Un nouveau media, Urbania.fr, nous avertit contre ces phrases badines qu’on lance aux femmes qui forcément veulent un enfant… Les deux plus hauts magistrats de France mènent la méfiance contre le ministre Dupont-Moretti, le Monde. Le Dauphiné libéré raconte l’épopée du sauvetage de moutons pris dans la neige en Savoie.

On parle d'enfants ce matin...

Des enfants dont parfois justement il faudrait ne pas parler... Car ils sont des refus des tabous pour des femmes qui n'en veulent pas, qui ont choisi leur compagnon avec ce critère simple, "c'est avec lui que je ne veux pas fonder de famille, c'est avec lui que je n'aurai pas d'enfant",  mais pourtant on les interroge sur le mode de l'évidence, alors c'est pour quand, tu y viendras, mais ce rappel à la norme est une souffrance, c'est aussi une souffrance  quand on interroge badin une femme qui voudrait être mère mais n'y parvient pas...  Ainsi nous avertit un  journal, qui se lance ce matin sur le web,  Urbania.fr, il veut parler de nos nouvelles disputes quand l'intime est un sujet politique, il conclut ainsi:  "La prochaine fois que vous rencontrez une femme qui a la vingtaine, la trentaine ou n’importe quel âge, qui a une alliance ou pas, qui est en couple ou pas: demandez-lui plutôt comment elle va, quels sont ses projets. Cela évitera de remuer le couteau dans la plaie du patriarcat."

Mais des enfants arrivent pourtant, parfois ils vont vite, et dans le Bien public, je vois Maïlys et Kevin qui viennent de se marier, à 17 ans, et seront parents en novembre, elle a arrêté ses études en première pour avoir son bébé, elle y reviendra dit-elle..

Ces deux enfants vont entrer dans le monde de l'inquiétude, celui des parents qui tremblent forcément, quand Victorine Darbois, de Villefontaine en Isère, qui souriait et posait en jean troué a été retrouvée morte et son drame fait les unes du Progrès et du Dauphiné... Ils tremblent les parents quand l'Union revient sur la horde armée de battes et de haches qui a fondu sur des joueurs de foot de 15, 16 ans, ce week-end à Reims, on cherche lis-je à retrouver l'apaisement, quel  étrange mot et quelle étrange époque qu'abordent nos enfants... 

Dans le Dauphiné encore, j'apprends qu'une adolescente a été exclue du lycée Philibert-Delorme, à L’Isle-d’Abeau dans l’Isère, pour avoir baissé son masque sous le menton. Ils doivent apprendre la guerre les mômes... 

Il vaut mieux alors être un petiot du primaire dont à à Armentières, me dit la Voix du Nord, on soigne les bavardages avec un jouet tout neuf, des vélos-bureaux installés dans deux écoles, sur lesquels on pédale en écrivant, ça calme, ça concentre, c'est bon aussi contre l'obésité,  heureux mômes et heureux nous dans nos tendresses... 

Mais juste à côté quelques milliers d'autres enfants, répandent la peur dans des villes, des gamins mineurs venus du Maghreb, pris en main par des filières, dormant dans la rue, drogués délinquants qui empoisonnent les commerçants volent cambriolent  à Paris, à Bordeaux, mais la peur qu'ils nous font est le reflet de la leur, et le Parisien est allé rencontrer ces mômes de trop dans un foyer à Paris, le centre d'accueil protestant, où ils échappent à la rue, au squat, où ils murmurent leur vie terrible et leurs voyages ils font des dessins qui parlent de morts, de cicatrices, parfois la nuit ils ont peur de dormir seul.

On parle aussi d'un refus...

Qui s'installe dans la magistrature contre le Garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti, et ce matin le chahut est mené par les deux plus hauts magistrats français, Chantal Arens, première présidente de la Cour de cassation et François Molins est procureur général près la Cour de cassation. Tous deux signent une tribune dans le Monde pour défendre l'Ecole nationale de la magistrature que le ministre a dénigré, et défendent aussi les trois magistrats du Parquet national financier, visés par une enquête administrative de l’Inspection générale de la justice décidée par le ministre Dupont-Moretti, enquête concernant une procédure qui avait impliqué l'avocat Dupont-Moretti... Molins et Arens parlent de conflit d'intérêt, leur texte ne va pas au-delà mais il marque une rupture, qui reste dans les formes...

Libération s'installe dans son rôle, le journal qui veut être et changer la gauche... Hier sa Une appelait à la féminiser mais ce matin Libé va plus loin et renverse un dogme des gauches : sont-elles toujours, doivent -elles toujours être les alliées du progrès ? Qu'aurait pensé Jaurès, qui aimait la science, de notre monde de bouteilles en plastique, de 5 G de paquebots de croisières et de centrales nucléaires ou de maïs OGM que Yannick Jadot arrachait quand ses inventeurs juraient qu'ils éradiqueraient la faim dans le monde... 

On revendique à gauche les Amish, cette secte religieuse de Pennsylvanie à laquelle le président Macron a voulu réduire les écolos... Dans Mediapart je lis que les vénérables Amis de la terre se sont rebaptisés les "Amish de la terre" et ça buzze bien, et un historien de la technique,  François Jarrige, revendique, mi-sérieux, le modèle Amish: "De qui parle-t-on ? D’un groupe religieux persécuté en Europe, qui a développé des communautés rurales autarciques aux États-Unis. Ils ne sont pas contre la technique en général mais pensent que les choix techniques doivent être subordonnés à des fins supérieures. En l’occurrence, il s’agit pour eux d’une conception de Dieu/ Mais on peut appliquer ce modèle en se fixant plutôt comme fins l'égalité sociale et la préservation d’un monde vivant." Libération explique que les Amish, deux fois par ans, débattent des techniques qui sont apparues dans le reste du monde  et se demandent si conformément à leurs valeurs, ils doivent ou non l'adopter... Ce serait un modèle démocratique. 

A propos de démocratie, vous lirez dans la Croix comment la révolution contre le président biélorusse Loukachenko a muri dans des cours d'immeuble, dans des discussions entre voisins, citoyens bientôt.

On parle enfin de moutons !

Que des hommes ont sauvé d'une chute de neige arrivée bien tôt dans la saison, 7000 moutons qui auraient pu mourir près du col du Glandon en Savoie, c'est une épopée solidaire que raconte le Dauphiné encore lui,  on a fabriqué pour des agneaux des manteaux faits de ficelle et de sasc de sel, et on a coupé à la tronçonneuse les arbres qui obstruaient le chemin, on a acheminé 6 tonnes de foin pour les bêtes... Tout s'est joué à trois heures près lis je et parfois, on est fier de l'espèce humaine... Elle est courageuse, parfois attendrissante.

J'apprends par Ouest France que des sapeurs-pompiers à Lamballe ont simulé une intervention avec des figurines Playmobil, l'entrainement a été fructueux. 

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