Tu dira sur ma tombe « la France est partie », avait fait jurer son grand-père au petit soldat: l’Obs raconte nos mémoires d’Algérie. Chercheuse, vice présidente de BioNtech et mère d’une double championne olympique, Katalin Kariko nous revigore dans le Point. Agressions et pressions sexuelles à Aides, Streetpress.

On parle d'une promesse...  

Qu'un jeune soldat avait faite à son grand-père dans un autre siècle... En aout 1914 dans la région de Sétif, un jeune homme s'était engagé au troisième régiment de tirailleurs algériens, il serait un lion,  Verdun, Chemin des Dames, Douaumont, Croix de guerre, médaille militaire… Mais lors d'une permission, chez lui, en Algérie, le jeune "turco" alla voir son grand-père qui était un maitre à l'école coranique, et le vieil homme lui fit jurer ceci: "Promets-moi une chose quand je serai mort. Lorsque la France s’en ira, tu iras sur ma tombe et tu répéteras trois fois : ‘La France est partie'.” Et en 1962, près d'un demi-siècle plus tard, le jeune soldat, devenu vieux à son tour, alla sur la tombe et répéta trois fois, “la France est partie”, et il jura, plus tard, qu'à ce moment au cimetière la terre se mit à trembler...   

Cette histoire nous vient de l'Obs, qui se penche sur nos mémoires de l'Algérie, et modestement douloureusement nous livre des témoignages, des souvenirs vécus ou des regrets rêvés d'un monde devenu brumeux, déchiré par le temps. L'écrivain Boualem Sansal avait grandi dans trois religion, l'islam à la mosquée, le christianisme à l'école, et le judaïsme car avec sa famille il vivait dans une dépendance d'une synagogue prêtée par un rabbin, et puis la guerre est venue... L'écrivaine Faiza Guène née après tout cela à Bobigny de parents immigrés qui rêvaient de Tlemcen comme Ulysse rêvait d'Ithaque, elle rêve elle parfois en arabe, et elle écrit pour combler une histoire de trous... Le père du mathématicien Cédric Villani, après l'Algérie détestait le mot pied-noir mais son oncle un jour dans un enterrement, comme possédé se mit à évoquer ses souvenirs de gamin qui avait vécu les attentats indépendantistes...  

Tout ceci est dans le magazine, et plus riche encore sur le site de l'Obs, l'histoire du serment du jeune soldat à son grand père est ainsi sur le site, racontée par son fils, Bachir Hadjadj, qui témoigne d'une enfance dissociée, où son père vétéran de 14-18 et fonctionnaire colonial lui montrait les terres familiales que la France avait volées... Bachir fut élève de l'école française puis soldat de l'indépendance, puis déçu de l'Algérie et c'est de Bretagne qu'il nous parle, le pays de sa femme Yannick , où il lit de loin la presse algérienne et écrit et raconte pour nous et sa descendance ce qui fut, inextricable, amèrement beau.  

On parle d'une autre mémoire..?   

Familiale celle là, dans le magazine du Monde et sur le site du journal, elle se lit comme une aventure. Elle raconte Chantale, qui en 1983 était une jeune maman célibataire à Paris, elle rencontra et aima un homme marié séducteur, histoire sans lendemain, mais elle tomba enceinte, ce n'était pas possible, alors dans la douleur elle accoucha sous x, elle se força à ne pas prendre l'enfant dans ses bras à sa naissance, elle se força à ne pas aller le réclamer tant que c'était encore possible, trois mois après l'accouchement, à l'association "la famille adoptive française", et puis elle s'en alla vivre en pleurant en secret et en se bardant de déni... Mais plus de trente ans après, la douleur lui revint, atroce et libératrice. ... L'enfant était devenu Sylvain, petit garçon adopté aimé choyé grandi, trentenaire et qui, père à son tour, alla se risquer sur le site de MyHeritage, une de ces sociétés qui à partir d'un simple test salivaire et d'une analyse génétique, vous racontent vos racines, et mieux encore, vous disent si dans leur base de données se trouvent d'autres clients qui partagent une part de votre patrimoine. Vous devinez la suite, lisez simplement, et pensez aux trésors d'humanité que permet la science, un test ADN, l'auriez vous cru?  

On parle génétique dans le magazine du Parisien, et surtout dans le  Point à propos de BioNtech, cette société qui a inventé le vaccin à ARN messager contre la covid; le Point rencontre la vice-présidente de la start-up, une ébouriffante dame nommée Katalin Kariko, fille d'un boucher hongrois et mère d'une double médaillée d'or olympique en aviron, qui est chercheuse et qui pour chercher a migré aux Etats-Unis, c’était encore sous le communisme, en cachant des sous dans la peluche de sa fillette -celle qui serait championne. Katalin nous dit qu'elle a toujours cru que tout serait possible, et le Point nous dit les merveilles à attendre de la technologie ARN... Revigorante science...  Revigorante humanité, en dépit de tout  

Car on lit aussi des violences...  

Dans des journaux le Parisien, l'Est républicain… fascinés par les meurtres hier commis dans la Drome et en Ardèche par un ex ingénieur qui peut-être avait déjà tué cette semaine en Alsace. 

Le Progrès raconte des malandrins qui hier à quatre heures du matin ont envahi une maison à Bessenay, à l'Ouest de lyon, et ont pris trois personnes en otage et ont forcé un homme, patron d'une société d'affinage de métaux précieux, à leur donner 20 kilos d'or, sinon ils tuaient son fils.  

Libération et le site du Télégramme nous disent un fait divers à pleurer que l'on juge à Quimper, c'est arrivé en Bretagne, un boulanger, Vincent, a été abattu devant chez lui et sa jeune compagne, Marie, vit depuis en pointillé une balle logée dans le crâne, victimes d'un pauvre trio composé d'une femme autoritaire délaissée jalouse perdue, de son amoureux transi et d'un ancien militaire devenu plombier chauffagiste et Hell’s angel, qui a tiré, « tac tac tac » sans même savoir pourquoi. 

Street press nous raconte comment dans une association estimable, Aides, vouée à la prévention du Sida, s'est installée une culture du harcèlement et de l'agression sexuelle, que subissent des jeunes hommes confrontés à cette violence sexuelle que dénonce me  Metoo gay. 

Le magazine Elle nous parle des mères qui couvrent les incestes, et qui parfois ont été victimes elles-même en leur enfance.; 

Mais il n'est pas de fatalité.   Dans la Vie vous rencontrerez  une femme nommé Isabelle Filliozat, elle est thérapeute familiale, , spécialiste en « parentalité positive », elle développe un enseignement une pratique pour que les parents fassent grandir leurs enfants dans l’écoute, sans violence, dans l'empathie... Elle raconte comment son engagement est venu de son père... Lui-même fils d'un grand universitaire estimé reconnu salué, mais qui dans le cercle familial formait avec sa femme un coupe de bourreaux,  gifles et des coups de martinet, enfant enfermé à la cave avec les rats... En grandissant son père se jura, il avait survécu, de ne jamais reproduire cette violence, sa fille nous dit que le cycle de la violence peut être interrompu.   

Près de Dieppe, une jeune femme qui jouait en ligne à un jeu de grattage a vu sur son écran qu'elle avait gagné 500.000 euros, nous rapporte Paris-Normandie... Mais c'était un bug informatique, de la Française des jeux, une erreur, la jeune femme était hier au tribunal. On la comprend.

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