Allemagne et Grèce, deux visions de l'Europe qui s'opposent

"Comment l'Allemagne a-t-elle réussi à imposer son point de vue? " s'interroge le New York Times . Par une subtile stratégie diplomatique menée de pair entre Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schaüble. Avec en guise de fondation, la croyance des autres états européens dans la solidité du modèle économique allemand mais aussi un travail de fourmi, effectué par la chancelière, écrit Neil Irwin : à la fin de son premier mandat, elle avait visité l'ensemble des 27 pays de l'Union, effectuant parfois l'aller-retour dans la journée, recevant aussi les dirigeants chez elle, et en grande pompe.

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Résultat, lorsque Wolfgang Schaüble s'est retrouvé à la table des négociations - lui qui était déjà député deux ans avant la naissance d'Alexis Tsipras - il savait qu'il pouvait compter sur le soutien d'un nombre non négligeable de pays. Et en face ? En face, la Grèce s'est sentie très seule, décrypte l'ancien ministre grec des finances Yannis Varoufakis dans une longue tribune publiée par Le Monde Diplomatique . "Notre mandat était clair , écrit-il : "en finir avec la stratégie du "comme si" celle qui consiste "à prêter toujours davantage à un débiteur insolvable comme s'il ne l'était pas" .

► ► ► RETROUVER L'ARTICLE (PAYANT) | "Leur seul objectif était de nous humilier"

M ais en face, il y avait un Wolfgang Schauble pas vraiment prêt à "laisser des élections changer quoi que ce soit ", poursuit le député de Siriza. "En réalité, ils n'avaient qu'un objectif : humilier notre gouvernement et nous forcer à capituler. La Grèce a capitulé , conclut-t-il, mais c'est le projet européen qui a été défait. "Et le grand philosophe allemand, Jürgen Habermas ne vient pas le contredire. Après une interview auGuardian , c'est dans L'Obsqu'il livre son regard sur l'attitude de son pays face à la Grèce : "brusque et teutonique ", assène-t-il. Celle d'une Allemagne qui "s'est reposée sur la satisfaction d'elle-même ", "tombée dans le piège historique d'une position semi-hégémonique dont l'Union Européenne avait justement réussi à nous protéger jusqu'à maintenant ."

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Stratégie politique de haute voltige pour Michel Platini

L'Equipe retrace les deux mois qui se sont écoulés depuis la démission de Sepp Blatter à la tête de la FIFA. Michel Platini, en a profité pour consulter, sonder, convaincre peut-être. Il a obtenu le soutien de l'Asie, de l'Amérique du Sud, du Nord, centrale, a multiplié les rendez-vous à Saint-Petersbourg, où se déroulait le tirage au sort de la coupe du monde 2018.

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Il a même "enfoncé le clou ", écrit Etienne Moatti, lors d'un tête à tête avec le coréen Chung Mong-Joong, ancien vice-président de la FIFA et que l'on dit potentiel rival de Platini. Décidément, "dans le match " insiste en Une, Le Télégramme . Mais pour Libération , où le jeune Platini s'étale en Une, à genou sur le gazon après la demi-finale victorieuse face au Portugal lors de l'Euro 1984, l'ancien recalé du centre de formation du FC Metz n'avait pas le choix. "Il y va parce qu'il ne peut pas faire autrement ", écrit Gregory Schneider. "C'est même la première fois que son invraisemblable destin lui échappe. " Mais l'appel d'air est trop fort. Refuser le fragiliserait, à la tête même de l'UEFA.

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Alors Platini s'est dit prêt à renoncer à la Suisse, sa maison en bord du lac Léman et à tenter de jouer à "ce jeu à somme nulle ", décrit Libération : celui de l'attribution du nombre de places en phase finale de Coupe du Monde. "Une de plus pour l'Asie, c'est une de moins pour l'Europe " .Et ce jeu, "Platini en a horreur. De la géopolitique aussi. "On lui souhaite alors bon courage.

Rencontre avec "le détenu le plus surveillé de Bagdad"

Paris Match a rencontré Abu Abdallah, de son nom de guerre, officiellement garagiste dans la capitale irakienne. Mais ses voitures étaient piégées, les ceintures explosives et ses mains plus tachées de sang que de cambouis, pour le compte de l'organisation terroriste État islamique.Sur le papier glacé de l'hebdomadaire, ses phrases ont la froideur de ceux qui ne regrettent rien. "Je ne suis pas un boucher , explique-t-il, j'ai juste appliqué un plan dans le cadre du djihad ". Un plan qui a vu par exemple arriver cet allemand. À peine quelques mots d'arabe, jamais vu Bagdad de sa vie. Quarante-cinq minutes après, il se faisait exploser. "J'étais exatique ", raconte Abu Abdallah, "si content de rencontrer un chrétien converti à l'Islam, venu d'aussi loin et prêt à se sacrifier. "

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Et tous ceux qui défileront dans son garage affichent le même profil ou presque : entre 20 et 30 ans, rasés de prêt pour ne pas attirer l'attention, du gel dans les cheveux. "Sereins et parfois même joyeux ", garantit le terroriste. Allant même jusqu'à le féliciter en enfilant la ceinture meurtrière : "ah ! ça s'ajuste bien ! "

Croire en la justice

Elle veut croire en la justice et le respect de la dignité. Même en prison. Surtout en prison. Adeline Hazan, contrôleuse - contrôleuse, elle insiste - des lieux de privation de liberté depuis un an, se dévoile dans l'hebdomadaireLa Vie : 59 ans, socialiste, proche de Martine Aubry et maire sortante non reconduite à la mairie de Reims en 2014.

► ► ► RETROUVER L'ARTICLE (PAYANT) |Adeline Hazan, la magistrate qui veut réformer la prison

Les mauvaises langues disent d'ailleurs que le poste est un lot de consolation. Elle répond qu'elle croit à la cause. Dénonce le fléau de la surpopulation. L'indignité de ces matelas posés à même le sol dans des cellules prévues pour moitié moins de détenus qu'elles n'en accueillent. Et ose même quelques idées - presque révolutionnaires pour l'univers carcéral : celles d'un accès limité au téléphone portable ou la mise en place d'Internet en détention.

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