Aujourd'hui dans la presse, on analyse la situation au Venezuela, les couacs parlementaires à l'Assemblée, le faux procès de Vladimir Poutine et l'amour de Tanger pour le foot.

La revue de presse du 29 juillet 2017
La revue de presse du 29 juillet 2017 © Radio France / Olivier Bénis

La situation au Venezuela un peu partout dans vos quotidiens

C'est dimanche que le pays doit élire la nouvelle Assemblée constituante, quatre mois après le début d'une vague de manifestations qui a déjà fait plus de 100 morts. Le Figaro parle d'un pays à l'orée de la guerre civile... Un vote "à quitte ou double" pour Maduro, assure de son côté Libération, qui s'est intéressé notamment aux partisans de l'ancien président Hugo Chavez, qui s'opposent désormais à son successeur Nicolas Maduro. Libé cite notamment Luisa Ortega Diaz (qu'on ne peut pas vraiment accuser d'anti-chavisme puisqu'elle a "envoyé derrière les barreaux plusieurs ennemis politiques de l'ancien président") qui considère que la nouvelle Constitution est "une tentative de détruire l'héritage du président Chavez". D'anciens proches de Chavez rappellent d'ailleurs que "la qualité qui l'a toujours distingué, c'était la consultation permanente du peuple, à la différence de Maduro."

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Extrait de l'article du Monde sur la santé au Venezuela
Extrait de l'article du Monde sur la santé au Venezuela © Radio France

Le Monde raconte de son côté ce que vivent les Vénézuéliens au quotidien, entre pénuries, tentation de rejoindre le voisin colombien et crise sanitaire majeure. Melina Monferrat a enquêté dans différents hôpitaux publics qui font face à une situation catastrophique : des enfants qui meurent du manque de traitement dans les services de pédiatrie aux cafards qui grouillent dans les couloirs, en passant par l'obligation pour les patients de tout acheter ou presque (y compris la gaz, les gants, les seringues...) Une situation que le gouvernement de Nicolas Maduro a ignoré pendant des mois, explique Le Monde, allant jusqu'à limoger la ministre de la Santé après un rapport désastreux sur la mortalité infantile et le retour de maladies jusqu'ici disparues. Un médecin s'inquiète même du développement possible de maladies et d'épidémies, liées notamment à la malnutrition..."Quand ça arrivera, il n'y aura aucun hôpital en état d'y faire face".

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Bilan d'une "folle semaine au palais-Bourbon".

L'expression est de Jonathan Bouchet-Petersen dans Libération, convaincu dans son édito que "les images des débats, qui ont tourné an boucle, ne vont pas aider à améliorer la confiance", censée être rétablie entre citoyens et représentants... C'est bien simple, selon lui, "l'amateurisme de plusieurs vice-présidents et de nombre de députés de la majorité est incontestable". "Qui dit renouvellement dit inexpérience, on entend l'argument", précise-t-il. '"Mais on peut se demander pourquoi François de Rugy, Richard Ferrand et Christophe Castaner n'ont pas davantage chaperonné leurs troupes".

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Justement, Richard Ferrand répond à la critique dans une interview au Parisien ce matin. Il y relativise la cacophonie des derniers jours, en accusant non pas les députés inexpérimentés mais au contraire leurs aînés : "Face à notre détermination, les vieux briscards de la procédure parlementaire résistent. Mais ces politiciens en seront pour leurs frais : nous travaillons, d'autres s'agitent", lance le président du groupe La République en Marche... Mais sous couvert d'anonymat, plusieurs élus estiment être un peu livrés à eux-mêmes. "On nous dit que les textes que nous examinons sont parmi les plus importants de la période qui s'ouvre, mais on ne nous a pas vraiment expliqué comment nous y prendre", se désolé l'un d'eux. Un autre regrette de n'échanger avec leur hiérarchie que sur leurs smartphones via le réseau Telegram. "Mais ce n'est pas toujours très pratique et ça ne vaut pas un bon échange verbal, ou une bonne formation".

Extrait de l'interview de Richard Ferrand dans Le Parisien
Extrait de l'interview de Richard Ferrand dans Le Parisien © Radio France

Un certain amateurisme qui profite forcément à l'opposition. Pour Johnathan Bouchet Petersen dans Libé, il profite en tout cas incontestablement aux députés de la France Insoumise, qui en face donnent l'image d'un "pack diablement efficace, entre agit-prop et obstruction pédagogique"... "Derrière Méluche", explique-t-il, "Adrien Quatennens, Alexis Corbière, Danièle Obono ou François Ruffin tirent souvent les débats vers le haut".

En revanche la situation agace profondément à l'Élysée. Le Monde raconte une réunion organisée mercredi dernier, pendant que toutes les caméras étaient braquées sur la visite de Rihanna, où Emmanuel Macron aurait assez sévèrement recadré les cadres de son mouvement. Surtout sur la manière de présenter ses mesures... On y apprend ainsi que le projet de loi sur le "droit à l'erreur" a été retoqué par le président lui-même. "Écrit par des technos", "sans souffle politique", selon lui. Bref le produit est bon, mais il va falloir retravailler l'emballage.

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Le drôle de procès de Vladimir Poutine

Un procès imaginaire, puisque tous les week-ends dans Libération, Mathieu Lindon s'amuse à raconter l'histoire telle qu'elle aurait pu se dérouler... Dans son récit, on découvre un Vladimir Poutine détendu, accusé par une juridiction exclusivement russe de "manquements divers dans l'exercice du pouvoir", et qui commence par lancer à la cour "J'avoue". "Ah, quand même", se permet de dire le président du tribunal"... Mais le président russe continue : "J'avoue que j'aime ma patrie et ma démocratie. Qui aime mieux la démocratie que moi ? Qui gagne plus d'élections que moi ? Même les élections américaines, je les ai gagnées".

Extrait de l'article de Libération sur le faux procès de Vladimir Poutine
Extrait de l'article de Libération sur le faux procès de Vladimir Poutine © Radio France

S'ensuivent trois jours de procès cocasse, où les juges disparaissent petit à petit, l'un "nommé dans la nuit chargé du déneigement en Sibérie, où le réchauffement climatique, on n'en a pas encore assez vu la couleur", l'autre impliqué dans un curieux scandale pédophile, ou encore le procureur "incapable de prononcer le moindre mot, ne pouvant que rugir à intervalles réguliers pour se débarrasser du chat qu'il avait dans la gorge"... Rassurez-vous, ça reste un procès imaginaire rigolo et qui finit bien : Vladimir Poutine est déclaré "innocent, avec mention très bien et les félicitations du jury".

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Tanger ravi d'accueillir l'élite du foot français

L'Équipe fait sa une sur le premier trophée de la saison, le Trophée des Champions, que vont se disputer ce soir le PSG et l'AS Monaco... "Comme on se retrouve", lance le quotidien qui consacre une dizaine de pages au clash. Les deux clubs ne cessent en effet de se croiser depuis un an. Mais derrière ce match, il y a aussi une jolie histoire que nous raconte Hugo Delom dans le journal : celle de Tanger, cette ville marocaine passionnée de foot, qui accueille le match de ce soir, en vendant les billets à prix cassé pour faire venir le plus de monde possible.

Extrait de l'article de L'Équipe sur le Trophée des Champions à Tanger
Extrait de l'article de L'Équipe sur le Trophée des Champions à Tanger © Radio France

Alors oui, un journaliste local le reconnait, "ce qu'on regarde le plus ici, c'est l'Espagne, y'a même des gens qui traversent pour aller à Malaga voir des affiches. Mais la France, on aime bien." Et on aimera d'autant plus si un certain Neymar rejoint Paris... "Moi je suis supporter du Barça", raconte un père de famille, "mais là, s'il prend ses valises pour le PSG, je viens avec lui". Même si du côté des plus jeunes supporters, on est assez sceptique sur ce transfert... "Pour Neymar, 230 euros, c'est un peu cher quand même", lance un des plus petits... Qui écarquille les yeux quand on lui précise qu'il ne s'agit pas d'euros, mais de millions d'euros.

La France des "râleurs" et des "gentils"

Cinquième épisode du feuilleton "Vues sur la France" dans Le Monde, qui offre à des correspondants de la presse étrangère une tribune pour raconter comment ils voient notre pays... Et celui d'aujourd'hui, écrit par la journaliste franco-libanaise Randa Takieddine, est assez savoureux. Elle y explique que pour elle, la France est une contradiction vivante. "Des râleurs, agressifs et tendus, et des gentils, honnêtes, humains et bienveillants"."C'est propre à beaucoup de peuples dans le monde", assure-t-elle, "mais la France pousse ce contraste très loin". Pire, pour elle, c'est justement "le caractère insatisfait et exigeant du Français qui a permis à ce pays d'offrir une qualité de vie rarement trouvée ailleurs". Autrement dit, Françaises, Français : râlez, râlez, il en restera toujours quelque chose.

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