On a toujours comme un petit pincement au cœur quand arrive le tout dernier jour de l’année. On pense à tout ce qu’on s’était promis de faire, et à ce que l’on n’a pas fait finalement. Non, on n’a pas réussi à se mettre au sport… On n’a pas réussi à arrêter de fumer.

On n’a pas assez profité de ses enfants, pas assez dit à sa compagne, à son compagnon qu’on l’aimait. Petit pincement au cœur quand l’année se termine. Cela dit, les 31 décembre, on ressent également une certaine impatience : l’impression d’un nouvel élan. On veut croire à une nouvelle énergie. On a des projets, des envies, et puis ce soir, on réveillonne !

Ambiance festive dans la presse...

On nous donne, çà et là, quelques suggestions de menu… A lire notamment dans OUEST FRANCE : de la truite fumée de Bretagne, du foie gras de Normandie, des glaces fermière de Honfleur avec des bulles de la Loire… En revanche, si vous allez réveillonner à Londres, vaut mieux éviter la vodka. Conseil à lire sur SLATE. Les autorités britanniques sont sur le pied de guerre pour lutter contre certaines vodkas de contrebande, qui se sont révélées extrêmement dangereuses. Problèmes de foie, problèmes de reins... Certains consommateurs seraient même devenus aveugles. 

Attention également avec les huîtres. Vérifiez qu’elles sont bien closes et, pour estimer leur fraîcheur, armez-vous d’un simple citron… C’est Aline Gérard qui donne la méthode dans LE PARISIEN… Une goutte de citron : si l’huître se rétracte, parfait, elle est vivante… Dans le cas contraire, n’y touchez pas… Et sachez que, si par malchance, vous tombez quand même malade, ce n’est pas la faute de l’huître, mais la faute de l’homme : quand une huître vous intoxique, c’est parce qu’elle a elle-même été touchée par le virus de la gastro-entérite, virus humain qui s’est propagé dans l’eau de mer... Il y a parfois des infos qu’on préférerait ne pas connaître…  

Et puis il y a des infos auxquelles on a beaucoup de mal à croire… 

Polémique autour de Jeanne Calment. 

C’est la polémique du jour… Toujours à lire dans LE PARISIEN… Et là, on se dit que 2018 aura vraiment été délirante jusqu’au bout… Il est ici question d’une femme décédée en août 1997. La célèbre Jeanne Calment, notre Jeanne Calment, morte à l’âge de 122 ans. Et pourquoi nous parle-t-on d’elle ? Pourquoi donc y a-t-il polémique ? Eh bien, car certains pensent qu’elle serait une usurpatrice… C’est, du moins, l’avis que défend, dans une tribune, un entrepreneur russe passionné de généalogie, et spécialiste revendiqué du vieillissement… D’après lui, Jeanne Calment serait en réalité morte dans les années 30… Et sa fille Yvonne aurait alors pris sa place afin d’éviter de payer une taxe sur l’héritage. Celle que l’on connaissait sous le nom de Jeanne serait donc sa fille Yvonne, et elle ne serait pas morte à 122 ans, mais à 99 ans… Elle n’aurait donc jamais été la doyenne de l’Humanité…   

Sur les réseaux sociaux, l’affaire fait grand bruit depuis ce weekend… Jeanne Calment, une imposture ! Mais non, « ça ne tient pas debout », réfute Jean-Marie Robine, le démographe qui a validé son record de longévité… Pour lui, Jeanne était bien Jeanne, c’est une certitude, et les allégations du généalogiste russe ne sont qu’élucubrations… 

Cela étant, nous sommes tellement abreuvés d’infos que ce n’est pas toujours simple de démêler le vrai du faux… 

Pas simple de distinguer entre infos et « infox »...

« Infox » : autrement dit « fake news », dans la langue de Shakespeare… Et c’est précisément ce à quoi s’emploie LIBÉRATION depuis un an et demi, à travers son service « CheekNews »… Vérifier, encore et encore, ce qui circule çà et là, et notamment sur Internet… Dossier de quatre pages ce matin sur les grandes questions posées ces derniers mois par les lecteurs. Questions sur les dangers du compteur Linky ou sur l’éducation sexuelle à laquelle se livreraient des enseignants en maternelle… 

Et puis des questions plus farfelues encore... Pourquoi doit-on porter un bonnet de bain, même dans les piscines naturistes ? Vraie question… Pourquoi les gâteaux mous deviennent-ils durs et les gâteaux durs deviennent-ils mous ? Vraie question là encore. Est-ce que l’on peut aimer quelqu’un si fort que les draps s’en souviennent ? Là, le journal ne répond pas… Ces derniers mois, foule de questions également sur les gilets jaunes…    

Les Gilets Jaunes ont d’ailleurs prévu de rester mobilisés pour le réveillon… 

Des soirées aux péages ou sur les ronds-points… Rond-point du chat noir à Marseille, rond-point des Prés-d’Arènes à Montpellier, le péage du Boulou à la frontière espagnole, ou encore sur la rocade de Bordeaux, sur le pont d’Aquitaine, avec feu d’artifice et feu de palettes pour se réchauffer… Ils promettent un réveillon « dans la bonne humeur »… 

Bordeaux, où un jeune photographe a été agressé samedi… C’est à lire dans L’ÉCLAIR DES PYRÉNÉES… Frappé à terre par un groupe de Gilets Jaunes, jusqu’à ce que d’autres manifestants ne s’interposent. Travaillant notamment pour le journal SUD OUEST, il a décidé porté plainte. Dans la capitale girondine, ils étaient environ 2.400 Gilets Jaunes, et plusieurs  journalistes ont été violemment pris à partie. Insultes et intimidations. On a menacé une consœur de la jeter dans la Garonne. Quant au photographe de LIBÉRATION, lui, c’est par un tir de Flash-ball venu des forces de l’ordre qu’il a été visé. 

C’est la première fois que j’ai senti que mon métier devenait dangereux pour moi, et plus globalement pour les journalistes. J’ai l’impression qu’on est vraiment à un tournant. Une vraie défiance se dessine envers notre métier. »

Défiance d’un côté et, de l’autre, de vraies rencontres...

C’est l’angle choisi, ce matin, par LE MAINE LIBRE… « Leur seconde famille chez les Gilets Jaunes ». Des hommes en galère, des femmes isolées socialement et qui, grâce à ce mouvement, ont redécouvert un sentiment de fraternité. Des hommes et des femmes qui sont toujours en galère mais moins isolés socialement.

Mouvement protéiforme, capable d’engendrer le pire et le meilleur… Soulèvement « historique, aussi composite qu’inédit », relève Daniel Schneidermann dans LIBÉRATION. Raison pour laquelle, écrit-il, « l’appréhender en temps réel s’avère un défi impossible à relever »… Réflexion sur le métier de journalisme.

Comment parvenir à remiser ses a priori pour simplement voir ce que l’on voit, et le dire sans prétendre caractériser le mouvement tout entier ? Comment nommer ‘juste’ ? Ne pas ‘sous-nommer’, ne pas ‘sur-nommer’ ? Progresser pas à pas, marcher sur des œufs. Et, surtout, surtout, se garder de la folle prétention d’avoir tout compris.

Les vœux du chef de l'Etat. 

Et le chef de l’Etat, a-t-il, lui, tout compris ? En tout, cas, dixit LE FIGARO, ces derniers mois furent, pour lui, « une succession de crises politiques d’une rare intensité ». Manifestations, démissions ministérielles, sans oublier l’affaire Alexandre Benalla, lequel, sur MEDIAPART, confie qu’il a continué à échanger régulièrement avec Emmanuel Macron, via la messagerie Telegram, depuis son licenciement de l’Elysée. Il précise même avoir conservé la preuve de ces échanges sur son téléphone portable.  

Dès lors, que dira-t-il donc le chef de l’Etat lors de ses vœux aux Français. « Il doit trouver les mots pour tenter de rassembler » note LE PARISIEN. « Trouver les mots justes », abondent LES ECHOS. Trouver les mots justes… On ne saurait dire mieux. Et après seulement, il pourra passer aux huîtres, aux bulles de la Loire, voire à la Vodka… Ah non, pas la Vodka.

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