"L'Equipe" et "Sud-Ouest" font briller le milliard du football français, "Libération" éclaire les lobbys, "Le Figaro" illustre la gentillesse du pouvoir envers les chasseurs. A Besançon, dit "L'Est Républicain", on greffe des tissus ovariens et à Lyon, dit Rue 89, on répare les sexes des personnes en transition.

Le milliard du football français...

Qui fait la une de l'Equipe, « le big bang »,  et celle de Sud-Ouest, « le milliard qui change tout » : les droits télévisions de la ligue 1 attribué hier pour la période 2020 2024 ont augmenté de 60%, 1 milliard 153 millions donc et c'est un autre football ... où les clubs vont pourvoir retenir leurs jeunes joueurs, dit un économiste du sport dans l'Equipe, « attirer des joueurs plus attractifs qui aideront à remplir le stade et vendre des produits dérivés », ajoute Stéphane Martin,  le président des girondins dans Sud-Ouest...  Voilà un jour béni pour le football français dit Jean Michel Aulas dans l'Equipe...

Et tout ceci donne un sentiment de fragilité; il faut relire le président bordelais dans Sud-Ouest... "Il faut être prudent: sur les 30 dernières années, les revenus ont augmenté fortement mais les charges aussi. La croissance s’est plus répercutée sur les joueurs et leurs agents que sur les propriétaires des clubs. Dans l’ensemble des clubs français, les comptes d’exploitation sont négatifs. Avant de penser à dépenser la manne supplémentaire, il faut penser à équilibrer les clubs."

Et la richesse rappelle la fragilité des choses... On lit dans l’Equipe que Charles Biétry a pleuré hier, Biétry est l'homme qui réinventa le football à la télévision quand il dirigeait les sports de canal plus: canal plus qui perd tous ses droits sur le football... Les Jours racontent comment Vincent Bolloré a conduit Canal à sa perte dans les enchères du football français : "Il n'y connait rien"... 

Mais qu'importe canal quand le vainqueur inquiète. "La bonne fée du capitalisme hors-sol" le mot est de Sud-Ouest qui a saisi notre ligue un s'appelle Mediapro,  entreprise catalane détenue par un fond d'investissement chinois, qui diffuse déjà la Liga espagnole, mais qui vient de perdre le football italien, faute de garanties suffisante... Description, et réassurance dans l'Equipe... 

Voilà donc le football,  un sport riche et peuplé d'enfants. Dans le parisien, un adulte du football, Thiago Motta, parle de Neymar, incarnation de l'époque.... "Quand tout va bien, il sourit, danse met de la musique, mais parfois je le voyais arriver le matin et je me disais, ah, ça va être difficile aujourd'hui... Ca pouvait être lié à ce qu’il avait mangé au petit déjeuner..." 

C'est le sport. Dans Nice Matin. des investisseurs américains du sport hippique  et parmi eux le plus célèbre des drivers d'outre atlantique , Mike Lachance, 10253 courses et 187 millions de gains dans sa carrière, étaient hier à Cagnes-sur-mer pour tester nos trotteurs français, avant, de possibles transferts pour les Etats-Unis, au prix de 20.000 dollars le champion. Le canasson est moins cher que le footeux. 

On parle de la polémique sur le glyphosate... 

Cet herbicide qui doit disparaître d'ici trois ans de nos campagnes, promesse présidentielle, mais un amendement qui actait cette disparition dans la loi a été repoussée, et ce qui est un "piège" pour le pouvoir, dit le Figaro, nourrit aussi un soupçon sur le bon fonctionnement de la démocratie. L'Est républicain cite Nicolas Girod, responsable lorrain de la confédération paysanne. « Le ministre de l’Agriculture était complètement noyauté par les lobbys de l’agroalimentaire."  Les lobbys donc, dont Libération en fait sa Une et raconte les coulisses bizarres du débat sur la loi alimentaire. La députée Delphine Batho se demande comment un de ses amendements est parvenu à l'UIPP, le lobby des pesticides, et au géant de la chimie Dow chemical, avant même que ses collègues députés en aient connaissance... 

On est dans le doute. Et dans l'inquiétude, Charlie Hebdo  l'assure, les pesticides se développent dans l'orge et le blé en dépit des beaux discours... 

Effet de contraste dans le Figaro : le pouvoir qui déconcerte les écologistes ne tarit pas de gentillesse pour d'autres amoureux de la nature, mais d'une espèce différente, donc les chasseurs. Emmanuel Macron l'avait dit en décembre : "Je serai le président du développement de la chasse, je mouille ma chemise pour vous, il fait arrêter d'être en défensive, il fait passer à l'offensive"... Ce sont deux pages dans le figaro, qui montrent l'importance de la chasse pour Macron. Au moment où des économies se préparent et possiblement sur les aides sociales (Le Figaro, l'Opinion les Echos), au moment où Nicolas Hulot doute, la chasse est une preuve de peuple et de ruralité...

Et notre santé à la Une du Parisien aujourd'hui en France...

Qui nous interpelle, «Français levez-vous », car nous sommes assis plus de 7 heures par jour et c'est mauvais, pour le coeur, le cerveau, le sang, les articulations et le pancréas. Il faudrait faire nos réunions debout, comme dans des entreprises aux Pays-Bas... Ou installer des bureaux sur des vélos d'appartements comme dans cette école d'Elancourt où les élèves sont plus sages de tourner les jambes en faisant tourner leurs méninges...

La santé est un sujet populaire. Mais il est des souffrances infiniment minoritaires et que la médecine répare pourtant... Deux histoires de miracles. 

L'Est républicain célèbre le centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Besançon qui a permis à trois femmes de devenir maman en dix ans. On y pratique depuis dix ans des greffes de tissu ovarien, qui permet de réparer des stérilités provoquées par des chimiothérapies... C'est un programme de recherche, il a permis trois naissances en dix ans...  

Dans Rue 89, l'Obs, on rencontre au centre hospitalier de Lyon Sud, le docteur Morel Journel,  50 ans, qui reconstruit les appareils sexuels des personnes qui accomplissent lueur transition sexuelle. Lyon est la capitale française du changement de sexe... Et on décrit minutieusement la vaginoplastie ou la phalloplastie, mais on entend aussi le parcours d'un médecin traditionnel, qui prenait le transexualisme pour un trouble psychologique, et qui a appris il est aujourd'hui celui qui accompagne rend une vérité à ses patients. Une cinquantaine par ans... Cela sauve l'humanité?

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.