PAs 1 mais 2 millions d'emplois: c'est le nouveau chiffre avancé par P.Gattaz, E.Besnier, patron caché de LActalis, F. Mac Court patron arboré par l'OM

8H30 la revue de presse, bonjour Hélène Jouan

Une revue de presse très « patronale » ce matin…

Oui, parce qu’ils sont plusieurs à faire la Une…Première actualité, les universités d’été du Medef qui ouvrent aujourd’hui

Pas de pin’s à sa boutonnière, il a disparu et pour cause : ce n’est plus 1 mais 2 millions d’emplois que promet désormais Pierre Gattaz, le président du Medef. Il accorde ce matin un entretien aux Echos et joue donc l’inflation, personne n’a vu la couleur du 1er million d’emplois promis, mais qu’importe « 2 millions, c’est possible assure t il. « c’est possible, en alignant le niveau des charges de nos entreprises sur celui de l’Allemagne, en déverrouillant le marché du travail, en passant à une fiscalité lisible et motivante et en arrêtant les mesures anti économiques comme sur la pénibilité » s’offusque t il une fois encore, « Cette loi sur la pénibilité, le point noir du mandat de François Hollande ». Le patron des patrons on l’aura compris profite de la campagne pré présidentielle pour délivrer bons et mauvais points, et s’il reconnait que pendant ce quinquennat « certaines choses sont allées dans le bon sens, le pacte de responsabilité, le début de l’inversion de la hiérarchie des normes, plus généralement la politique de l’offre, il reproche au gouvernement de n’être pas allé au bout de ses intentions. En revanche, face aux mesures économiques et sociales mises sur la table par les différents candidats à la primaire de la droite, « suppression de l’isf, baisse massive des charges, restauration des marges d’entreprises», ah là, « ces postulats de départ sont assumés par tous et ça me rassure » dit il. On entendrait presque le soupir de soulagement,« chouette la droite revient ». Mais chat échaudé craint l’eau froide, et donc Pierre Gattaz met en garde ces candidats qui vont passer un grand O aujourd’hui devant les patrons pour détailler leurs promesses :« la question fondamentale, les prévient- il, c’est la mise en œuvre » Un peu comme St Thomas, Pierre Gattaz attend de voir pour y croire…un peu comme les français, pour le million d’emplois promis.. .

Un autre patron à la Une ce matin…celui du géant laitier Lactalis, qui va reprendre aujourd’hui les négociations avec les producteurs de lait

Sa photo est rare, elle a toutefois été placardée sur des affichettes surmontées de l’annotation Wanted par des syndicalistes. Emmanuel Besnier, 45 ans, visage poupon et petites lunettes sans montures est classé par Challenge comme la 13ème fortune française, mais « comme il ne se montre jamais dans les usines, la plupart des salariés ne savent même pas à quoi il ressemble » lit on dans l’Humanité, L’Humanité qui consacre une double page à décrire, et éreinter le fonctionnement de « l’empire Lactalis, qui asservit titre le journal, les producteurs de lait ». 1er groupe laitier mondial, Lactalis assure près de 25% de la collecte de lait en France, un statut de leader qui lui permet d’imposer ses prix, 10 à 30 euros de moins la tonne de lait que ses concurrents, une politique de non négociation voire d’intimidation vis-à-vis des producteurs qui a aggravé leur situation depuis la fin des quotas laitiers l’an dernier, et enfin une culture du secret poussée au paroxysme, l’entreprise se refuse à publier ses comptes, préférant même payer des amendes que dévoiler ses marges. Les négos reprennent donc aujourd’hui, mais pas sûr qu’Emmanuel Besnier sorte du bois pour autant. Pour vivre heureux, c’est bien connu, vivez…caché !

Encore un patron à la Une Hélène

Mais celui-ci s’affiche en pleine page à la Une de la Provence sur fond de bannière étoilée qui surmonte le vélodrome, « OM le rêve américain ». C’est donc l’américain Franck Mac Court qui a conclu hier le feuilleton sur le rachat de l’Om. Pour combien au fait ? sur le chiffre, Mac Court est presque aussi secret que le PDG de Lactalis, mais les Echos avance la somme de 50 millions d’euros. L’Equipe dresse le portrait de ce nouveau patron « passionné et contesté », qui s’inscrit tout à fait dans la lignée des patrons de l’olympique de marseille , « qui de marcel leclerc à Bernard Tapie ont mélangé leur authentique amour du football à une probité parfois douteuse » écrit Pierre Etienne Minonzio. Le communiqué officiel diffusé hier présente Mac Court, comme « un passionné de sports, qui a permis aux dodgers américains de retrouver leur place dans l’élite du baseball américain ». Sauf que pour cette deuxième affirmation ça mérite d’être nuancé raconte le journaliste. En 2011, un site spécialisé l’a en effet classé comme le 2ème pire propriétaire de l’histoire de la major league Baseball. Avec des pratiques un peu ésotériques, comme ce médium russe payé par Mac Court pour envoyer des ondes positives à ses joueurs », et surtout des soupçons d’avoir beaucoup puisé dans la caisse…si son enthousiasme pour le sport est sincère juge le quotidien, il lui a sincèrement surtout beaucoup rapporté, il a revendu les Dodgers 5 fois, le prix qu’il les avait achetés…bref, conclut Vincent Garcia dans son édito « conflit avec la ligue de baseball , salaires non payés et surtout soupçons de détournements de fonds à des fins personnelles, les mauvaises langues diront qu’il a le profil idéal pour diriger Marseille ». Les marseillais apprécieront

On change d’univers…Dilma Roussef s’est défendue hier une dernière fois devant le sénat dans le cadre de son procès en destitution

Triple photos à la Une du Wall Street journal, on l’y voit concentrée et combative, une femme seule à se défendre contre tous. Claire Gatinois dans le Monde raconte le baroud d’honneur de la présidente brésilienne « tête haute et doigt levé, orgueilleuse et solide, Dilma Roussef s’adresse les yeux dans les yeux à ses juges, refusant le silence obséquieux des lâches » dit elle. Elle convoque son histoire, celle d’une guerillerera acharnée contre la dictature, le corps marqué par les séquelles de la torture, et l’histoire avec un grand H, « par le passé avec les armes, aujourd’hui avec une rhétorique juridique on prétend de nouveau s’attaquer à la démocratie » soutient elle. Ton martial évitant à dessein d’entrer dans le détail technique de son accusation. Dans les tribunes Lula, la mine abattue, accompagné du chanteur Chico Buarque, quelques caciques du parti des travailleurs. Ils n’ont guère plus d’espoir. C’est fait lâchent ils « Il régnait un parfum de nostalgie dans l’hémicycle écrit claire gatinois. Celui du désenchantement d’une partie de la gauche. La fermeture d’une parenthèse ouverte avec un ancien métallo devenu icône du peuple qui a contribué à sortir de la misère des millions de brésiliens. Pour beaucoup toutefois, les rêves associés au parti des travailleurs ont pris fin depuis des mois, voire des années » conclut la journaliste

On termine hélène avec des piqures de rappel

Il a dû lâcher le marteau, celui qu’il avait utilisé pour conclure l’accord obtenu lors de la COP 21, pour devenir président du conseil constitutionnel, mais il n’a pas lâché l’affaire : laurent Fabius, ex président de la conférence sur le climat publie une tribune dans le Monde de cet après midi où il invite chacun à accélerer le pas. Laurent Fabius qui relaie l’inquiétude exprimée ces derniers jours par les experts « « il faut au moins 55 états pour ratifier l’accord de paris rappelle t il. or aujourd’hui nous sommes à moins de 2%. Ni la chine, ni les états unis, ni l’union européenne, ni l’inde, la russie n’ont franchi le pas. Il est vital écrit il, au sens propre qu’ils le fassent, et vite »

2 dernières piqures, plus politiques, plus anecdotiques aussi face à cette actualité dramatique, Emmanuel Macron va partir, du gouvernement, pour se mettre en Marche. Ca y est, sa lettre est prête, c’est cécile Cornudet qui nous l’annonce dans les Echos…

Et puis celle enfin que l’ex député européen centriste Jean Louis Bourlanges adresse à votre candidat jean pierre raffarin, c’est à lire dans l’Opinion. Il loue la volonté d’alain juppé de faire appel à la raison des Français, face à ceux qui jouent dit il « les hercule de foire au volontarisme de pacotille ». Mais son risque prévient il « c’est celui de julien Sorel dans le roman de stendhal, se tromper en supposant aux gens plus d’esprit qu’ils n’en ont »… je vous laisse méditer sur le Rouge et le noir…

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