Il se passe quelque chose sur le continent comme un air de démocraties ouvertes.

Et ce nouvel espoir est relayé par le journal La Croix sur son site internet.

Au  Zimbabwe, le président actuel Emmerson Nan Gagwa l’avait promis. Les élections qui se déroulent  seront « libres, transparentes et honnêtes ».

Il y a quelques minutes son opposant vient de revendiquer je cite une victoire éclatante

En novembre 2017 c'est l’ancien potentat du pays, Robert Mugabe, 94 ans qui avait fini par jeter l'éponge et dans d'autres pays du continent, les exemples d'avancées démocratiques ne manquent pas.

Un peu plus au nord par exemple sur la carte de l’Afrique, Abi Ahmad, premier ministre éthiopien, arrivé au pouvoir cette année à 42 ans seulement, s’applique à bouleverser son pays, libérant des prisonniers politiques et concluant la paix avec l’Érythrée.

Au sud, l’Afrique du Sud en a enfin fini cette année avec Jacob Zuma et ses frasques.

Son successeur, Cyril Ramaphosa a fait de la lutte contre la corruption sa priorité.

Vers l’ouest, en Angola il y a un peu moins d’un an, Jose Eduardo Dos Santos s'est lui retiré après 38 ans au pouvoir.

Et les espoirs sont aussi économiques nous dit Pierre Cochez

Le Kenya, l’Ouganda, le Mozambique, par exemple, ont découvert récemment qu’ils possédaient des ressources potentielles en hydrocarbures même si les richesses en matière première sont en Afrique  souvent facteur de déstabilisation.

En Chine, des ONG mettent en cause les médias publics accusés de relayer des aveux forcés

Elle s'appelle Wang Lu, c'est une avocate chinoise emprisonnée, spécialiste des droits de l'homme.

Dans une vidéo nous raconte le Figaro, elle fustige ceux qui ont tenté de faire sortir du pays son fils de 16 ans.

"C'est illégal dit-elle, je condamne ce genre d'action".

Sur les images, Wang lu parle d'un ton monocorde, elle semble épuisée.

Dans une autre vidéo diffusée en 2016, elle assure cette fois vouloir renoncer à son travail d'avocate et accuse les forces étrangères de l'avoir utilisée pour discréditer le gouvernement chinois. Ces déclarations ont en fait été extorquées à la militante.

La première fois, la police lui avait promis que si elle récitait un texte préparé, son fils serait relâché. La seconde qu'elle pourrait être libérée rapidement. Rappelant les séances d'autocritique de l'ère Mao Tsé-toung pendant la Révolution culturelle, ce type de «confessions» télévisées forcées se multiplie en Chine depuis quelques années. L'ONG Safe Guard Defenders a recensé au moins 45 enregistrements. Un témoin surnommé Li raconte avoir «été interrogé plus de soixante-dix fois», souvent au milieu de la nuit. Ses interlocuteurs lui ont martelé que s'il ne coopérait pas il serait condamné à une peine de prison, perdrait son travail ou serait abandonné par sa famille. La plupart de ces cas concernent des journalistes ou des blogueurs ou des défenseurs des droits de l'homme. Et souvent donc avec la complicité de médias publics

En France le sujet incontournable, c'est la double motion de censure à l'assemblée.

Avec un exécutif - saisi par les motions - nous dit joliment Libération. Et c'est vrai que deux motions de censure en même temps, cela fait 40 ans que ce n'était pas arrivé. Et même si elles seront rejetées et que le gouvernement, protégé par sa large majorité, sera encore là demain, c'est bien la première fois que le quinquennat Macron doit faire face à un front réunissant et la droite et la gauche. Et pour répondre à une opposition incandescente, c'est Edouard Philippe qui sera en première ligne. 

Plusieurs journaux analysent ce matin la posture du premier ministre depuis le début de la crise. "Il a parfaitement joué son rôle de bouclier" nous dit par exemple Libération. "Dès le lendemain de la parution de l’enquête du Monde et alors que les ministres ont reçu la consigne de l’Elysée de ne faire aucun commentaire, c’est bien le Premier ministre qui s'est coltiné la colère de l’opposition au Sénat. C'est lui qui a répondu à toutes les questions. 17 en tout souvent dans son style bien à lui. Placide, tranquille. "Edouard Philippe se marre" nous raconte Laure Breton car le premier ministre a beau être parfaitement loyal, l'affaire Benala atteint le premier cercle macroniste. Ces «Mormons» qui ont fait la campagne avec Macron dont lui n’a jamais fait partie. 

Sous-utilisé pour les uns ou trop discret pour les autres, l'ancien maire du Havre continue simplement d'incarner son personnage selon le journal Libéral  l'Opinion.

Pacificateur, mesuré certes mais aussi très politique. Dans le quotidien libéral, Chloé Morin de l'IPSOS précise : 

"Le premier ministre a joué le double jeu de l'écoute et de l'offensive mais sans mise en cause directe des médias ou des oppositions."

Nous voyons donc comme dans une sorte  d'inversion des roles

Un président qui cède à des interpellations politiciennes alors qu'Edouard Philippe tente de préserver les institutions.

Résultat, les motions de censure de cet après-midi viseront bien à chahuter le premier ministre faute d'atteindre le chef de l'état.

Cela promet des débats énergiques.

De l'énergie, il y en a qui en ont à revendre, surtout pendant les vacances, ce sont les enfants.

Et Science et Vie dans un très chouette mais néanmoins très sérieux article pose la question.

Pourquoi ils nous épuisent autant....?

Comment font-ils ces enfants pour courir, partout, tout le temps, pour sauter sans jamais s'arrêter laissant leurs parents le souffle court, les jambes coupées ou transpirant à grosses gouttes ? 

Hé bien parce que les enfants possèdent un métabolisme musculaire spécial qui surclasse même celui des athlètes.

Oui, nos enfants sont tous des Usain Bolt en puissance et on ne le savait pas. 

L'article d'Alexandra Pien se base sur une étude expérimentale qui a eu lieu en Auvergne sous l'égide de Sebastien Ratel maître de conférence à l'université de Clermont-Ferrand. L'idée était de comparer des filles et des garçons de 10 et 11 ans avec des adultes mais aussi avec des athlètes de très bon niveau. Chacun a fait un sprint de 30 secondes sur un vélo statique et après analyse des données, le résultat est plus qu'étonnant : les enfants sont au niveau des mieux entrainés et même meilleurs en récupération. En fait l'étude explique que les muscles des enfants sont constitués à 70 % de fibres rouges irrigués par de nombreux vaisseaux sanguins et qui produisent donc plus d'énergie que les  30 % de fibres blanches restantes qui elles sont moins irriguées. C'est comme si les enfants étaient naturellement plus endurants. Chez les adultes en revanche ces fameuses fibres sont à égale proportion. Plus fort encore, les plus jeunes récupèrent plus facilement.

En fait ils éliminent plus efficacement les déchets métaboliques qui perturbent la contraction musculaire.

Le taux de lactate, que les sportifs de haut niveau connaissent bien, disparait plus rapidement et l'enfant là encore supplante l'adulte. L'équipe de Sebastien Ratel parle "de capacités de récupération fulgurantes" mais attention à la puberté tout s'inverse.

Alors petit message aux enfants à l'écoute de France Inter et qui épuisent leurs parents à longueur de journée.

Profitez en bien, ça va pas durer !

Nasser MADJI

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