"Je ne pouvais plus parler, plus bouger".

Stéphane, 42 ans, fait partie des six patients hospitalisés après un essai clinique mené à Rennes en janvier dernier. L’un est décédé. Lui est un miraculé. C'est le premier témoignage d'une victime. Stéphane s'exprime ce matin, dans LE MAINE LIBRE. Aujourd’hui, Stéphane garde des séquelles. « J’ai encore des vertiges, des malaises si je reste plus de dix minutes debout. Et je vois toujours double ». Les médecins ont espoir que ça revienne dans 6 mois ou un an. Mais ils ne sont pas sûrs. S'il parle ce matin, Stéphane c'est parce qu’il éprouve de la colère « en voyant tout ce que disait le responsable de Biotrial à la télé, que ce n’était pas de leur faute. Ils ont fait des erreurs. Et il pose la question : Pourquoi a-t-on pris le traitement un jour de plus...alors que la première victime était déjà hospitalisée ?

Colère de la justice ce matin également.

La Conférence des bâtonniers a fait ce que la Chancellerie n'a jamais osé faire ces 20 dernières années : un état des lieux des juridictions françaises. Et pour LE FIGARO, le constat est aussi révoltant qu'il fait froid dans le dos.

Nantes. La cité des Ducs croule sous les affaires familiales. 4.700 dossiers pour 250 audiences par an. Tribunal des affaires de sécurité sociales ? 4.900 dossiers en attente. En Avignon, les affaires de Sécurité sociale se plaident à 30 mois. Trois ans pour Rennes. Arras ?

La présidente du tribunal d'instance est en congé maternité. Sa remplaçante aussi. Et tout cela, c'est sans compter les difficultés matérielles. A Brest, les magistrats se prêtent des cartouches d'encre. Ailleurs, il est recommandé aux avocats de ne pas adresser de fax, faute de papier. Ce qui fait dire à Yves Mahiu, le président de la Conférence des bâtonniers toujours dans LE FIGARO : "Un pan de notre démocratie est en danger."

Colère aussi des psychiatres et des psychologues qui interviennent dans les enquêtes pénales.

Cette fois, c'est L'HUMANITE qui dresse le constat. Depuis janvier, ils refusent les nouvelles expertises pour protester contre un décret modifiant leur statut.

Ils craignent une baisse drastique de leurs revenus. Des revenus qu'ils jugent déjà indécents. 172 euros le rapport pour les psychologues. 277, pour un psychiatre.

Quand on sait qu'il faut consulter le dossier de l'intéressé, le rencontrer en prison et rediger le rapport. Et que c'est aussi le même tarif du petit délinquant au tueur en série. Ajoutez à cela les retards de paiement, jusqu'à 10 ans, voire le non-paiement. La conséquence de tout cela ? C'est que le nombre d'experts est en chute libre. Lors du procès d'Outreau l'expert-psychologiie Jean-Luc Viaux avait eu cette phrase : "Quand on paie des expertises au tarifs du femme de ménage... on a des expertises de femmes de ménages." Certains critiquent aussi le trop d'expertise. C'est pourquoi, dans l'indifférence générale, la quasi-totalité des experts a décidé d'arrêter de travailler. Trop, c'est trop !__

Colère contre le projet de réforme du Code du Travail.

C'est une colère numérique que décrit ce matin, LIBERATION. Car les petits clics sont en train d'envoyer une grosse claque au gouvernement. La pétition en ligne a déjà recueilli plus de 766.000 signatures en une dizaine de jour.

Soit 5.000 par heure. Une pétition en ligne certes ne vaut rien écrit Jonathan Bouchet-Petersen. Mais, politiquement, cette cyber-démonstration de forces apparaît comme un thermomètre brûlant du rejet suscité à gauche, par le projet de réforme du code du travail. C'est aussi un élément nouveau du rapport de force social et numérique. La pétition en ligne, forcément moderne, plutôt que le cortège de rue, forcément ringard ? Ces deux formes de mobilisation ne répondent pas aux mêmes contraintes.

Reste qu’un défilé unitaire met toujours du temps à se mettre en place et qu’on ne récolte pas 700 000 signatures en quelques jours avec une pétition papier à l’ancienne.

Pour Arnauld Champremier-Trigano, qui a notamment géré la communication de Jean-Luc Mélenchon en 2012,

Cette pétition dont il est l’un des initiateurs, montre aux élus qu’il reste un peuple de gauche.

Colère des agriculteurs.

En pleine crise du secteur...

A lire twitter et le site du PARISIEN ce matin... le mot d'ordre a été donné d'ignorer les venues de Manuel Valls et de Stéphane Le Foll... son ministre de l'Agriculture, ce matin, au Salon de l'Agriculture. Il n'empêche. On a pu entendre quelques invectives.

Mais une autre visite aujourd'hui au Salon, attirera les agriculteurs sous un regard. C'est LA CROIX qui nous la livre. Une délégation d'évêque est attendue pour la première fois. C'est l'évêque de Périgueux qui l'a mène. Sa priorité à lui, est d'aider les agriculteurs à sortir de l'isolement. Développer des équipes de jeunes issus du monde rural, qui leur permettrait d'échanger sur leur travail et le cas échéant, sur leur foi. Mais pas sûr que cette visite n'attire les foules dit un éleveur à Mélinée Le Priol de LA CROIX. Notre chambre de l'agriculture organise des réunions. Mais personne ne vient. Comme on a tous des problèmes de trésorerie, on ne délègue plus. On travaille sans arrêt.

Lui-même ne va plus à la messe le samedi. Elle est à 17 heures, l'heure de la traite de ses vaches.

A lire également dans la presse ce matin, l'histoire d'une fondation d'animaux.

Avec les drôles de pratiques de la Fondation Assistance aux animaux. Elles s'inscrivent en Une du PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. La Cour des comptes, le fisc et l'ordre des vétérinaires s'instéressent au fonctionnement de la Fondation. L'une des principales mission de la Fondation est de soigner gratuitement les animaux des personnes démunies. Mais en réalité... les soins sont payants. On demande l'argent à des gens fauchés. Je suis dégouté dit un ancien salarié. Le fisc plancherait sur un redressement de 10 à 15 millions d’euros. La cour des comptes pointe les frais de direction générale en hausse. Des proches sont logés dans des appartements qui lui ont été légués ou dans des logements mis en location par la Fondation.

Ils l'ont fait !

Une du PROGRES DE LYON ce matin, pour saluer la victoire de l'Olympique Lyonnais hier soir, sur le PSG. 2-1. Première défaite de la saison pour les Parisiens. Le journal salue le panache des Lyonnais qui ont appliqué la recette qu'ils avaient imaginé avec une bravoure magnifique.

Des tripes à lyonnaises pour LE PROGRES.

Le coup parfait pour L'EQUIPE. Même si l'important pour le PSG ne semble pas être là pour le journal. Dans l'expression champion invicible écrit Vincent Duluc, champion est essentiel. Invincible est accessoire. Ce qui est important aujourd'hui, c'est la qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Hier soir, le PSG a vécu une soirée qui lui rendra service s'il en tire les leçons.

Y'a t'il une leçon par exemple, à tirer de ce jour si particulier? Aujourd'hui lundi, nous sommes le 29 février.

Comme tous les 4 ans, nous allons travailler un jour de plus.

Aussi, dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE, Lukino, illustrateur graphiste, demande que ce jour soit férié. Pas de raison. Que cette journée soit la journée mondiale du temps libre. On ne dira pas non. Lukino a mis en ligne une pétition pour se faire entendre. Le texte n'a dit-on pour l'heure, recueilli que 150 signatures. Pas de quoi déclencher un mouvement comme pour le code du travail.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.