C'est à la Une du Journal du Dimanche. Avec le visage de Christine Lagarde, patronne du FMI, qui fait le diagnostic et décrypte les grandes tendances pour 2018.

"Bon points pour la France, bons points pour l’Europe, quelques inquiétudes sur la Chine et l’Amérique", résume le journal.

« Avec une croissance de 3,6%, l'économie mondiale reviendra au niveau qui ont précédé la grande crise financière de 2007-2008 », Christine Lagarde estime donc que « le temps est propice pour poursuivre les réformes structurelles ».  

Inspirée, l'ancienne ministre de l'Economie et des Finances souligne que « quand le soleil brille, il faut changer le toit ». A condition d’en avoir un. Dans les chiffres donnés par le JDD, celui des inégalités, toujours plus criantes. 1% de la population mondiale détient 22% des richesses, 50% de la population mondiale n’en détient que 10%.

En France, les voyants sont néanmoins au vert et Christine Lagarde salue les réformes de ces dernières années qui sont « dans la ligne de ce que le FMI recommande depuis plusieurs années ». 

Ces réformes vont d’ailleurs continué. Rien n'a filtré sur la forme que prendront les vœux d'Emmanuel Macron ce soir, mais le Président se projettera en 2018. Attention quand même : « Mois de janvier sous pression pour Macron », titre aussi le JDD, qui met en avant « les dossiers urticants » qui divisent les français et la majorité : laïcité, immigration, baisse de la vitesse sur les routes, contrôle des chômeurs… Le JDD rappelle aussi qu’Emmanuel Macron bénéficie surtout de la bonne conjoncture mondiale et de l’héritage du précédent quinquennat.

« Macron, la bonne étoile », c’est d’ailleurs la Une du Parisien Dimanche, qui souligne que ce dernier a su « tirer un profit politique de cette embellie ». C’est « le facteur chance », pour le journal, qui lui reconnait quand même « sa vision et son volontarisme ». « La mer rouge s’est ouverte devant lui », commente de son côté Jean-François Copé, en saluant son habileté car « sans audace, la chance ne sert à rien ». Le socialiste Stéphane le Foll est plus amer, il met garde : « gare à l'excès de supériorité, la chance peut tourner ». 

Pendant ce temps-là, droite et gauche tentent de se reconstruire

Le JDD se penche sur la manière dont Laurent Wauquiez, nouveau président de LR, entend « attaquer Macron à la rentrée ». Pour s’affirmer en opposant numéro un, il compte sur son gouvernement fantôme, composé de personnalités bien identifiées, qui pourront contrer l'exécutif sur chaque dossier. Il compte aussi sur « une communication agressive », écrit le journal, qui explique que le patron de LR « s’est mis au puzzle » en cette fin d’année : il doit recomposer une droite « qui a touché le fond, à partir de différentes composantes éparpillée aux quatre vents, et si possible, en perdant le moins de pièce ». 

Parmi les pièces centrales du dispositif de Laurent Wauquiez, le JDD se concentre sur Guillaume Peltier, le jeune vice président de LR. « A la droite du chef », titre le journal en retraçant le parcours de ce jeune loup de la politique : début au Front national jeunesse, passage ensuite chez Philippe De Villiers, puis de Nicolas Sarkozy et finalement Laurent Wauquiez. Le JDD rappelle les mots de Nathalie Koscusco Morizet à son encontre : « Peltier, c’est le Buisson qui cache la forêt ». Sa montée en puissance confirme pour certains les soupçons de flirte de LR, avec le Front national.

Quant à la gauche, de l’autre côté de l’échiquier politique, les candidats à la reprise d’un Parti socialiste moribond se sont  parlés et c’est nouveau. Cela s’est passé dans un café, non loin de l’Assemblée nationale, à la mi-décembre. A la même table, la bande des quadras, incarnée par Olivier Faure, président du groupe à l’Assemblée, Carole Delga, patronne de la région Occitanie ou Najat Vallaud Belkacem, ancienne ministre de l’Education, et les historiques, emmenée par Stéphane Le Foll. Même de Jean Christophe Cambadelis était là. Objectif : empêcher la multiplication des candidatures. « C’est compliqué, car tout le monde se regarde en chien de faïence », admet un ponte socialiste au journal, qui précise qu’ils doivent se revoir à la rentrée et que « le temps presse car fin janvier, la question du leadership devra être tranchée », pour le dépôt des textes d’orientations.

Plus léger que la politique en cet hiver, les flocons de neige dans nos montagnes

Si Ouest France met en garde contre l'arrivée de la tempête Carmen sur la côte atlantique, la presse locale des cimes revient sur la journée noire des vacanciers qui partaient ou revenaient des stations de ski hier. En bon français, certains se plaignent des heures passées dans les embouteillages. Et pourtant, si on va à la montagne, pour skier, peut-on vraiment s’étonner d’avoir de la neige ?

Fin d’année oblige, les journaux continuent également de tirer le bilan de 2017, avec un optimisme palpable. « Ils ont fait 2017 », à la Une de l’Ardennais. « Une année tout en sourire », pour le Courrier de l’Ouest. « Les 10 bonnes nouvelles de 2017 », en Une de la Dépêche.  

Quant à l'enterrement de 2017, ce soir, la Nouvelle République nous apprend que « les réveillons collectifs connaissent un insolent succès », tandis que l’édition spéciale de ce week-end prolongé du journal enquête sur la disparition « de la danse préférée des timides » : le slow. 

"Nostalgie !", écrit le journal, qui regrette que le slow ait été « condamné pour son caractère érotique et sa grammaire désespérément simpliste ». « C’était le moment de la soirée, où les champions du rock avaient fini de rouler des mécaniques, le moment où les couples se nouaient, mains autour du cou et des hanches, se nouaient pour la soirée ou pour la vie », écrit encore Le Monde. 

Pour se motiver et oser le slow à l’occasion de ce nouvel An, il y a les bulles de champagnes, à consommer avec modération. « Pourquoi tant de veuves dans les étiquettes ?", s’interroge Ouest France, en citant en exemple Veuve Clicquot, Veuve Pommery, Veuve Bollinger. Ces maisons de champagne ont été dirigées par des femmes aux 19ème et 20ème siècles, qui ont repris les affaires de leur mari décédé. A l'époque le statut de veuve était le seul moyen pour elle de s'inscrire dans la « continuité juridique » de leurs époux et de pouvoir diriger l'entreprise, signer des chèques, tenir une comptabilité.  La première femme à s'être lancé dans l'aventure, c'est Barbe Cliquot, épouse de Philippe, la Veuve Cliquot, devenue l’une des marques les plus connues au monde. 

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