L'Alsace renaît de ses cendres administratives et l'Alsace et les DNA célèbrent le retour d'un mot. La colère contre le carburant cher, dans le Dauohiné, l'Humanité et la Provence. Un abbé pédophile protégé, et donc abandonné à ses pulsions par sa hiérarchie défaillante, procès à Orléans et article dans Libération.

On parle d'Alsace ce matin...  

L'Alsace qui renaît de ses cendres administratives, après avoir été dissoute dans la région Grand Est, et deux drapeaux entremêlés flottent à la Une du journal l'Alsace, le bleu et blanc étoilé de l'Europe et le rouge à bande blanche rehaussé des six  couronnes des Habsbourg de l'ancienne région d'Alsace, car voici la "collectivité européenne d'Alsace", accouchée hier à Matignon,  Haut Rhin et Bas Rhin vont s'associer à l'horizon 2021 et pourront notamment embaucher des enseignants en allemand et en alsacien, et  dialoguer, avec nos voisins suisses et allemands...

Et tout ceci est donc amplement raconté par les DNA, l'Alsace, mais aussi par les lorrains de l'Est républicain, car l'actualité se scinde au gré des passions locales, et l'Alsace se manquait à elle-même, ses journaux en sont l'écho... Il y aura aussi des plaques minéralogiques alsaciennes, pour que le peuple sache et dise d'où il vient...  

Que demande le peuple...  C'est le sujet de la politique, c'est le sujet de la presse, de proximité ou de hautes ambitions intellectuelles comme Philosophie magazine qui explore à son tour, textes à l'appui,la trahison du peuple par ses élites...  

Veut-il chasser, le peuple ou veut-il se promener en paix aux sous-bois les dimanches d'automne sans redouter les fusils? Eric, qui fait du VTT avec ses copains en forêt de Creuse près d'Amiens a été visé par un chasseur, « Il ne voulait pas nous toucher, seulement nous impressionner » dit Eric au Courrier Picard, et ce ce conflit entre la chasse et la promenade fait aussi la Une de Midi Libre et de la Dépêche. On sent la pression monter sur la chasse quand la Dépêche met à la Une cette interdiction de la chasse le dimanche, qu'une pétition réclame mais que le gouvernement a déjà écarté, quand Midi libre interroge ses lecteurs qui, à quatre contre un, ne sont pas rassurés en forêt, et Claudette Venturi de Bagnols sur Cèze nous le dit, "Tant pis pour les champignons cette année. J’irais en acheter"... Mais la chasse tient bon, hier lundi, ironise la Dépêche, face aux chasseurs, le ministre de l'environnement François de Rugy a tiré à blanc... Dans la Croix, je lis Sandrine Guilbert, dont le fils Nicolas est mort le 22 janvier 2012 en balade avec son père, d'un coup de fusil d'un chasseur octogénaire, qui a été condamné à 3 mois avec sursis, et 1200 euros d'amende, la justice, avec le peuple est parfois indulgente.   

Que demande le peuple. Il veut prendre le volant et ne pas se ruiner en faisant le plein et c'est ce matin la Provence qui fait sa une sur la colère qui monte face au prix des carburant, colère qui doit culminer le 17 novembre dans des blocages, et hier, déjà, c'est la une du Dauphiné, 40 camions ont roulé au ralenti entre Thonon et Annecy; ils reviendront. Attention dit l'Humanité, l'appel à la manifestation du 17 novembre est récupéré par l'extrême droite, qui fait carburant des colères du peuple. et à propos de gasoil, on entend une vérité plus large...   

Et on parle encore des colères du Brésil.

Et de sa tristesse quand l'Humanité faut sa une d'une photo très belle d'un couple de vaincus enlacés, elle est noire, lui est blanc, l'Humanité qui craint pour la sécurité de l'ancien président Lula, le juge qui l'a emprisonné pour corruption pourrait devenir ministre de Bolsonaro. 

On raconte le Brésil, les mots disent les journaux. L'Humanité parle de fascisme, mais le Figaro  évoque "l'autorité d'un président antisystème" qui propose de "robustes potions", les Echos s'interrogent sur la "révolution libérale" promise par le nouveau président, mais ce mot, libéral, l'Opinion le refuse à Bolsonaro car un libéral est un homme "qui croit à la supériorité des sociétés ouvertes et tolérantes". Mais il reste cette contagion populiste dit la Croix.  

Je lis dans les Echos que Donald Trump s'en prend maintenant à la Fed, la banque fédérale des Etats-Unis, qui saperait sa politique économique en relevant ses taux...   Mais peser sur la Fed est un rite de la politique américaine: en 1965, le président Johnson, texan d'un mètre 95, convoquait dans son ranch William Mc Chesney Martin, et le poussait contre un mur, "Martin, mes gars sont en train de crever au Vietnam et toi tu ne veux pas imprimer l'argent ont j'ai besoin". L'histoire dit que l'inflation est née de l'algarade.  

Si l'on croit en l'efficacité des hommes forts, on trouvera pour se guérir dans le Figaro un article passionnant sur la Russie de Vladimir Poutine, qui part à vau-l'eau, dans un climat de violence, des adolescents tuent un jeune handicapé, des footballeurs tabassent un fonctionnaire dans un salon de thé,  et un jeune homme de 18 ans a tué vingt personnes  dans un collège de Crimée: la faute à la mondialisation a commenté Vladimir Poutine avant d'aller jouer au hockey sur glace, et dans son empire, le Président ne convainc plus, le peuple n'y croit plus mais on ne sait ce qu'il va faire de ses nouveaux doutes...    

Et un procès s'ouvre aujourd'hui à Orléans...  

De l'abbé Pierre de Castelet, qui, jadis aumonier de camps de vacances catholiques, ne pouvait s'empêcher de palper le sexe de petits garçons, mais qui fuit abrité par l'Eglise: un évêque, monseigneur André Fort sera jugé avec lui ; Quand on lit Le Monde et surtout les deux pages que consacre Libération à cette affaire, on découvre que le mot "protégé" est faux... Car Pierre de Castelet, qui se découvrait en proie à des pulsions pédophiles, fut en réalité abandonné par sa hiérarchie et c'est, autrement, l'histoire d'une élite et d'une autorité défaillante que l'on nous raconte...   L'autorité.... 

L'Equipe titre sur Monsieur Tuchel qui a a osé mettre Kylian MBappe sur le banc face à Marseille. L'autorité vous dis-je... 

Parfois, on se débrouille sans elle.  En Charente, lis-je dans Sud-Ouest, un jeune homme de trente ans s'est éloigné du cognac pour se diversifier, et a pressé des raisins pas murs pour en faire du verjus, qui était jadis en France le liquide de l'acidité, avant que le citron ne s'installe... Il attend de nous, Frédéric Bourgoin, une solidarité patriotique au moment des cocktails.

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