Les lycéens du Béarn doivent avoir l'ambition de Paris, le Monde. Un artiste cherche les pierres qui séparaient la France de l'Alsace-Moselle, les DNA. Vivant un absurde social, des employés de la SNCF imposent un autre absurde aux usagers, le Parisien. Un restaurateur puni par l'URSSAF, l'Indépendant.

On parle de choses absurdes ce matin...

Des choses absurdes mais qui vous arrivent pourtant, et croyez moi et il a l'air fatigué, Patrick Coudert dans l'Indépendant, le patron du restaurant Maxim's sur le port de Gruissan, l'URSSAF lui réclame 13000 euros parce qu'il est censé manger dans son établissement. Explication. Patrick et son épouse sont salariés de leur restaurant, la loi oblige les restaurateurs à nourrir leurs employés, donc il doit se nourrir lui-même, cela s'appelle un avantage en nature, il aurait du le déclarer, redressement! Même si dans la vraie vie,  Patrick n'a pas le temps de manger pendant le coup de feu, un bout de pain sur le coin du bar, l'administration a décidé qu'il avait pris à chaque repas entrée, plat, dessert, et a multiplié par le nombre de jours travaillés... Patrick a négocié l'amende en jurant qu'il ne prenait pas dessert...

Et des victimes d'une logique qui nous échappe, on en trouve ce matin. A Oulins dans le Rhône, c'est dans le progrès, une famille avait adopté une petite chatte, Minette, qui s'était installée dans son poulailler; au printemps, Minette accoucha de trois chatons et la famille alla voir une association pour prendre conseil, confiez nous Minette et les petits qu'on les stérilise a dit l'association qui a trouvé la chatte trop maigre et  refuse de la rendre. Minette manque aux enfants.

Ce n'est pas si grave, mais pourquoi la folie d'autrui vient percuter ma vie. Rue Villeboy Mareuil au Petit -Quevilly, dans Paris-Normandie,  Rémi et sa voisine Séverine subissent un habitant du quartier qui ne les aime pas et qui régulièrement casse leurs voitures à la hache. Les caméras de surveillance ne filment que les jardins, pas la chaussée, Rémy et Séverine veulent installer des caméras, mais ils n'ont pas le droit, auront-ils une amende..

Et cette sensation d'une liberté dévastée par l'absurde évidemment, des usagers de la SNCF la ressentent quand la grève des TGV Atlantique s'enlise, titre des Echos, quand les cheminots jouent le jeu dangereux de la grève sauvage, la Tribune, quand la SNCF, titre du Parisien, devient une poudrière... Le Parisien explique comment les cheminots eux aussi sont pris dans une situation absurde, s'ils font la grève dans les formes, avec préavis, déclaration d'intention, ils n'ont pas d'impact, puisque la direction s'organise et en prend à son aise. Le Parisien raconte la vie absurde de 200 employés du Centre de Chatillon, qui assure l'entretient des TGV Atlantique, à qui on a voulu retirer douze jours de repos: leur atelier, dit un collègue, il fonctionne aux 3/8 7 jours sur 7, "c'est le centre des cocus, des divorcés", ils n'avaient pas de vie, nous avons moins de train, et les grèves pourraient s'étendre au Nord, au sud, a l'est, au Thalys et à l'Eurostar.

Dans la République du Centre on me rappelle que les usagers du TER Paris Orléans n'ont pas attendu les grèves pour savoir l'absurdité des transports.

Dans le Télégramme, on me dit que les compagnies de bus, qui suppléent aux trains annulés, font culbuter leurs tarifs. Leur logique, ton absurde.

On parle de la mosquée de Bayonne...

Et c'est Sud-Ouest qu'il faut lire pour connaitre ses aimables fidèles d'une mosquée qu'un octogénaire d'extrême droite voulait détruire, et en dépit de la haine absurde qui a fait deux blessés parmi eux, malgré la peur qui les guette, ces fidèles ne sont que douceur et paix, ils disent que cette haine , ça « ça ne ressemble pas au caractère d’ici , Vous savez combien de gens vivent dans la région ? Et c’est un seul qui fait ça. »  a Bayonne il fait si bon vivre que la mosquée n'avait pas d'autre nom que celui de la ville, mosquée de Bayonne,  il n'y a  chez les croyants aucune colère, juste la tristesse devant le bla-bla des media sur le voile et l'islam, bla-bla qui continue hélas, feuilletez les journaux.  Eux n'ont que ce souci: « Je te jure qu’il n’y a pas un musulman de Bayonne qui parlera de vengeance. Ce qui m’attristerait le plus, c’est que les gens d’ici puissent le penser. »

Coïncidence des journaux. le Monde me parle du Béarn, dans ces mêmes Pyrénées atlantiques où il fait si bob vivre que des lycéen en deviennent timides, et à l'approche du bac, se disent qu'ils n'iront pas plus loin que l'université de Pau, les grandes métropoles, les grandes écoles, sont si loin si chers et les profs le leur disent, pourquoi paris, tu seras si bien en prépa à Bayonne... Mais justement, des jeunes béarnais qui ont tenté l'aventure ont créé une association et reviennent voir les petits pour les encourager, Guillaume 18 ans 2 mètres 05 harangue les jeunes troupes, La province, c'est aussi l'élite française, regardez Pierre Bourdieu, il vient du Béarn et c'est un des plus grands sociologues du XXe siècle. Et c'est savoureux d'entendre invoquer Bourdieu qui avait eu un accent et qui disséqua nos inégalité pour dire qu'on peut dépasser sa naissance pourvu qu'on ose...

A Paris, des enfants n'ont pas de chance, ou plutôt ils l'avaient et l'ont perdu. ces mômes "à besoins particuliers", c'est le terme consacré, hyperactifs précoces ou handicapés, avaient trouvé un havre et de 'attention au cours Réaumur, établissement privé hors contrat. mais le cours a été vendu à des marchands d'éducation, qui ont commencé par rudoyer les enfants, les insulter parfois, nous ne sommes pas un hôpital de jour, si tu es débile tu dégages, et ces vacances de la Toussaint, l'école a fermé, elle sera rénovée en boite à bac lucrative prédit l'humanité qui publie cet article poignant, qu'illustre le dessin d'un élève de 5e qui se montrait tremblant, rêvant de suicide, devant un dragon, la nouvelle direction qui a, n'est ce pas ses raisons. 

A Marseille, superbe enquête dans la marseillaise, la ville achète des taudis, et les laisse pourrir. je ne sais ses raisons.

Et on se demande enfin si l'on peut retenir la mort...

Se demande le Monde, qui ne parle pas d'alchimie mais de la chimie et des gènes de l'extinction, et raconte comment nos organes ne s'éteignent pas d'un coup, le cerveau se met en mode économie quand le coeur s'arrête de l'irriguer, et on cherche les moyens de prolonger sa veille, pour gagner du temps, quelques minutes une vie, lors des transferts d'organes...

Chez la souris des gènes vivent encore vingt heures après la mort...

La croix nous parle des animaux qui savent se régénérer et qui sont alors l'avenir de l'homme. Un petit ver marin breton qui survit hors de l'eau a produit un additif utilisé dans des greffes de rein, et c'était comme si l'on avait greffé l'organe non plus d'un mort mais d'un vivant... le venin d'un lézard américain agit sur le diabète, la peau des requins résiste aux bactéries, et le plasma de l'ours conserverait les muscles.

Quand des savants veulent retenir la mort, d'autres humains poursuivent de splendides chimères, et vous lirez à votre aise dans le Figaro les Echos comment LVMH veut croquer les diamants Tiffany.

Et vous lirez aussi, bouleversant, dans les DNA, l'histoire d'un artiste Gilles Weinzaepflen caresse une cicatrice  de l'histoire, il est parti à la recherche des pierres qui dans la campagne alsacienne et lorraine marquaient la frontière entre la france et l'Allemagne entre 1871 et 1914, quand Metz et Strasbourg étaient annexées... Il les redresse et les peint, elles furent l'histoire de sa famille, il en a fait un film qu’on verra en Alsace, ces gens ont de la chance.

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