Bonjour, C'est la surprise de la campagne présidentielle américaine. Elle s'appelle Sarah Palin, et c'est la vice-présidente choisie par le républicain John Mc Cain pour se relancer dans les sondages. Une jeune femme, mère de 5 enfants, et gouverneure de l'Alaska, que vous verrez à la Une du FIGARO ce matin. Elle a de faux airs de Laetitia Hallyday. Enfin... sur la photo. C'est "la cure de jouvence de John Mc Cain" écrit LE FIGARO dans un portrait en dernière page, signé Jean-Louis Turlin. "Elle a hérité de sa famille, l'amour du sport et du grand air, se levant parfois à 3 h du matin pour chasser l'élan avec son père avant d'aller à l'école". Bon, ça sent un peu l'histoire américaine légèrement fabriquée. "A 44 ans, Sarah Palin incarne la nouvelle génération de femmes qui veulent révolutionner le conservatisme tout en préservant ses valeurs", nous dit LE FIGARO. Selon Jean-Claude Kiefer, dans LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE, elle incarne en quelque sorte l'antithèse du candidat démocrate en affichant le froid pragmatisme de la ligne la plus dure du Parti républicain : militante anti-avortement, partisane de la détention des armes à feu, la gouverneure de l'Alaska prône aussi l'exploitation du pétrole et du gaz en plein parc naturel arctique. Or, explique Marion Just dans LIBERATION, "le vote des femmes sera l'une des clés de l'élection", et l'électorat féminin modéré pourrait choisir Mc Cain. Marion Just est professeur de Sciences Politiques à Wellesley Collège dans le Massachusetts.Et Fabrice Rousselot, dans l'éditorial de LIBERATION a raison de dire qu'en choisissant la jeune gouverneure de l'Alaska comme colistière, John Mc Cain fait un pied-de-nez à son rival. "Ceux qui pensent que cette élection est jouée d'avance se trompent lourdement". Certes, relève Fabrice Rousselot, "Barack Obama provoque dans son sillage une vague d'enthousiasme comme l'Amérique n'en a pas connu depuis les années soixante de John Fitzgerald Kennedy, mais entre le jeune sénateur démocrate noir et le sénateur républicain blanc expérimenté, ce sont deux Amériques qui s'affrontent et le combat n'est pas encore gagné". Comme le dit l'éditorial du MONDE, "les lendemains de convention ne chantent pas toujours. Barack Obama doit encore convaincre une partie de la classe moyenne blanche. Mais il a montré qu'il était un homme de défis remportés". Car finalement, reprend Jean-Claude Kiefer, "la campagne présidentielle américaine ne porte pas sur des programmes plus ou moins bien chiffrés, mais sur la façon de diriger des politiques. Seul importe vraiment l'homme qui sera aux commandes. Et, nous dit Jean-Claude Kiefer, le choix Obama/Mc Cain est manichéen. Ou un vote pour un idéaliste dépeignant un nouveau rêve américain qui fait peur aux frileux. Ou un vote pragmatique et sans surprise, rassurant pour beaucoup". Rassurant, ce n'est pas vraiment l'objectif que l'on pourrait appliquer aux dirigeants socialistes à La Rochelle. "La guerre des chefs s'aggrave" nous dit LE FIGARO. Hervé Chabot, dans L'UNION trouve même cela pathétique. "Ils se sont fait la bise devant les caméras et sous des regards béats d'admiration, s'indigne presque l'éditorialiste. A La Rochelle, Ségolène Royal et François Hollande ont confondu l'université d'été du PS avec celle des fils et filles de pub. Mais un bisou ne fait pas la politique, et le paraître ne fait pas l'être. Cette mise en scène à l'heure du déjeuner, poursuit Hervé Chabot, a eu le mérite de reléguer les cafouillages et les premiers règlements de compte au rang de l'accessoire". "Car l'université d'été du Ps est une grand'mess avec sa liturgie, nous explique Patrick Chabanet dans le JOURNAL DE LA HAUTE MARNE. Ségolène Royal en a délivré le premier sermon. Son 'aimez-vous les uns, les autres' avait quelque chose de piquant face à une assistance habituée depuis de longs mois aux petits meurtres entre amis". Et Patrick Chabanet file la métaphore liturgique : "Le Parti Socialiste a toujours été habitué à la guerre des chapelles. Pourquoi pas. Mieux vaut une pagaille ambiante que les contours rectilignes d'un parti godillot. Mais quand les idées ne sont pas là, écrit l'éditorialiste, quand les éléphants n'en finissent pas de barir, et que des éléphanteaux apparaissent dans le décor, il y a faute collective. Le pire, poursuit Chabanet, est que tous les dirigeants du PS sont conscients de la perte de crédibilité de leur parti, mais qu'ils ne parviennent pas à s'extraire de cette glu". On peut aussi voir cette université d'été comme un théâtre et une suite de petites saynettes. C'est ce que fait LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE qui a noté le match des apéritifs, chabichou party des amis de Royal, cours magistral dans un amphi pour ceux de Delanoë, apéritif ch'ti autour de Martine Aubry. Il y a aussi le match des dédicaces. Un match à distance selon Rosalie Lucas, entre Martine Aubry et Ségolène Royal. La maire de Lille a choisi la Maison de la Presse de La Rochelle, quand l'ancienne candidate à la présidentielle a opté pour la salle de l'Oratoire. Pour Aubry hier, c'était une première puisque son livre, [Et si on se retrouvait]() , vient juste de sortir en librairie. Pourtant, au nombre de signatures hier, c'est Royal et son [Si la gauche veut des idées]() qui ont gagné. Son club de sympathisants a fait le maximum pour que la salle soit comble, précise la journaliste du PARISIEN. A part ça, on parle déjà beaucoup de la rentrée. FRANCE SOIR vous donne les chiffres clés de l'année scolaire. Mardi, 12 millions d'élèves vont reprendre le chemin de l'école, du collège ou du lycée. Et les cartables sont toujours trop lourds. LA CROIX nous propose une grande enquête sur les proviseurs. Les chefs d'établissement sont en première ligne, et LA CROIX se demandent si ce ne sont pas de nouveaux chefs d'entreprise. Ils sont "de plus en plus sollicités par les parents et les pouvoirs publics qui exigent des résultats. Et ils deviennent de véritables managers". Les trois quarts des principaux et proviseurs sont d'anciens professeurs. Ils sont plus de 13.000 en France. "Non, tout n'est pas déréglé" à l'école, nous disent deux professeurs en banlieue parisienne. Nadia Butaud et Marie-Cécile Kovacs publient [Rapport de classe]() aux Editions l'Olivier. Un abécédaire qui passe au crible les préjugés polémiques et les attaques en règle contre l'enseignement. Le supplément du MONDE 2 en publie les Bonnes Feuilles. De A comme Absence à V comme Vouvoiement, "elles remettent le débat à sa juste place, celle de la salle de cours". Et puis il y a la rentrée littéraire. Et là, c'est la grande bagarre des éditeurs et des auteurs. Et vous avez de quoi lire. LE PARISIEN AUJOURD'HUI EN FRANCE vous indique "comment vous repérer parmi les 676 nouveautés" de cette rentrée. Il y a les stars de septembre, Amélie Nothomb et Christine Angot. Mais LE PARISIEN en a retenu 12 autres, des coups de coeur. Pour vous guider, il y a aussi les Prix. Le premier de la rentrée, celui de la Fnac, sera décerné lundi. Avant le Goncourt, le 10 novembre. La rentrée littéraire, vous saurez tout en lisant LIRE. Le magazine a bien aimé [La Beauté du monde]() de Michel Le Bris, [Un Chasseur de Lions]() d'Olivier Rolin. Pour Amélie Nothom, son [Fait du prince]() est "un récit loufoque et déjanté". En revanche, LIRE n'est pas très tendre pour Christine Angot quand elle décrit sa relation avec Doc Gynéco dans [Le Marché des Amants]() . "Elle tombe hélas, dans la bluette" nous dit LIRE. Et puis tiens, on va terminer par une autre rentrée, plus insolente, celle de Louise Bourgoin qui fait la couverture des INROCKUPTIBLES. "Avis de tempête" nous dit le magazine. "La fille rigolote de la météo est passée à autre chose, des saynettes loufoques de Canal au premier beau rôle de cinéma (...) elle est drôle (...) elle est jolie, nous disent les INROCKUPTIBLES qui en sont presque tombés amoureux, elle est la vraie éclaircie de cette rentrée dans le film [LA FILLE DE MONACO]() d'Anne Fontaine". "Avec sa tête à recevoir le bon Dieu sans confession, Louise Bourgoin a passé le show-biz et le monde politique au bazooka pendant près de deux ans" dans le grand journal de Michel Denisot. "Avec ma tronche, dit-elle, j'ai toujours eu l'allure d'une pub pour Leclerc Vêtement. Mais bon c'est comme ça".

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