Bonjour… Et si les Jeux Olympiques, dont nous venons de parler avec monsieur Serandour, prenaient au pied de la lettre le concept de "cité interdite" ? Pékin, cité interdite à elle toute seule… Interdite à tous ceux qui pourraient gâcher la fête des JO… Pékin si angoissée qu’elle en devient angoissante pour les Pékinois eux-mêmes et pour tous ces Chinois, hommes d’affaires en particulier, qui ne montent plus à la capitale. Non, trop étouffant. Cat, dans la torpeur de son été poisseux, Pékin ressemble ces jours-ci, nous explique Le Figaro, à un gigantesque décor de théâtre qui attend ses acteurs. Bon, jusque-là, rien d’autre que l’atmosphère d’un moment très particulier, de ces jours qui précèdent l’événement planétaire… Mais il y a cette centaine de milliers de policiers postés le long des avenues, à l’affût du moindre terroriste…C’est bien simple : que les hommes d’affaires et les touristes étrangers sont si radicalement filtrés qu’on n'en croise pratiquement plus dans les rues de la ville. Ville aux couleurs lourdes : gris comme la facade des immeubles… Comme la couleur du ciel… Et rouge, parce qu'en Chine, c’est la couleur de la politique, de l’obéissance, de la discipline. Saisissant portrait d'une ville dans Le Figaro, sous la plume de son envoyé spécial François Hauter, dans ce Pékin quadrillé... Pékin épiée... Pékin interdite... Pékin libérée... Mais ça, ce sera dans trois semaines... Une échéance que tant d'habitants attendent finalement avec impatience... Pékin en peine capitale... Oui, hommes d'affaires et touristes n'attendent qu'une chose : que les affaires reprennent enfin... Après les Jeux. Les Belges, eux, ont autre chose à penser que les Jeux et les médailles qu'ils pourraient éventuellement rapporter. Non : sous la menace d'un divorce entre la Flandre et la Belgique francophone, les Belges s'interrogent sérieusement sur leur belgitude... Et voilà un tabou qui tombe... Sur la foi d'un sondage IFOP pour le quotidien belge Le Soir et le français La Voix du Nord, si les Flamands prenaient leur indépendance, 49% des Wallons interrogés souhaiteraient leur rattachement à la France. On n'en est pas encore là : la rupture de la Belgique, après 178 ans de mariage, n'est pas consommée, mais chez les francophones, il y a divorce entre la population et les hommes politiques... Car eux, les politiques, ils osent rarement aller sur ce terrain. Cela dit, la société civile wallonne, dont la moitié se jetterait dans les bras de la France, n'aborde ce scénario que comme le scénario du pire... Sans trop y croire en fait, mais sait-on jamais. Alors la Wallonie est-elle théoriquement soluble dans la République française ? "Culturellement, oui", répond Pascal Delwit dans Le Figaro... C'est un professeur de sciences politiques à l'université de Bruxelles... "Sur le plan culturel, il y a donc compatibilité, mais sur le terrain des institutions, rien ne ressemble moins au système français que le système belge... Autant l'un est centraliste, autant l'autre est régionaliste, fédéraliste, et plus si affinités... La République s'appuie sur le scrutin majoritaire, le Royaume, lui, a fait de la proportionnelle son système souverain... On peut parler aussi des syndicats : les vôtres sont faibles, nous dit le chercheur belge, les nôtres sont forts... Bref, la Belgique est un miroir inversé de la France". Difficile effectivement, dans ce cas-là et malgré le sondage, d'imaginer qu'une locomotive française puisse tirer un wagon belge... Et puis, après tout, pourquoi les Belges seraient-ils wagon et les Français locomotive ? Plus proche de nous... Je dis ça parce qu'on va parler de notre argent... Sachez que le gouvernement s'attaque maintenant à la fraude fiscale. C'est dans La Tribune... Une interview exclusive d'Eric Woerth, dans laquelle le ministre du Budget annonce des mesures qui devraient être introduites dans le prochain projet de loi de finance... Un dispositif qui concerne essentiellement l'évasion fiscale, au Lichtenstein en particulier... De quoi transformer un paradis fiscal en enfer... Et du reste, y compris pour les montages frauduleux complexes sur le territoire national, Eric Woerth verrait bien la création d'une nouvelle cellule fiscale judiciaire, qui serait placée sous l'autorité d'un juge... Et là, ça peut concerner le contribuable ordinaire... Un peu fraudeur, mais pas trop... Attention : le gouvernement va créer bientôt une typologie des pratiques frauduleuses les plus courantes, notamment sur les allocations logement et la CMU. Et décidément, Eric Woerth est partout en ce moment, car il est aussi dans Le Monde, où il aborde la lutte contre les contrefaçons... Je vous rappelle qu'il était hier dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, avec Roselyne Bachelot, pour annoncer le plan de réduction du déficit de la Sécu qui, soit dit au passage, constitue le sujet numéro 1 dans les éditos ce matin... Souvent sur le thème : "le gouvernement ponctionne les mutuelles pour réduire le déficit de l'assurance-maladie, donc les mutuelles vont augmenter leurs tarifs, donc ce sont les assurés qui, au bout du compte, vont payer". Sur le terrain politique maintenant, suite des grandes manoeuvres au Parti Socialiste, avec cette information du Figaro, qui croit savoir que Pierre Moscovici et Martine Aubry sont prêts à s'allier pour prendre le parti, sur une ligne dite "réformiste"... Tous les deux ont écrit des contributions qui prévoient également l'organisation d'une primaire pour le candidat en 2012... Primaire ouverte aux sympathisants socialistes, pas seulement aux militants. Et voilà encore un bel exemple du fonctionnement du PS : un parti qui regorge de courants, sensibilités... Presque des obédiences... Un parti toujours en ébullition, où les alliances et les mésalliances se succèdent à un train d'enfer... "Richesse démocratique", disent les socialistes... "Panier de crabes", répondent leurs adversaires... Et c'est vrai que, lorsqu'il faut décider qui va incarner quoi, ça coince... Et là, ça n'a pas loupé : la question de savoir si c'est Martine Aubry ou Pierre Moscovici qui va prendre la tête de cette alliance en gestation, et peut-être la tête du PS, n'est pas réglée... Comme par hasard. A droite, c'est Alain Juppé qui s'exprime aujourd'hui dans la presse, et en l'occurrence dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, où il passe en revue l'actualité... La crise économique, le Grenelle de l'Environnement, la réforme institutionnelle, pour en arriver à la conclusion que "Nicolas Sarkozy s'en sort plutôt bien". En revanche, à l'égard de François Fillon, Alain Juppé se montre un rien cruel... Le Parisien lui parle de Matignon, qu'il a occupé en son temps... "Matignon, c'est un poste terrible", répond l'ancien ministre, qui ajoute : "Moi, j'étais en très bonne forme, et je n'ai pas eu de difficultés relationnelles avec le Président". Pendant ce temps, François Fillon soigne son mal de dos. Oui, tout le monde en parle, c'est le cas de le dire : Le Monde, Le Parisien, La Croix, Libération, France-Soir... Tout le monde dresse des lauriers à ce "Wall-E", qui sort aujourd'hui dans les salles de France. C'est l'histoire d'un petit robot romantique, sur une Terre désertée par l'humanité... Un endroit où il n'y a rien : pas un troquet, pas une mobylette, rien, comme disait Coluche... "C'est le grand film de l'été", affirme Le Parisien... Oui, "Pixar émerveille à nouveau", estime Le Monde... "Pure merveille d'humour et de délicatesse, doublée d'une leçon d'espoir", reprend La Croix... "Chef-d'oeuvre", prévient France-Soir. Eh bien voilà, nous sommes prévenus : un grand film débarque... A tel point que Libération lui consacre sa Une et quatre pages entières. Alors rappelons que cette fable nous parle d'un robot laissé seul sur une Terre transformée en poubelle... Et le robot nettoie... Mais ce n'est pas tout : dans ce film, les robots tombent amoureux... De façon muette et mécanique... Mais c'est "robot pour être vrai", comme le titre Libé... Parce qu'il s'agit bien sûr d'une parabole sur l'immense talent de l'homme à s'autodétruire en souillant la planète... Mais c'est aussi un film polémique... Un film politique, qui s'invite dans la campagne présidentielle américaine. Il faut dire que les conservateurs n'ont pas aimé ce film, qui met en scène un monde où les humains, réfugiés sur un vaisseau spatial, sont tous obèses et incapables... Un monde trop sombre au goût de certains, qui s'insurgent contre ce qu'ils qualifient de "propagande de gauche", parce que le film dénonce la société de consommation et des grandes entreprises. "McCain devrait aller le voir", souligne Frank Rich, du New York Times... "Mais Obama également, pour lui rappeler qu'il est en train d'abandonner sa vision audacieuse de changement... En d'autres termes, 'Wall-E' pourrait le recadrer". On dit même, aux Etats-Unis, que ce film pourrait avoir encore plus d'influence que ceux de Michael Moore, et que le débat partisan autour de cette oeuvre de science-fiction est presque aussi passionné que celui qu'avait suscité, dans les années 30, la publication du roman d'Aldous Huxley, "Le Meilleur des Mondes". Pas moins. Voilà : à part ça, on parle de sexe dans les journaux... Dans Elle, qui explique aux femmes tout ce qu'il faut pour envoûter les hommes... Un article très intéressant, si on est un homme... C'est comme un miroir sans tain : on espionne le goût des femmes pour mieux y répondre... Mais c'est surtout dans Les Inrock que trône le sexe. "Sexe 2008 : un numéro à prendre dans les deux sens" : c'est écrit noir sur blanc. Effectivement, vous prenez l'hebdo, comme tout un chacun le ferait : à l'endroit... Puis au milieu, vous lisez à l'envers, alors que vous avez ouvert à l'endroit... Donc vous vous mettez à l'envers, et vous vous retrouvez à l'endroit... C'est une gymnastique qui vous permettra de regarder sous le meilleur angle toute une série de galipettes proposées par Les Inrock, qui ne fait pas dans le "on vous en parle, mais on ne vous en montre pas trop"... Non, c'est sans détours que s'affichent les atours de l'amour.

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