La Zoé est la voiture électrique la plus vendue en Allemagne, la Croix, on va voler électrique, les Echos. Des loulous louent en Pologne des bolides avec lesquelles ils flambent à Bordeaux, Sud-Ouest. Plantu dans le Monde et Willem dans Libération tirent leur révérence, et aussi Hervé Chabaud, red chef à l'Union!

On parle d'une voiture...  

Qui en Allemagne porte fièrement les couleurs de la France, la Zoé de Renault est la voiture électrique la plus vendue outre-Rhin, où l'on n'a pas oublié qu'on aima aussi la R5, nos voitures seraient un art de vivre nous assure la Croix qui cette semaine et pour eux semaines encore passe en revue les ressources du pays et nous apprend aussi qu'au Japon, c'est notre pâtisserie que l'on aime, au point que les patissiers japonais, s'inspirant des nôtres, en viennent parfois à les dépasser...   

Zoé elle aussi sera-t-elle rattrapée dépassée par des électriques allemandes, quand Volkswagen en fait son ambition première, au point d'avoir fait croire dans un communiqué très officiel un peu plus tard officiellement démenti, qu'elle allait changer de nom pour devenir Voltswagen, le Figaro économie nous en parle sérieusement.. 

Les Echos nous disent que les flottes de voitures d'entreprises passent à l'électrique, mais aussi la petite aviation civile,, voilà donc une tendance, une mutation inéluctable, qui tranche avec les difficultés des énergies renouvelables à être acceptées sur le terrain, c'est encore la Croix qui nous les décrit, on ne trouve pas de place pour installer les panneaux solaires, les méthaniseurs  sont redoutés comme des nuisances, et les éoliennes se voient opposer des recours, la Cour administrative d'appel de Marseille va décider aujourd'hui sur un projet de 22 éoliennes prévues de la belle montagne Sainte-Victoire...   

Du passé puisqu'on parle de bagnoles demeurent quelques archaïsmes...  Sud-Ouest nous dit que Bordeaux à son tour est touché par la vague des bolides polonais, des engins surpuissants pas du tout électriques type Porsche Carrera ou mieux encore, on les loue donc auprès d'entreprises polonaises et avec ça on est le roi une semaine un week-end, on fait circuit sur les quais ou la rocade et on se passe la voiture de loulou en loulou, ça fait du bruit, c'est bling bling et les filles admirent lis-je, c'est un loisir de garçons qui désespèrent la police... 

A Marseille, vous le lisez dans la Provence et dans la Marseillaise, hier on a concassé des véhicules saisis dans les cités, des motos et des quads, qui avaient servi à des rodéos urbains, qui valent 9000 euros pièce mais qui ont été saisis et donc détruits, ainsi punit-on les garçons...   

Dans le Parisien, je lis qu'à Garges les Gonesse, une femme,  Hind Ayadi, militante associative, est devenue celle que les mamans appelles quand elles ont peur que leur enfant soit pris dans les bagarres de bandes , elle va les chercher devant les collèges et puis elle les emmène dans sa voiture et là, elle leur fait la leçon, ainsi en voiture sauve-t-on la vie des garçons...   

Et on parle aussi de la beauté des hommes...   

Qui depuis Marlon Brando dans son Tramway nommé désir nous irradie en simple tee-shirt blanc, c'était en 1951 et 70 ans après toujours indépassable, et le Figaro nous trace l'épopée virile de ce maillot de corps devenu sous-vêtement officiel de l'armée américaine puis objet littéraire chez Fitzgerald, que portèrent dans les fantasmes James Dean, Steve Mac Queen Daniel Craig, et désormais les beaux mecs sur lesquels la jeune Marie s'attarde sur Tinder, car le tee-shirt blanc sied aux bien bâtis, bien épaulés pectoraux saillants, là se trouve la sexualité des hommes quand la femme (froufrou) est regardée vers les hanches dit un historien de la mode, dans cette page délicieusement datée, et pourtant remarquable, car côté pratique le Figaro nous dit le plus grand bien d'un Uniqlo basique à 12 euros 90, rarement, dites moi si je me trompe les pages style du Fig auront été aussi accessibles...   

Pendant ce temps, la déclinaison féminine du Fig, le Figaro madame, raconte sur son site qu'une jeune femme est méchamment attaquée sur les réseaux sociaux, Leila Davis,  de profession artiste de pole-dance, elle se love et se suspend d'une barre, et a été choisie par le couple Adidas (la marque) Stella Mac McCartney (la créatrice) comme égérie d'une campagne où elle pose bras levés et non épilée... Au grand dam des poilophobes braillards! Leila Davis qui puissamment se dit Queer fait face sur Instagram: "C'est tellement misogyne d'attaquer les femmes parce qu'elles ont des poils sur le corps, le niveau de colère qu'ils ont contre moi est définitivement dû au fait que je sois noire." 

Ainsi vont les grandes causes  et les récidives. Il y a quatre ans, c'était une blonde suédoise, Arvida Bystrom, qui avait déclenché la tempête après des pubs  Adidas, parce que la jeune femme n'épilait pas ses jambes... Les sites du Parisien et de Match en gardent la trace. «Je suis blanche, en bonne santé, il n'y a que mes poils qui divergent de la norme…J'imagine même pas ce que ça fait d'exister dans ce monde sans avoir tous mes privilèges."  Tout ceci résonne avec l'époque. 

Je lis dans le Dauphiné que des entrepreneurs lancent une monstre de luxe, nommée Riskers et se revendique du courage des poilus, les soldats de 14-18. Le marketing est étrange mais l'hommage semble sincère, les troupes de montagne sont devenues partenaires de la montre...     

Et on parle enfin de dessins...   

Des dessins futuristes que des lycéens de Narbonne réalisent avec des bactéries, m'apprend l'Indépendant, un dessin émouvant que Picasso jadis offrit à Lina qui avait quatorze ans, mais elle le vend aux enchères aujourd'hui son trésor, une tête de taureau sur le menu d'un glacier... Dessins esquisses volés dérobés déchirés pillés avec d'autres trésors du le musée de l'impression sur étoffe de Mulhouse par un cadre nommé Jean-François Keller, qui avait été un enfant pauvre avide de beauté et de richesses et dont le Monde raconte l'étrange vandalisme...   

Et des dessins surtout qui nous ont accompagnés chaque jour ou presque de nos vies depuis si longtemps, car ce matin on marque les retraites de deux incontournables, Plantu du Monde qui se confie sur le site du journal qui prit son premier dessin, une colombe hésitant sur la paix au Vietnam, en 1972... Willem de Libération qui tire sa révérence et dont les dessins au trait fin qui suggèrent le pourrissement des personnages, envahissent tous Libé comme un bouquet final... Plantu  et Willem nous redisent notre histoire, tous deux sont délicieusement datés, Plantu par son optimisme, et Willem  qui touche à ses 80 ans par son parcours d'anar...   L'Union elle aussi dit au-revoir à un de ses piliers, Hervé Chabaud, rédacteur en chef délégué du journal où il est entré en 1981, à un journaliste qui débute il conseille entre autre de "rayonner d'humanisme"...   A la santé du confrère...

Contact
Thèmes associés