Ils sont 11 millions en France, à aider un proche âgé, handicapé ou malade. On les appelle les aidants et ils sont en Une du Parisien aujourd'hui.

Jeune handicapée en fauteuil roulant et sa mère
Jeune handicapée en fauteuil roulant et sa mère © Getty / wundervisuals

Des oubliés, comme Claudia 39 ans. On la trouve debout au milieu de résidents attablés. Une main posée sur celle de Claudine. Sa fille. Polyhandicapée. De l'autre main, elle continue de lui porter la purée à la bouche.  "Allez, asseyez-vous, je prends le relais, l'encourage à ses côtés une aide-soignante. Vous êtes ici pour ça.

La maman finit par céder.  Dans quelques heures, elle dira au-revoir à sa fille de 17 ans, en fauteuil roulant. Elle va la laisser un mois ici, dans cette maison de répit de Tassin-la-Demi-Lune près de Lyon. 

C'est la première fois en dix ans qu'elle part en vacances. Matin, soir, week-end, elle porte à bout de bras Claudine. Comme Claudia, ils sont 11 millions en France, à aider un proche âgé, handicapé ou malade. On les appelle les aidants et ils sont en une du Parisien aujourd'hui. Ces héros du quotidien, cette armée d'oubliés, qui par amour, amitié ou solidarité mettent leur vie entre parenthèse pour se charger d'une personne dépendante.  20% d'entre eux sont en burn-out. 

Mais les choses bougent enfin, assure le Parisien  : cette maison de répit qui vient d'ouvrir près de Lyon, et un grand plan qui doit être annoncé à l'automne avec notamment un congé indemnisé  

Elle aussi se bat, depuis des années...Mana, 33 ans, réfugiée érythréenne.  

Elle a obtenu le droit d'asile en 2015, avec son plus jeune fils. Le Monde nous raconte son combat acharné pour faire venir ses 3 enfants les plus âgés, dont elle s'est séparée en 2013 en Ethiopie. La France refuse de délivrer des visas à sa famille.  "C'est quelqu'un de très fort témoigne un militant de La Chapelle Debout, une association qui s'occupe d'elle. Mais au fil du temps, elle se disperse, s'abîme.  "Je me souviens avoir passé une nuit à la Salpétrière, parce qu'elle avait mal, mais on ne lui a rien trouvé. Le médecin lui a prescrit du Xanax..voilà à quoi se résume la proposition de la France. "  Aujourd'hui le dossier n'avance pas. Les actes de naissance des enfants établis en 2015 comportent des anomalies.  

L'attente.  L'attente d'obtenir le statut de réfugié, de trouver un travail. Le quotidien de ces femmes migrantes est aussi rapporté sur le site Médiapart. Reportage dans un centre d'accueil du sud de la Tunisie, à Médenine.  Une quarantaine de femmes arrivées là après avoir connu des routes migratoires difficiles, les violences, l'exploitation et parfois la traite humaine. Elles vivent avec leurs enfants et des mineurs non accompagnés.  Dans chaque chambre, un à 3 femmes qui se partagent une pièce d'une quinzaine de mètres carrés.  Témoignage de Maryama, 28 ans, originaire de Sierra Leone, avec ses deux bébés nés le mois dernier : "c'est difficile d'éléver des enfants dans un centre d'accueil. Mon principal problème ajoute t'elle c'est d'arriver à trouver du lait"  

Ici aussi l'armée des oubliées. l'armée des femmes courages   

Des femmes mobilisées encore au sud du Berry.   

4 futures maman ont déposé plainte fin juin pour mise en danger de la vie d'autrui. Elles redoutent d'accoucher en chemin, nous expliquent les Echos ce matin, alors que la maternité du Blanc a fermé. Il faut donc se rendre à Chatellerault ou Poitiers..."à une heure de transport dans tous les cas" dit Aurélie, 31 ans, qui va accoucher en septembre. La crainte est réelle explique le quotidien économique. Elle se nourrit d'une désertification médicale déjà connue. Avec l'ex Picardie, la région Centre Val de Loire affiche la plus faible densité de médecins. Au Blanc il faut attendre 3 mois pour consulter un généraliste. 

"Cherche médecin désespérément" c'est aussi la une de l'Indépendant catalan aujourd'hui. A Perpignan, preuve de l'urgence aux urgences, un médecin est recherché pour...le 1er août.... demain donc  

Et c'est d'un autre genre de pénurie dont nous parle Marianne ce matin 

"la pénurie de sperme..un risque à anticiper" écrit l'hebdomadaire. La demande va augmenter avec l'arrivée de la PMA pour toutes et la ressource est déjà relativement rare en France où le don est gratuit.  Le nombre de demandes annuelles devrait doubler...ou tripler. "Et sans un recrutement important de donneurs nous ne serions pas en mesure de répondre dans les mêmes délais qu'actuellement." s'inquiète le médecin qui dirige le centre de gestion de la PMA de l'hôpital de Rouen.  Une autre disposition du projet de loi pourrait aggraver cette probable pénurie : le droit d'accès aux origines. Les enfants pourront demander à connaitre l'identité du donneur.   Ce qui veut dire qu'il faudra détruire les anciens stocks, quand le donneur n'a pas consenti à donner son identité.  Une levée de l'anonymat qui pourrait aussi décourager les dons   Alors faut-il rémunérer les dons comme le font plusieurs pays européens ?  39 euros la visite au Royaume-Uni. Mais ça ne suffit pas : le pays importe 40 % de ses dons de sperme. C'est encore plus en Belgique ! 63 % de dons importées.  Payer les donneurs ou importer, des options qui n'ont pas été retenues de toute façon dans le cadre de la nouvelle législation. Les délais d'attente risquent donc de s'allonger. A moins que les grandes campagnes de recrutement que veut lancer le gouvernement ne parviennent à mobiliser les mâles énergies de France   

Un mâle , un vrai : l'ours. Qui a beaucoup à nous apprendre, nous dit Télérama ce matin. Sur le mystère de son hibernation en particulier : comment un si gros organisme survit-il à 5-7 mois d'insuffisance cardiaque et rénale sans perdre de masse osseuse ni musculaire ?  Les scientifiques ne l'expliquent pas. Mais s'ils parvenaient à isoler ses particules hors du commun, leurs résultats  pourraient être décisifs pour soigner l'ostéoporose, les maladies cardio-vasculaires et même la maladie d'Alzheimer. Les connexions neuronales de l'ours diminuent pendant son hibernation, sans séquelle et se rétablissent à son réveil.  N'inventez plus, la nature a tout prévu ! L'hebdomadaire culturel nous livre une passionnante plongée dans le biomimétisme, ou l'imitation du vivant qui fait progresser la science. Où la biodiversité est une magnifique boîte à outil pour la médecine mais aussi la robotique ou la technologie.  

Regardez le TGV japonais, train le plus rapide et le plus silencieux au monde.  Inspiré par le bec d'un martin-pêcheur qui lorsqu'il plonge provoque un minimum de turbulences, inspiré aussi du plumage du hibou, qui lui permet de ne faire aucun bruit quand il chasse.   Et les trouvailles à venir sont plus prometteuses encore : ces pâles d'éoliennes qui imitent les nageoires des baleines à bosses, ces toiles d'araignée qui pourraient offrir une alternative au titane Le champ des possibles est grand ouvert...pour peu que l'on veuille bien se reconnecter au vivant, prendre soin de cette armée d'espèces qui nous inspirent.  

Se reconnecter ce n'est pas vraiment au menu que nous propose Libération ce matin.  

Dans l'assiette, de la viande désincarnée. De la viande in vitro.  Alors que chaque seconde, les Terriens consomment plus de 10 tonnes de viande, de nombreuses start-up se lancent dans la production de "steak propres" : des steaks non pas sortis des abattoirs mais des laboratoires. Fabriqués à partir de cellules souches de bœuf, de porc ou de poissons. Plus d'élevage donc ni transport ou d'abattage. Et l'éventail est large : des entreprises américaines ont conçu des prototypes de saucisses, boulettes , croquettes et autres nuggets. D'autres sociétés travaillent sur les poissons et les fruits de mer.  

De la viande cultivée mais pour qui ? Végans et végétariens sont loin d'être les premiers ciblés. Ces steaks du futurs s'adressent à tous ceux qui aiment la viande, mais qui se passeraient bien de l'ingrédient "souffrance animale"   Dans le monde, entre 30 et 40 star-up investissent dans cette technique, aux Etats-Unis mais aussi aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore en Israël.  Et une première star-up vient d'émerger en France. Enthousiasme de ses responsables. Ils s'attaquent à un des piliers de la gastronomie française.  "Nous souhaitons mettre la barre très haut dit l'un d'eux, nous allons produire le premier foie gras issu de l'agriculture cellulaire. " En l’occurrence , les cellules utilisées proviennent d'un œuf de canne.  N'inventez rien, la nature a tout prévu, c'est ce qu'on disait.

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