Sempé, st dans le Monde et le Parisien. Giscard est dans le Figaro magazine, auquel il dit qu'en son temps, on savait admirer. L'Equipe admire Michael Jordan. J'admire Entorse, grande revue de basket. Les Chinois admirent un DJ français, qu'admire aussi Nord Eclair. La Grenouille à grande bouche aime la soupe!

On parle d'un monument ce matin!

Que nous font visiter les magazines du Monde et du Parisien, tous deux nous parlent de Sempé, le dessinateur, à la une du Monde tel un Bouddah en chemise blanche, son visage est rond et ses yeux plissés de rondeur sous la crinière blanche mais la moue est malicieuse, le Parisien a choisi le petit Nicolas, cet éternel garnement que Sempé baptisa d'un commerce de vins dans les années 60...  Connaissiez-vous l'histoire? 

Il ne s'agit pas d'être étonné par Sempé, car à son âge, on a dit tant de choses, mais de la douceur de revoir celui qui fut toujours là, qui est encore là, Sempé,  qui ne connut pas son vrai père et que sa mère, me dit le Parisien, faisait valdinguer de torgnoles. Sempé qui avait surpassé le malheur et qui jeune dit-il au Monde, fréquentait Aldebert, un dessinateur français déporté sous l'occupation pour un dessin mal pris par l'occupant allemand; revenu de l'enfer, il disait à Sempé, "tu ne peux pas comprendre", et il ne pensait plus qu'à rire.

Bien sur, c'est de la promotion, car on nous offre Sempé pour la sortie d'un film, adapté de son livre, Raoul Taburin qui faisait de beaux vélos mais qui ne savait pas rouler à bicyclette, le Monde était sur le tournage, Sempé et Poelvoorde qui joue Taburin ont ripaillé en frères, "eh pauvre con, tu me fais pas marcher droit" lançait Sempé à l'acteur qui le souternait. Mais il raconte aussi, Sempé, la sensation divine qui le saisit quant un jour chez Eddy Barclay, il sentit près de lui, au piano, s'asseoir Duke Ellington...  

Il a un mot Sempé, pour parler du Bon Dieu, il l'appelle l"e Grand barbu là-haut", qui vient de lui ravir son ami Michel Legrand, "qu'est ce qui lui a pris ce con de me pendre Michel".

Pauvre barbu là-haut, il a d'autres soucis. Son Pape part au Maroc demain dialoguer avec un "Islam du juste milieu", et la Croix, qui y consacre 5 pages n'en dit rien à sa Une. Pauvre barbu là-haut auquel on préfère, en France, me dit Marianne, des amulettes porte-bonheurs que fabriquent des artisans sorciers... Et dans ce pays obscurantiste,  on vandalise les églises, trois églises pratiquement sont attaquées chaque jour en France chiffres d'un rapport de la gendarmerie,  le Figaro en fait sa Une et son dossier et les Républicains en font un sujet politique. Mgr Ginoux, évêque de Montauban; invite les fidèles à prier chaque jour, car une église vivante est en sécurité, il faudrait aussi dit-il confier à la Vierge Marie et aux saints le soin de veiller sur les églises; "je vous assure ça marche", dit un évêque, qui croit au ciel, est-ce étonnant. 

Et le Figaro (magazine) montre un autre monument...

Valéry Giscard d'Estaing en entretien, qui parle de Tocqueville et de Confucius, qu'il lit et découvrit quand De Gaulle l'envoya, si jeue ministre en chine. Giscard nous dit qu'il vient d'un monde où l'on savait encore admirer, je pense encore à Sempé.  

Mais monsieur le Président, nous savons admirer.

L'Equipe admire Michael Jordan, idole du basket, qui va amener un match de NBA en France, les Charlotte Hornets dont il est le propriétaires joueront contre Milwaukee à l'Accor arena de Bercy le 24 janvier 2020. Et l'Equipe en devient, tel un adolescent placardant un poster de Jordan sur les murs de sa chambre, c'est du business quand même. 

Tant qu'à parler de basket, je vous invite à découvrir, un journal de grande taille taille tel ce jeu et de grande beauté, ENTORSE ne parle que de basket de photos et de textes, basket de la NDA, l'académie des forces armées indiennes, où fils d'officiers et fils de paysans la jouent les coudes en l'air, ou le basket des moines et des exilés tibétains à dharamsala, où l'on joue en mémoire des martyres du pays sur des play-grounds d'où l'on voit l'Himalya, sublime, là c'est moi qui admire...

Les Echos admirent Oscar Tavarez, le PDG qui a sauvé peugeot, et l'admirable donne les secrets de son management, il accepte de donner raison contre lui à ses collaborateurs. Télérama admire Romain Duris au visage aussi coupant en une que celui de Sempé est rond, Duris qui incarne un monument contemporain, le DJ mystique Vernon Subutex inventé par Virginie Despentes, nos enfants s'en souviendront et aussi de Duris qui a appris à se faire traverser par la musique. Transfuge, superbe revue culturelle, admire l'écrivain Yannick Haenel qui lui même admire le Caravage, la peinture est aphrodisiaque..  

Et puis, les Chinois nous admirent, Giscard d'Estaing a raison de lire Confucius. Le Figaro raconte ce millionnaire qui à Chengdu a fait construire de pierres françaises authentiques un château façon XVIIIe siècle, et ils aiment aussi, les Chinois, ce son de chez nous. 

SON SEVE

Cela s'appelle Sève, 3 milliards de fois écouté en streaming, on voit sur internet des soldats chinois danser dessus, c'est un morceau de Tez Cadey, un jeune franco-américain qui a fait ses études à Lille et est en Une de Nord éclair, c'est à Lille qu'il devint DJ, désormais star mondiale, mais fidèle il reviendra ce soir  mixer au gala de la fac de droit de la Catho, c'est noté

Et des souvenirs pour finir...

Qui sont l'admiration quand on nous a quitté, et Sud Ouest, la Depêche et le Petit Bleu communient pour un rugbyman sublime qui s'appelait Pierre Lacroix et qui il y a plus de cinquante ans était le capitaine du XV de France et en Lot-et-Garonne  inventait un jeu à l'agenaise dont on garde le goût de jambes et de folie... 

Transmettons, la presse sert à cela, transmettons le goût. 

Deux revues parlent de nourriture, et du goût qui est une histoire. "La Grenouille à la grande bouche", numéro un, très élégante, nous transmet l'histoire de la Soupe, aussi contre la gueule de bois... Et une autre revue, positivement géniale, elle s'appelle Jésus mais elle n'est que profane, entre autres merveilles, nous régale à Golden, Colorado de l'authentique histoire et de l'authentique recette du sandwich qu'aimait pour son malheur Elvis Presley, et qu'inventa et que sert encore en son café Nick Adurlakis, ascétique moustachu: 500 g de beurre cacahuète , 500 g de confiture de myrtille et une livre de bacon étalés dans une grande miche de pain. Monument.

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