Dans la presse ce matin : bandes organisées

C'était le 6 mai 2012, salle de la mutualité à Paris. Discours de défaite de Nicolas Sarkozy "Ma place ne pourra plus être la même"

Un an plus tard, "Comment Sarkozy repense la droite". C'est un long papier de Ludovic Vigogne à la Une de L'Opinion . Et en accroche, une citation imagée de Jean Louis Borloo à propos de Nicolas Sarkozy : "Il sait déjà quelle sera la robe de Carla le jour du triomphe."

Come back suggéré. C'est un article comme il y en a eu des dizaines depuis un an. Mais il est un peu plus affirmatif. Propos de Nicolas Sarkozy mis entre guillets. Le duo Fillon-Copé est rebaptisé "les deux connards (...) L'UMP est dépassée, il faudra faire quelque chose de plus large, les frontières politiques ne veulent plus dire grand chose"

On imagine déjà la revanche Sarkozy Hollande, "C'est peut être aller vite en besogne écrit Jean Levallois dans la presse de la Manche et faire fi des affaires en cours."

Et il y en a une "qui commence à ressembler à un tremblement de terre" écrit Renaud Lecadre dans Libération . Affaire Tapie. L'abitrage favorable à l'hommes d'affaire dans le conflit qui l'opposait au crédit Lyonnais. L'un des trois arbitres vient d'être mis en examen, "et pas qu'un peu" ajoute Lecadre, pour "escroquerie en bande organisée".

Mediapart complète : "Cela atteste l'existence d'indices graves et concordants selon lesquels la procédure a été frauduleuse. Et en arrière plan, il y a les relations nouées entre Bernard Tapie et Nicolas Sarkozy au coeur de ce processus d'arbitrage entamé dès 2007, alors que Jean-Louis Borloo, ancien avocat de Tapie était à Bercy."

L'homme mis en examen s'appelle Pierre Estoup. Portrait dans L'Express de ce magistrat qui s'est reconverti dans l'arbitrage à l'âge de la retraite. "Oeil vif, profil mince. C'est la sérénité dans la sévérité ou l'inverse", écrivent Pascal Ceaux et Jean-Marie Pontault. Parmi les éléments qui lui valent des ennuis, un livre retrouvé chez lui, avec une dédicace très chaleureuse de Bernard Tapie datée de 1998, ce qui laisse penser qu'ils se connaissaient avant l'arbitrage.

Ils étaient trois arbitres à examiner cette affaire. Parmi les questions posées par les journalistes de l'Express : "Pierre Estoup a-t-il trompé ses deux collègues en leur faisant endosser une décision arrangée à l'avance ?" De son côté, l'ancien haut-magistrat dit se sentir "irréprochable".

L'affaire Tapie prend de l'ampleur mais dans l'affaire Bettencourt, l'enquête est fragilisée

Titre et première page du Parisien-Aujourd'hui en France . Dans cette affaire Nicolas Sarkozy est mis en examen pour abus de faiblesse sur la milliardaire. Au coeur de l'enquête du juge Gentil, une expertise médicale menée le 7 juin 2011. Le Parisien révèle ce matin que l'un des médecins, une femme qui ont examiné Liliane Bettencourt est une proche du juge Gentil, elle était témoin à son mariage. "Voilà une faute déontologique dont la défense pourrait tirer parti" dit un haut magistrat dans le journal. C'est ce qu'elle fait. Maitre Thierry Herzog : "Si les faits sont avérés ce serait d'une extême gravité." Selon Le Parisien cela pourrait aboutir au dessaisissement du juge bordelais.

L'actualité en titres dans la presse

Le mariage homo de Montpellier. Les journaux hésitent entre petite larme, enthousiasme et agacement devant la médiatisation de la cérémonie.

  • "Mariage civil et cathodique" titre le quotidien gratuit Metro News - Le quotidien de Montpellier, Midi Libre , qui parlait hier du "Mariage du siècle" est toujours à bloc : "Historique !" et le baiser des mariés à la Une- La Dépêche du midi applaudit : "Bruno et Vincent en justes Noces"- Acidité du Figaro : "Pour le meilleur et pour le pire"- "Pour le meilleur et pour la mire", réplique Libération .- Presse Océan et Var matin s'intéressent déjà aux premiers mariages homo dans leurs régions. Loïc et Virgile demain au Croisic. Michael et Hervé le 7 juin à Rians dans le Haut Var.- Selon Atlantico , 7.000 mariages homosexuels devraient être célébrés cette année en France.

A ce chapite on lira aussi dans Le Point la confession de Frigide Barjot qui a pris des distances avec son mouvement de la Manif pour tous : "Ils m'ont éjectée à force de m'interdire de parler (...) Ce mouvement, on me l'a volé. 90% des Français qui ont manifesté ne sont ni homophobes ni extrémistes. C'est l'appareil qui l'est devenu et qui m'a échappé."

Apolitique ou droite extrême ? La question est posée aussi à propos de Robert Ménard, l'ancien secrétaire général de Reporters sans frontières. Selon Midi Libre , le FN devrait le soutenir aux élections municipales à Béziers. L'annonce de la commission d'investiture est attendue demain. Robert Ménard se dit "ravi" d'être soutenu par un parti. Il veut monter une liste qui irait de la gauche à l'extrême droite

En titres aussi, les recommandation de la commission européenne à la France

C'est sobre à la Une des Echos . "Retraites, impôts, ce que Bruxelles attend de Paris".Ce sont les tables de la loi à la Une du Figaro : "Les 10 commandements de Bruxelles à Hollande"C'est "le catéchisme de Brxuelles" pour Médiapart , moins enthousiasteC'est même "Un programme de destruction massive" pour L'Humanité

Le chiffre du jour

  1. 38% des Français n'envisagent pas de partir en vacances en ces temps de crise. Etude publiée par Le Parisien . C'est une hausse de 8% par rapport à l'année dernière

Et puis dans la presse, hommage à un homme que les auditeurs de France Inter connaissent bien

Dans Télérama , Nicolas Delesalle brosse un hommage à Jacques Kessler, qui va prendre sa retraite sur fond de temps pourri en ce printemps 2013.

"Cher Jacques, on ne va plus se mentir. Ca fait deux ans qu'on se cogne vent froid, crachin, bruine, averses et gelées en juin. Les enfants sont pâles, les vieux deviennent poreux, on trouve des marrons dans les squares en mai, même les bretons commencent à se demander si tout est normal.

On ne vous en a jamais voulu Jacques, votre accent de Béziers, votre bonne humeur neutre, vos diplômes de prévisionniste. Vous êtes un vrai scientifique, la météo brute comme un coup de pied au cul à la pointe du raz.

Mais on n'en peut plus Jacques, on n'est plus étanche. Vous auriez pu vous reprendre, retrouver la verve de vos 34 années passées à Radio France mais au contraire, on vient d'apprendre que vous partez à la retraite, en pleine tempête. Vous nous laissez nous démerder tout seuls avec Evelyne Dhéliat et ce temps de gueux.

Vous ne pouvez pas faire ça. On sait que vous aimez les belles bagnoles et votre liberté, mais c'est un cas de force majeure. Sauvez nous Jacques, il pleut aussi dans nos coeurs."

Le printemps pourri, le changement climatique et la personne qui remplacera Jacques Kessler on en parle demain dans le 7/9 sauf changement de dernière minute.

En attendant, on peut se raccrocher à un triple espoir : du beau, du chaud, du Collado.

A demain

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