C'est bien connu : il n'y a pas de petites économies... Un adage que mettent quotidiennement en pratique la plupart des Français... On ne jette pas la nourriture : on aménage les restes... On habille le petit dernier avec les vieux vêtements de l'aîné... On fait les vide-greniers pour meubler son appart... Or, dans les entreprises aussi, désormais, l'on rogne sur tout... C'est ce qu'explique Alexandra Nawawi dans le numéro d'avril de Capital... qui détaille les plans de réduction des coûts mis en place aujourd'hui dans certaines sociétés... Réduction sur les déplacements... Chez L'Oréal et Orange notamment, les cadres n'ont plus le droit de voyager sur Air France : maintenant, c'est EasyJet, une compagnie low-cost... beaucoup moins cher... Réduction sur les fournitures... Chez HP et Renault notamment, on n'achète plus de feutres ni de rollers-billes : maintenant, tout le monde doit se contenter des bons vieux stylos Bic... Réduction sur le téléphone... Chez PSA, les salariés sont invités à ne pas consulter leur boite vocale dès lors qu'ils sont à l'étranger... C'est trop coûteux... Réduction également sur les pots et les petites fêtes... Plus de petits fours chez Sodhexo... Et à la Caisse d'Epargne d'Alsace, à l'occasion d'une réception organisée par leur direction, les cadres ont dû apporter le dessert... Mais ce n'est pas tout... Dans la série "il y a toujours quelque chose à gratter", des entreprises économisent aussi sur les frais d'entretien... Chez Schneider Electric, on a mis des chasses d'eau plus petites... Chez Faurecia, on ne vide plus les poubelles que deux fois par semaine ; et on grapille aussi sur l'éclairage : sur ses sites de Beaulieu et Bavans (dans le Doubs), l'équipementier a décidé d'éteindre un néon sur deux dans les couloirs... Tant que les salariés ne sont pas totalement dans le noir... Quand les entreprises réduisent leurs frais... C'est donc à lire dans Capital... magazine qui, ce mois-ci, propose d'autres dossiers intéressants... D'abord, il y a l'histoire de ce DRH chinois, qui ne choisit pas ses nouveaux employés en fonction de leurs diplômes, mais en fonction de la forme de leurs oreilles... Ce n'est pas une blague : je vous laisse lire... Ensuite, il y a cette enquête sur le pantouflage... Chaque année, des dizaines de serviteurs de l'Etat font le grand saut vers le privé, où ils se retrouvent en conflit d'intérêt avec leur administration d'origine... à l'image de François Pérol, dont le cas, au final, ne serait donc pas isolé, loin de là... Et puis il y a ce scandale autour des caisses de congés du bâtiment... institutions qui, d'après le mensuel, servent surtout les affaires de la Fédération française du bâtiment, principal syndicat patronal du secteur... Aujourd'hui, des petits patrons accusent ces caisses de racket... Là encore, je vous laisse lire... Et dans la presse nationale, ce sont les grands patrons qui continuent de faire la Une... A la Une de la presse économique : le patron de PSA-Peugeot-Citroën... "Christian Streiff débarqué par la direction", titre Les Echos... "Le patron de Peugeot débarqué par la famille", précise La Tribune... "Deux ans après son arrivée, le conseil de surveillance du groupe a brutalement décidé de changer de pilote", explique le journal, en indiquant que c'est le dirigeant du groupe sidérurgique Corus qui va prendre la suite... Confirmation à la Une du Figaro, avec cette fois la photo du remplaçant... "Philippe Varin remplace Christian Streiff à la tête de PSA"... Mais s'il est une nouvelle fois question de grands patrons ce matin, c'est aussi parce que c'est aujourd'hui que François Fillon doit présenter le décret qui empêchera les dirigeants des sociétés aidées par l'Etat de toucher des stock-options et autres bonus... "Interdiction aux patrons de tirer profit des pertes", titre du coup La Nouvelle République... "La réplique aux bonus à scandale", titre Le Télégramme... Tandis que L'Indépendant affirme que "les banquiers ont désormais le sentiment d'être les boucs émissaires de la crise"... "Sentiment justifié", de l'avis d'Olivier Picard dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace... qui dénonce "l'obstination du Président de la République à mettre en scène sa façon de cuisiner les patrons... Est-ce honnête et responsable, demande-t-il, de les livrer aux crocs d'un populisme dévoreur de boucs émissaires, tout cela pour nourrir la popularité flageolante du pouvoir ?"... "Cette façon de hurler avec les loups, comme si on voulait exciter la meute de l'opinion, est sinistre", abonde Patrick Venries dans Sud-Ouest... "Nous nageons pour de bon en plein populisme", écrit-il, en indiquant que "la recherche de boucs émissaires n'est pas une façon de gouverner"... D'ailleurs, il n'y a pas que les grands patrons qui se sentent mal aujourd'hui... comme en témoigne Le Parisien-Aujourd'hui en France, qui ouvre le dossier sur "le grand malaise des chefs d'entreprise"... lesquels se disent victimes d'un amalgame avec les grosses fortunes du CAC 40... Témoignage de Philippe Joffard, PDG du groupe Lafuma... "Dans les banques, confie-t-il, la prime d'un trader peut atteindre trois fois mon salaire annuel"... Témoignage de Laurent Vronski, directeur général de la société Evror... Lui n'a pas de stock-options... Et il juge totalement injuste d'être mis dans le même sac que des gens comme Daniel Bouton... Témoignage de Gérard Brémond, président du groupe Pierre et Vacances... Lui dénonce "la démagogie politique qui fait du patronat un bouc émissaire de la crise"... Démagogie... Bouc émissaire... On y revient... Autre malaise, à la Une de L'Humanité, qui revient sur le suicide, la semaine dernière, d'un salarié d'une entreprise de porcelaine de la Vienne... Il s'appelait Philippe Widdershoven... Et c'est mardi dernier qu'il s'est donné la mort... Il était délégué CGT, d'où le titre à la Une du journal : "La vie brisée d'un syndicaliste"... Il travaillait dans l'entreprise Deshoulières... Et il a laissé une lettre pour expliquer son geste... Accusant sa direction de harcèlement, il veut que son suicide soit reconnu comme un accident du travail... L'Humanité revient par ailleurs sur le combat des salariés de Celanese... Leur usine de Pardies, dans les Pyrénées-Atlantique, doit être fermée... Et depuis l'annonce de la fermeture, ils multiplient les actions... Dernière initiative : une grève de la faim tournante... Elle a débuté samedi... Le principe, c'est que les salariés cessent de s'alimenter durant 24 heures à tour de rôle... La fermeture de l'usine Celanese : conséquence, parmi d'autres, de la crise économique... une crise qui touche également les partis politiques... C'est à lire dans L'Expansion : "Partis fauchés cherchent plan de relance"... "A la veille du scrutin européen, les formations politiques affichent toutes ou presque des finances dans le rouge", nous explique Franck Dedieu... "Un trou de 500.000 € pour le PS... un trou de 760.000 € pour les Verts... 840.000 € pour le MoDem... 2 millions 300.000 € pour le PC... 6 millions d'euros pour le FN... et 18 millions d'euros pour l'UMP... une dette que le parti de la majorité doit rembourser d'ici 2012"... "De la vente de leur patrimoine à la course aux dons, les partis, désormais, ne négligent aucune piste pour renflouer leurs caisses", constate L'Expansion... La preuve ce matin, avec cet écho dans Le Parisien... Hier, l'UMP de la Haute-Garonne a organisé un loto pour tenter de renflouer ses caisses... Parmi les gros lots : un séjour d'une semaine pour deux personnes à Biarritz... mais également deux places pour la prochaine garden-party de l'Elysée... On ne connaît pas le nom des gagnants... L'Elysée, tiens... Dans Le Parisien, dans Le Figaro et sur le site Internet Bakchich, vous lirez le coup de colère de Nicolas Sarkozy après l'incident survenu sur l'avion qui devait le conduire en Afrique mercredi... A quelques minutes du décollage, alors que l'appareil roulait déjà sur la piste, le réacteur gauche a soudainement pris feu... Le Président et les ministres qui l'accompagnaient ont, du coup, patienté une bonne heure sur le tarmac avant d'être transférés sur un autre Airbus affrêté en urgence... Et "c'est vrai qu'il s'est agacé", reconnaît Patrick Balkany, qui était du voyage... Si même Patrick Balkany reconnaît que Nicolas Sarkozy était "agacé", c'est qu'il devait l'être vraiment... "Air Sarko frôle le crash", titre d'ailleurs Bakchich... en précisant qu'une enquête a été ouverte pour tenter de comprendre les raisons de l'incident... Et puis l'autre grand titre à la Une des journaux, ce matin, c'est ce fait-divers : une petite fille de 6 ans tuée par les chiens de sa famille... Le sujet fait la Une de France-Soir : "Loane, 6 ans, tuée par ses chiens"... photo à la Une du jardin de la famille... Et photo des deux chiens à la Une de La République du Centre : deux dogues allemands... On retrouve le sujet à la Une d'une bonne partie de la presse régionale... Ainsi dans La Provence, qui ouvre le dossier : "Chien-enfant : une cohabitation à risque"... Depuis 2000 en France, 18 décès sont liés à des attaques de chiens... Et 30 sont liés chaque année à des accidents survenus à cause des sangliers... tiens tiens ça faisait longtemps... C'est à lire notamment dans France-Soir, qui nous explique que la population de sangliers a quintuplé ces 20 dernières années, et qu'il y a également des accidents à cause des blaireaux, ça je ne l'avais jamais lu. Pour le reste, j'ai relevé cette info sur le Bondyblog : le film "La journée de la jupe" ne serait pas diffusé dans les cinémas de banlieue... Et puis pour finir, quelques pépites des journaux régionaux, festival de jeux de mots... L'histoire d'un fraudeur démasqué à la Une du Bien Public: "un faux agent ERF mis hors-circuit"... Le succès des cours de cuisine à la Une de Var-Marin: "les cours de cuisine font recette"... Le succès d'une bourse aux poissons à la Une de l'Est Républicain: "à Nancy, bonne pêche pour la bourse aux poissons"... Et puis le meilleur pour la fin... Le succès d'une exposition canine à la Une du Courrier de l'Ouest: "à Angers, l'expo canine avait du chien"... Je vous souhaite une journée tout pareil... avec du chien.

Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.