Avant l'annonce de General Electric, le Monde avait rencontré ces ouvriers de Belfort qui se savaient condamnés. L'antisémitisme en Allemagne dans le New York Times, des héros français de la Résistance dans l'Union. Delon vend ce qui sa maison de 'amour avec Mireille Darc, la République (du Centre) est dévastée.

On parle d'une jeune femme qui a vu la Vierge...

Et qui a vu surtout ce qu'elle cache, la Vierge noire de Marseille qui veille à l'abri d'une crypte dans l'abbaye Saint-Victor, et qui chaque chandeleur est portée en procession dans la ville, une  belle dame sculptée en bois de noyer au XIII e siècle et que mathilde maire, étudiante en 3e année à l'école supérieure d'art d'aAvignon a emmené faire une radio dans un cabinet du quartier après lui avoir prélevé un bout de visage... et les rayons X et les analyses ont fait apparaitre onze couches de peinture, depuis le moyen-âge: la Vierge n'était pas noire comme le mystère mais joyeuse polychrome et son regard pensif était jadis ouvert et peut-être naïf, car les yeux de la statue au fil des siècles ont été comblés de cire et de peinture.. Et dans la Provence, un objet de dévotion gagne en humanité, on apprend au passage que que la vierge eut le menton cassé au début du siècle passé, un vendeur de jouets de la rue Sainte le remplaça par du celluloïd et ses descendants chaque année consolident le greffon... et voilà vivants nos aimables passés et expliqués nos plus doux sacrés... Dans l'Express, autre dévoilement, je lis la saga affriolante d'un dessin attribué au Grand Leonard de Vinci, la Monna vanna, une Joconde nue, le double parfait aux fermes courbes de l'énigmatique du Louvre, une exposition lui est consacrée à Chantilly. 

Il faut bien ces distractions surannées ce matin, quand à Marseille encore, on bruissait hier de rumeurs de guerre et l'on s'inquiétait de l'embarquement à Fos de munitions à destination de l'Arabie saoudite et de sa guerre au Yemen, c'était annoncé sur le site Disclose, c'est la une ce matin de la Marseillaise...

Il est dans nos journaux des violences, dans le Doubs, un homme lynché et éborgné par des jeunes gens à qui il reprochait le bruit de leurs motos, l'Est républicain. 

Il est dans nos journaux des violences sociales et des salariés qui peuvent ne plus croire. Le repreneur des licenciés de Whirlpool se place en redressement judiciaire, c'est la Une du courrier picard. General Electric supprime 1044 emplois, principalement à Belfort, et c'est la une de l'Est républicain, de l'Alsace et de l'Humanité. On nous explique dans des articles rationnels la crise du marché des turbines à gaz; mais le plus triste est ailleurs. L'annonce des licenciements est tombée hier, mais elle ne fut qu'une confirmation, nous avions parlé de GE la semaine dernière sur Inter, et vendredi matin, le Monde, sur son site, avait publié un reportage sur ces ouvriers qui dès le mois d'avril avaient placardé les portraits de leurs patrons sur les murs de la ville avec cette légende: « Ils vont tuer Belfort. Ils vont supprimer des centaines d’emplois » Ils racontaient la perte d'âme d'une entreprise plombée par tant de mauvais choix, et restructurée dans une mondialisation absurde où pour décider à Belfort on parlait à Dubaï; ils attendaient après les européennes, un plan de licenciements de 800 à 1000 postes... L'entreprise a attendu pour le dire que l'on ait voté, que veut-on  faire croire aux gens... 

Libération parle du bio...

Auquel après lecture on peut ne plus croire, et c'est avec la profondeur de l'écrit cette aberration dont nous vous parlions ce matin, des tomates bio élevées en serres chauffées en france et qui participent du réchauffement climatique, une pétition se lit sur le site de Liberation, qui veut chasser du bio ceux qui ne respectent pas le cycle des saisons et dans le journal on réfléchit aux pièges de l'industrialisation de la vertu. 

A la une du Télégramme, je vois un phoque, tendre bête qui est revenue en Bretagne où les mers sont riches, mais il est le persécuteur de ces pêcheurs bretons dont détruit le travail, il plonge et déchire les filets arrache le foie des lottes devenues ensuite inconsommables, invendables. Des phoques ont été retrouvés décapités à Concarneau, et les amis des animaux se sont indignés, le Télégramme a la grace de s'inquiéter des hommes.  

Ils sont aussi, les hommes pétris d'espérance en dépit d'eux même; quand le New York Times raconte dans un reportage fleuve ce que ressentent les juifs dans une Allemagne où l'antisémitisme est revenu, porté par des musulmans intégristes souvent, mais rencontrant un pays qui n'avait pas purgé le passé, l'Union et l'Ardennais, à Reims me disent une histoire magnifique; on a retrouvé à Muizon dans la Marne des certificats de résistance datant de 1944, et de ces certificats, on a retrouvé des familles sublimes, ces  Raveau qui cachaient des juifs et qui, vivant près du chemin de fer, ramassaient les lettres que des déportés écrivaient sur des papiers à cigarettes pour leur proches; ils les postaient...
On est alors heureux de lire cette histoire.

Elle lira, cette petite fille ravissante de sérieux qui en Une de la Croix, mélange un liquide vert et un liquide rose, elle est en maternelle et illustre le retour médiatique de Monsieur Blanquer, qui veut rendre plus efficace les apprentissages dans cette maternelle qui doit être "le lieu du bonheur d'apprendre". Mais on apprend savez-vous à tout âge et à tout âge en dépit des inégalités; Je lis dans Télérama ces histoires de territoires isolés, ces déserts où même le portable renonce, mais on s'organise pour faire venir la culture et il fait bon près de la foret d'Appremont dans le Berry se réunir entre villageois pour écouter une comédienne lire un roman, il est bon d'entendre de la musique ancienne dans un vieux bus relooké de velours cramoisi sur le modèle de l'Opéra Garnier, l'Opérabus nous dit que nous sommes invincibles. 

Et le désarroi d'un journal pour finir...

La République du centre qui consacre sa une à la Brulerie à Douchy une bâtisse construite sur les ruines d'un château qui abrita Jeanne d'arc, mais qui s'honore d'une autre légende qu'illustre son portail gravée des lettres M et A... C'est à la Brulerie qu'Alain Delon et Mireille Darc furent aimant et heureux, et c'est à Douchy que Delon voulait être enterré au milieu de ses quarante chiens, mais Delon vend la Brulerie devenue vide mausolée et la République est dévastée... Delon l'a dit à un journal suisse, l'Illustré, où il se révèle également partisan enthousiaste du suicide assisté... De quoi nous affoler même s'il va bien, l'octogénaire, mais la Brulerie tout de même! La nouvelle a mis une semaine à venir de Suisse en France. On aurait pu s'en passer.

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