'Euro ? c'est dans le Monde daté d'aujourd'hui. A Salvaterra à la frontière avec le Portugal, on peut payer en Pesetas chez les commercants pour un café, un parfum, une télé. Mais on vous rendra la monnaie en Euro. En tout cas, l'opération pub marche bien puisque la presse en parle et l'opération qui ne devait durer qu'un mois a été prolongée.La couverture de Paris Match avec Marilyn Monroe en pull noir. Parce que nous dit l'hebdomadaire, 2012 sera l'année Marilyn. Voilà 50 ans que l'actrice s'est suicidée. Sur cette couverture, on nous annonce aussi le Film evenement sur G Edgar Hoover le paton du FBI incarné par Di Caprio dirigé par Clint Eastwood, l'homme le plus puissant d'Amérique pendant près de 50 ans. Ou encore dans l'atelier de Sempè, le dessinateur du Petit Nicolas, à la recherche du temps perdu. Si ça n'est pas de la nostalgie, ça !Et je ne vous parle pas des obsèques du dictateur nord coréen dont les images d'un peuple aligné, déversant des torrents de larmes nous replonge aux bons temps de la mort de Staline ou de Mao. La seule fausse note de la cérémonie, c'est sans doute la silhouette de la voiture qui arborait la photo géante de Kim Jong Il. C'était sans doute une "drapeau rouge" Chinoise, mais elle ressemblait bigrement à une ancienne Cadillac américaine.

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