Et encore merci les Belges ! L'année dernière le marché du disque a très légèrement progressé, un petit point de hausse, mais c'est une première depuis 11 ans, dans cette industrie chamboulée par le développement du numérique.

Petite hausse, grâce à qui ? Stromae bien sûr ! Plus d'un million d'exemplaires de son album "Racine carrée" se sont vendus l'année dernière en France. Derrière : Daft Punk, et maitre Gim's, le rappeur, en solo du collectif Sexion d'assaut.

Les chiffres dans Les Echos . Daft Punk, maître Gim's, on les retrouve logiquement dans le classement des fortunes françaises de la musique publiée par Challenges . En tête du classement, une indétrônable : Mylène Farmer. 4 millions 700.000 Euros de revenus l'année dernière.

Et en 2014 ? L'album du collectif Fauve sort lundi prochain. Ils faisaient la Une du premier numéro de janvier des Inrockuptibles , sur le thème « les grands rendez-vous de l'année ». Double page dans Télérama et dans Le Point , cette semaine. Déjà plus une place disponibles pour leur 5 dates à Paris au printemps. Les premières vidéos sorties ont été visionnées des millions de fois sur le Net.

Ils ne se veulent porte parole de rien du tout et pourtant, à en croire les deux hebdos, ils incarnent quelque chose de l'époque. « Fauve, le chant de la classe moyenne », titre Le Point

► ► ► ÉCOUTER |Fauve en live dans Live Me Do

"On entend déjà railler ces chansons alignant des états d'âme de petits bourgeois peinant à lâcher leur adolescence", écrit Valérie Lehoux dans Télérama . Mais elle ajoute : "Sauf que Fauve tape pile où il faut". Tableau d'une génération, « les 20-35 ans, mal dans leurs baskets, soumis à l'injonction de réussir, paniqués à l'idée d'échouer. »

Décennie 2010, celle des réseaux sociaux, des collectifs sans visage ni porte parole. C'est aussi l'histoire de Fauve, pas vu à la télé, très peu de photos, autoproduit et qui a construit son succès sur Facebook, son site Internet et le bouche à oreille.

Ce sont des personnages à la Houellebecq, écrit Clémentine Goldszal dans Le Point . « Appartement lambda, déco sans relief, ils sont polis, ils fument à la fenêtre, des moyens revendiqués, petits blancs, études milieu de gamme. "Remettre le système en question c'est pas notre rôle. L'idée c'était de dire "Voilà c'est peut-être pas très beau mais c'est à ça que ça ressemble à l'intérieur quand tu soulèves le capot" »

Ferveur, oui, mais « ferveur triste ». Le phénomène annoncé aura-t-il lieu ? Sortie lundi prochain.

La rumeur sur les études de genre à l'école n'est pas éteinte

Malgré les démentis du ministre de l'Education. Elle est fauve comme pas nette, pas claire cette histoire. Qu'est ce qui se joue à travers cette rumeur et ceux qui l'alimentent ? Dans Le Monde , reportage de Florence Aubenas à Asnières. Où l'on comprend que des gens qui ne s'étaient jamais croisés se rencontrent dans cette histoire.

Sur le marché d'Asnières, Alix distribue des tracts. Elle se présente elle-même comme une « mère au foyer classique. 5 enfants, mari dans l'industrie, cours de catéchisme ».

A côté d'elle, Lofti distribue des tracts.

Elle a grandi dans les quartiers chics, lui dans les cités du Nord de Paris. Ils ont fini par se rencontrer. Chez elle, il s'attendait à voir « des tableaux du XVIIème siècle comme dans les films ». Il a vu « des canapés tout simples et une petite télé ». Et il a eu son succès quand il a parlé de « l'école de la République qui met les enfants en danger ».

Au delà des quartiers nord et sud, écrit Florence Aubenas, on se découvre soudain ce sentiment commun de se faire sans cesse ridiculiser voire maltraiter par les institutions et les médias. Alix se trouve bien mieux reçue dans les quartiers nord que « chez les bobos qui nous méprisent ».

Les études de genre, parole d'un généticien sur cette question dans le quotidien L'Opinion . Interview d'Axel Kahn. Au delà des fantasmes sur son enseignement à l'école, ce qui se joue dans cette affaire selon lui, c'est le débat fort ancien entre l'inné et l'acquis.

Comment les distinguer, sachant que « la plus grande caractéristique de l'homme dit Axel Kahn, c'est sa capacité à acquérir, à être remodelé par la culture » ?

Génétiquement déterminée : la différenciation sexuelle.

Du côté de la nature aussi, les hormones à la puberté, qui créent la pulsion pour le sexe opposé. « L'idée selon laquelle cette pulsion serait entièrement un fait de culture est absurde, dit encore Axel Kahn. Mais chez l'homme, cette attirance atavique est soumise à l'influence du psychisme, d'où la variété humaine des orientations sexuelles. »

Pas de facteurs culturels alors ? Bien sûr que si. Les garçons qui jouent au cow-boy et qui aiment se battre, les filles douces à la poupée et à la dinette, cela est lié à l'éducation.

« Les stéréotypes qui ont contribué à inférioriser les femmes sont d'origine uniquement culturelle. » Dans cette optique, les études de genre ont du sens. On écarte, dit le généticien, les versions d'une radicalité sans fondement.

Quoi d'autre dans la presse ?

« Hollande doit autoriser les gaz de schiste ». C'est une personnalité estampillée écolo qui le dit dans Le Parisien , la navigatrice Maud Fontenoy. Elle met en avant la technique de fracturation de la roche au propane et non plus à l'eau. « C'est la solution la plus intéressante car elle ne pollue pas. »

Une match
Une match © radio-france

La dernière salve, peut-être, de magazines people et féminin sur le trio Hollande-Gayet Trierweiler. C'est la femme quittée qui ramasse la mise cette semaine, à la Une de Elle , Gala , VSD et Paris Match . Confidences à son journal, « je ne regrette rien (…) mon engagement (humanitaire) restera identique (…), décalage entre le HLM où j'ai grandi et les ors de l'Elysée (…). « La politique : un monde où la trahison est payante »

« It's cool to learn in french ». A New York, c'est cool d'étudier en Français. Le titre est à la Une du New York Times , édition internationale. Article sur le succès des écoles bilingues, franco-anglaises, fortement soutenues par le gouvernement et l'ambassade. Un millier d'étudiants concernés. L'objectif est de toucher aussi les caribéens de Brooklyn, les maghrébins du Queen's et les Maliens, Sénégalais et Guinéens du Bronx. « Cette campagne, écrit le New York times correspond à une certaine urgence existentielle en France, où l'identité et l'influence d'un pays est lié à sa langue. »

Les policiers exaspérés et découragés. C’est la Une du Figaro. Rapport remis par les préfets au ministre de l'intérieur. Gendarmes et policiers y dénonceraient le laxisme de la justice.

Flics ou voyou ? Portrait d'un truand de la plus grosse espèce dans Libération . Cela pourrait s'appeler « mort d'un vieux fauve ». Mais son surnom c'était « porte avion ». 1 mètre 95, 120 kilos. Le commissaire Broussard qui avait eu affaire à lui, n'avait pas pu lui passer les menottes, ses poignets étaient trop gros. Son vrai nom, Michel Ardouin. Sur deux pages qu'on lit comme un roman noir, Patricia Tourancheau retrace son incroyable destin. Cet ancien partenaire de Mesrine a tout fait : maquereau, cambriolage, racket, came, nettoyage à coups de flingues et machines à sous.

Et où est mort ce gangster au long cours ? A l'église ! A l'enterrement d'un vieil ami, le 21 janvier. Hémorragie cérébrale, il est tombé raide. Dans ses dernières volontés, il avait demandé à sa régulière, une ancienne de la rue Saint Denis devenue mère maquerelle, de lui organiser des funérailles avec des moines bouddhistes.

Aujourd'hui au crématorium du Père Lachaise, à Paris des moines officieront pour Michel Ardouin, don Miguel, le porte avion, 1600 nanas au compteur. Il disait « Ma vie, c’est un tiers de placard, deux tiers de Champagne et de fric ». Et un soupçon de bouddhisme en guise de post sciptum.

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