Bonjour... Le pain, c'est la baguette... à la Une de Libération. Le sucre, c'est celui que Claude Allègre casse sur le dos du PS. Entre-temps, on oscille entre le miel et le vinaigre pour l'arrivée de Michel Rocard dans une commission sarkozienne. Alors à table ! Le pain, c'est le symbole du pouvoir d'achat. Et donc celui de la chère rentrée qui attend Sarkozy. C'est pour cela que Libération publie en Une la photo d'une baguette en or. Et Gille Dauxerre a fait ses courses dans La Provence : "ça n'est pas grand chose pourrait-on croire au premier abord. Quelques centimes d'euros sur la baguette, autant sur les pâtes et sur le lait ; les fournitures scolaires un peu plus lourdes ; et puis ces factures de téléphone ou d'assurance qui grossissent sans cesse. Mises bout à bout, dit Gilles Dauxerre, ces petites augmentations des dépenses courantes finissent pourtant par plomber le budget des ménages. Les spécialistes ont beau prétendre, en s'appuyant sur leurs statistiques que les prix n'augmentent que faiblement, les Français qui font leurs courses et leurs comptes ont une toute autre impression". "Au total, dit encore l'éditorialiste, les Français sont mécontents, et ils attendent de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, qu'ils interviennent efficacement sur ces dossiers". "Oui mais voilà, constate Didier Pourkuery dans Libération, deux sondages coup sur coup montrent cruellement que deux tiers des Français ne font pas confiance au gouvernement pour défendre le pouvoir d'achat et combattre la vie chère". Et pour reprendre Gilles Dauxerre, "après les électeurs, ce sont les 60 millions de consommateurs que le président doit maintenant, convaincre". D'où, si l'on en croit Le Parisien, cet appel de Nicolas Sarkozy aux patrons : "Aidez-moi !". Le président a choisi de prononcer aujourd'hui un grand discours à l'université d'été du patronat à Jouy en Josas. Un discours qui marquera la deuxième phase des réformes économiques pour relancer la croissance et défendre le pouvoir d'achat. Mais comme le constate Jean-Marcel Bouguereau, dans La République des Pyrénées, "alors qu'ils étaient enthousiastes après son élection, les premiers mois au pouvoir de Nicolas Sarkozy ont plutôt inquiété certains chefs d'entreprises, plusieurs des soutiens libéraux du président, manifestant quelques impatiences. La rupture c'est pour quand, ont dit certains". "Or Sarkozy, estime Bouguereau, ne tient pas à attaquer la société française à la hussarde, car il sait que les retours de baton peuvent être dramatiques". La Tribune également s'interroge sous la plume de François-Xavier Pétri : "Nicolas Sarkozy est-il bien le président libéral que les patrons attendaient ? Non pas que les dirigeants d'entreprise doutent. Pas à ce stade. Mais ils s'interrogent. Car il est incontestable qu'au cours des 100 premiers jours, la part libérale de l'action de l'Elysée, s'est faite pour le moins discrète. Rien dit La Tribune. Rien qui ne porte vraiment la marque d'une politique à l'anglo-saxonne, résolument tournée vers la stimulation des entreprises". Hier, dans Le Monde, Laurence Parisot, la patronne du Medef, a été extrêmement précise : ce n'est pas la demande des consommateurs qu'il faut attendre, c'est l'offre des entreprises qui doit stimuler la production en France. Or, constate François-Xavier Pétri, c'est l'un des points faibles endémiques de l'économie hexagonale. Dominique Seux dans Les Echos, avertit : "il y a urgence : la France perd des parts de marché, l'investissement est en retard, la croissance est trop moyenne, et les comptes publics restent déterriorés. Mais dit encore Les Echos, les entreprises ne doivent pas se faire trop d'illusion, le chef de l'Etat aura à coeur de répondre aussi à l'inquiétude des Français sur le pouvoirs d'achat". Et Pétri confirme dans La Tribune : "Nicolas Sarkozy sait qu'il marche sur des oeufs. Même si l'appétit de réforme des Français s'est largement exprimé à l'occasion de la présidentielle, le chef de l'Etat est bien placé pour savoir qu'entre l'expression électorale et sa traduction concrète, il y a toujours un chemin tortueux. Celui qu'empruntent les manifestations dans la rue". D'ailleurs, on ne peut pas dire que Laurent Parisot calme le jeu. Puisqu'hier, dès l'ouverture de l'université d'été du Medef, elle a plaidé pour la retraite à 62 ans. Relever l'âge de la retraite comme ailleurs en Europe. Gaëtan de Capelle l'approuve dans Le Figaro. "Cela fait évidemment partie des urgences absolues à traiter dit-il. Loin d'agiter un chiffon rouge comme on l'en accuse, Laurence Parisot énonce une simple mesure de bon sens. Toutes les études prospectives montrent que si rien n'est fait, notre système volera en éclat. Faute de réformes qui mettent chacun à contribution, nous sommes condamnés à creuser un trou sans fin ou à accepter de voir fondre inexorablement les pensions des retraités. Il sera alors bien temps de pleurer sur la défunte solidarité entre les générations". Et Gaëtan de Capelle épingle également les entreprises qui abusent des mises en pré-retraite et réservent souvent des fins de carrière difficiles à leurs séniors. "Si, comme le suggère Laurence Parisot, il existe une vie professionnelle après 60 ans, que les chefs d'entreprise le démontrent à leurs salariés". "C'est vrai qu'un mauvais pli a été pris pendant les années 70, constate également Jacques Duquesne dans Ouest France. Alors que le chômage se développait, on a choisi de mettre en pré-retraite des salariés de plus de 55 ans. Du coup, on a fait basculer toute une partie de la population, encore en bonne forme, dans la catégorie des déclinants". Or, comme le dit Jacques Duquesne, les nouveaux vieux n'ont pas leur âge. Tiens, prenez Michel Rocard. il aura attendu 77 ans avant de céder aux sirènes de la majorité de droite. Il a accepté de parrainer le comité chargé d'organiser la concertation sur la revalorisation du métier d'enseignants. Il se défend d'être un transfuge et a été sollicité par le ministre de l'Education, Xavier Darcos, qui entend placer ce comité sous sa haute autorité morale. Le Figaro en fait sa Une : "Avec Rocard, titre-t-il, l'ouverture porte un nouveau coup au PS". "Eh oui, dit Michel Lépinay dans Paris Normandie. La participation de Michel Rocard est à ranger au tableau de chasse à l'ouverture du président. N'en déplaise à l'ancien premier ministre de Mitterand". Même opinion d'Hubert Coudurier, dans Le Télégramme : "Qu'il le veuille ou non, Rocard apparait déjà comme une prise de guerre pour le président de la République". "Certes, concède l'éditorialiste, comparé à Kouchner enrôlé ok, Jouyet aux Affaires européennes et Besson au Plan, Rocard ajoute son nom à ceux d'Attali, Védrine ou Lang qui ont simplement apporté une caution dans leur domaine de compétence. Il s'agit donc autant d'ouverture intellectuelle que politique". "La droite pavoise, c'est son jeu, concède Patrick Berthomeau de Sud-Ouest. Elle ne doit cependant pas perdre de vue qu'elle sera jugée sur l'usage qui sera fait des réflexions des Rocard, Védrine, Attali. Si l'on peut imaginer que l'ouverture puisse avoir un sens politique et un avenir, le débauchage, on le sait, n'est jamais qu'un calcul à la petite semaine". Et Michel Lépinay est réaliste dans Paris Normandie : "Pas sûr que cela fasse mouche auprès des syndicats d'enseignants. Car pour eux, la revalorisation de leur fonction, a commencé par une dévalorisation des effectifs. Pas sûr qu'un Rocard, fût-il haute autorité soit l'antidote suffisant à 11.000 suppressions de postes". D'ailleurs L'Humanité le dit très clairement sous la plume de Pierre Laurent : "A quelques jours de la rentrée scolaire, il faut commencer à alerter le pays. L'école publique est en danger. Elle est très clairement dans le collimateur du gouvernement pour les cinq années à venir". Pierre Laurent qualifie de gadget ouverture, la nomination de Michel Rocard, pour masquer la déclaration de guerre de Xavier Darcos. "Nous atteignons un point de rupture" disent les enseignants à la Une de l'Humanité. Le sucre, c'est celui que casse Claude Allègre sur le dos du PS. A la fois sur Ségolène Royal mais aussi sur François Hollande et sur ceux qu'il appellent les lionceaux du PS, Montebourg, Valls et autre Peillon. Le Point publie des extraits de son nouveau livre "La défaite en chantant". Claude Allègre s'en explique ce matin dans Libération. Pour lui, c'est François Hollande qui est responsable de la pagaille. "Il a foutu un bordel noir" dit l'ancien ministre de l'Education. Même Jospin est égratigné. "Il s'est planté" dit son ancien ami. Quant à l'ouverture de Sarkozy, avec Rocard par exemple : "il est anormal qu'on trouve ça anormal" dit Claude Allègre. Je termine par la rugbymania qui commence à envahir tous vos journaux à huit jours de la coupe du monde. il y en a dans Le Figaro, dans Le Point, avec les joueurs les plus dangereux, grands, exotiques. On fait intervenir des écrivains, comme Denis Tlllinac. Le rugby c'est 15 types en communion amoureuse. On trouve même le rugby à la Une de Géo avec la mélée des cultures. Y compris dans Philosophie Magazine où Christophe Dominici, l'ailier du XV de France dialogue avec une philosophe fan de rugby, Catherine Kintzler. Le rugby est un sport oval comme la vie.

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